Vol.1 - Janvier 2017

 

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Éditorial

« Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix ; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. » 2 Corinthiens 13 : 11

  Chers frères et sœurs dans le Seigneur,

  Nous voici au seuil d’une nouvelle année, l’année 2017. Il me semble que c’était hier que nous écrivions l’éditorial de 2016 ! Et pourtant… tant d’événements ont jalonnés ces jours, ces semaines passées. A présent, comme l’écrit Sr White : « Une nouvelle page est tournée dans le livre où un ange consigne toutes vos actions. » (Avec Dieu chaque jour, p. 374) Puissions-nous ne pas avoir à rougir de ce qui y sera consigné.

  Chaque jour nous rapproche de ce grand Jour où nous Le verrons face à face. Ellen White nous exhorte ainsi :

  « Préparez-vous en vue de l’éternité avec un zèle plus grand que celui que vous avez manifesté jusqu’à présent. Exercez votre esprit à aimer la Bible, les réunions de prière, l’heure de la méditation et par-dessus tout à aimer le moment où l’âme communie avec Dieu. Cherchez à acquérir un esprit céleste si vous voulez vous unir au chœur des anges dans les demeures du Très-Haut. » (Idem)

  Nous prions pour chacun et chacune de vous en ce début de nouvelle année afin que l’Éternel vous donne force et courage afin de tenir ferme dans le combat de la vie. Puissiez-vous garder les yeux fixés sur Jésus, être remplis de Son amour, de Sa patience, de Sa douceur, et qu’en tout temps Sa vérité soit au fond de votre cœur.

  Vous tenez entre vos mains le numéro spécial d’Etoile du Matin pour janvier 2017 ainsi que le DVD de la première réunion tenue par le frère Adrian lors du camp-meeting de 2016. Nous prions qu’ils soient un encouragement pour vous comme ils l’ont été pour nous.

  Que l’Amour, la joie et la paix de Dieu remplissent vos cœurs.

  Vous êtes dans nos pensées et nos prières,

  Elisabeth et Marc

 

La sagesse de Dieu

Une introduction à la Grande Controverse

Adrian Ebens

  

Table des matières

1. Notre Père

2. Souverain de tous

3. La sagesse de Dieu

4. Égalité

5. La volonté

6. L’arrivée d’une crise

7. Créés à Son image

8. Père des mensonges

9. La séduction de l’humanité

10. Résumé

11. Deux chemins

12. Les fondements de Babylone

13. L’essence de Babylone

14. La descendance

15. Appelé à sortir de Babylone

  

1. Notre Père

  

  Les disciples de Jésus s’approchèrent un jour de lui avec une requête très importante :

Luc 11 : 1 Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu’il eut achevé, un de ses disciples lui dit : Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples.

  La réponse donnée par Jésus est la chose la plus importante que nous devons savoir au sujet de Dieu. Prier, c’est chercher à parler et à communiquer avec Dieu. Le nom utilisé par Jésus comme premier point de référence révèle l’identité profonde de Dieu, et nous dit qui Il est. Voici comment Jésus nous a dit de nous adresser à Dieu lorsque nous prions :

Luc 11 : 2 Il leur dit : Quand vous priez, dites : Notre Père qui es aux cieux

  Notre Père. En dehors de toute considération au sujet de Dieu, Dieu est tout d’abord un Père. Cette simple description nous révèle de nombreuses choses au sujet de Dieu. Cela nous dit qu’avant toute autre chose, Dieu est un être relationnel. Il désire que nous nous adressions à Lui avec des termes relationnels. Le mot Père ne parle pas tout d’abord de capacités et de puissance, mais il parle de Sa relation et de son rapport avec l’univers. Il est le Père ou la source de toutes choses. Quelle sorte de Père est Dieu ?

  Lorsque Moïse parla à Dieu, il Lui demanda de lui révéler Sa gloire, ou, plus simplement, ce qui était le plus spécial au sujet de Dieu. Voilà comment Dieu répondit :

Ex 34 : 5, 6 L’Éternel descendit dans la nuée, se tint auprès de lui, et proclama le nom de l’Éternel. Et l’Éternel passa devant lui et s’écria : L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité.

  Remarquez ce que Dieu dévoila à Moïse. Il parla de Son caractère. Son caractère, voilà ce qui est le plus glorieux au sujet de Dieu. Il est miséricordieux, compatissant, patient, Il déborde de bonté et de fidélité. Dans le monde où nous vivons, ces caractéristiques sont très rares, mais la plupart d’entre nous sommes particulièrement reconnaissants lorsque nous voyons ces attributs chez les autres. L’apôtre Jean a résumé le caractère de Dieu lorsqu’il dit :

1 Jean 4 : 8 Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

  Dieu est un Père aimant se soucie profondément de toute Sa création. Quelle est la mesure de Sa création ? La Bible nous dit qu’Il est le Père de tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre.

Éphésiens 3 : 14, 15 A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, de qui toute famille dans les cieux et sur la terre tire son nom.

  L’univers dans son intégralité appartient à notre Père céleste et chacun, dans cet univers, fait partie de Sa famille. Nous pouvons être tentés de penser qu’avec tant de personnes, Dieu ne peut pas penser à chacun et que certains doivent être oubliés, mais écoutez attentivement ce que Jésus dit à ce sujet.

Luc 12 : 6, 7 Ne vend-on pas cinq passereaux pour deux sous ? Cependant, aucun d’eux n’est oublié devant Dieu. Et même vos cheveux sont tous comptés. Ne craignez donc point : vous valez plus que beaucoup de passereaux.

  Dieu n’oublie personne. Il connaît chacun d’entre nous et est profondément intéressé par nos vies, par ce que nous faisons et pensons. En fait, il ne cesse jamais de penser à nous.

Ps 40 : 6 Tu as multiplié, Éternel, mon Dieu ! Tes merveilles et tes desseins en notre faveur ; nul n’est comparable à toi ; je voudrais les publier et les proclamer, mais leur nombre est trop grand pour que je les raconte.

  Il a des plans particuliers pour nous et rêve à ce que nous pouvons devenir.

Jér 29 : 11 Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance.

  Toute bonne chose que nous possédons vient de Lui.

Jac 1 : 17 Toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation.

  La plus merveilleuse démonstration des sentiments de Dieu à notre égard se trouve dans ce qu’Il a dit au baptême de Son seul Fils engendré – Jésus. Voici ce qu’Il dit :

Matthieu 3 : 17 Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection.

  Dieu a aimé Son Fils en tant qu’être humain. Il a mis en Lui toute son affection. Le plus beau dans tout cela est que lorsque nous reconnaissons que Jésus est le Fils de Dieu, nous pouvons expérimenter cette même acceptation.

Éph 1 : 6 A la louange de la gloire de sa grâce, qu’il nous a gratuitement accordée dans le Bien-aimé.

  Nous allons explorer plus profondément ce qui concerne le rôle de Jésus, la raison pour laquelle Il est venu sur terre et pourquoi nous pouvons et devons être accepté par Lui. Mais le point principal que nous devons mettre en valeur à présent est que Dieu est un Père tendre et aimant, se souciant profondément de nous et étant intéressé par chaque aspect de notre vie.

  

2. Souverain de tous

  Dans le chapitre précédent nous avons remarqué que Dieu est un Père aimant, pensant constamment à nous et ayant des plans et des rêves pour notre futur. Nous avons également découvert qu’Il est le Père de l’univers entier. Dans cette section, nous voulons considérer quels attributs permettent à Dieu d’être dans cette position et d’accomplir ce qu’Il fait.

  La première chose enseignée par la Bible est que Dieu est le Maître et le Souverain de toutes choses.

1 Cor 8 : 6 Néanmoins, pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses…

1 Tim 1 : 17 Au roi des siècles, immortel, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire, aux siècles des siècles ! Amen !

Deut 6 : 4 Écoute, Israël ! L’Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.

  Le Père est le Dieu unique de qui viennent toutes choses. Il n’a reçu Sa puissance, Sa sagesse ou Sa connaissance de personne. Tout ce que nous voyons vient de Lui.

És 40 : 10-15 Voici, le Seigneur, l’Éternel vient avec puissance, et de son bras il commande ; voici, le salaire est avec lui, et les rétributions le précèdent. Comme un berger, il paîtra son troupeau, Il prendra les agneaux dans ses bras, et les portera dans son sein ; Il conduira les brebis qui allaitent. Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, pris les dimensions des cieux avec la paume, et ramassé la poussière de la terre dans un tiers de mesure ? Qui a pesé les montagnes au crochet, et les collines à la balance ? Qui a sondé l’esprit de l’Éternel, et qui l’a éclairé de ses conseils ? Avec qui a-t-il délibéré pour en recevoir de l’instruction ? Qui lui a appris le sentier de la justice ? Qui lui a enseigné la sagesse, et fait connaître le chemin de l’intelligence ? Voici, les nations sont comme une goutte d’un seau, elles sont comme de la poussière sur une balance ; voici, les îles sont comme une fine poussière qui s’envole.

Psa 36 : 8-10 Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! A l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge. Ils se rassasient de l’abondance de ta maison, et tu les abreuves au torrent de tes délices. Car auprès de toi est la source de la vie ; par ta lumière nous voyons la lumière.

  Dieu est omnipotent, ce qui signifie que Sa puissance est sans limite ; elle n’a pas de fin. La puissance contenue dans les milliards de milliards d’atomes provient de Lui. Cette puissance dépasse toute compréhension. Il est impossible de L’enseigner car Il connaît tout ce qui doit être connu ; nous appelons cela l’omniscience. Toute sagesse et toute connaissance viennent de Lui.

  Cette puissance et cette sagesse coulent sur nous par Son Esprit qui est comme un fleuve.

Apoc 22 : 1 Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.

Ps 46 : 5, 6 Il est un fleuve dont les courants réjouissent la cité de Dieu, le sanctuaire des demeures du Très-Haut. Dieu est au milieu d’elle : elle n’est point ébranlée ; Dieu la secourt, dès l’aube du matin.

  Dieu peut être présent à chaque endroit à un seul moment, par Son Esprit. Nous appelons cette capacité l’omniprésence. De nouveau, il s’agit de quelque chose de très difficile à comprendre. Remarquez ce que dit la Bible :

Ps 139 : 7-10 Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu es là ; si je me couche au séjour des morts, te voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira.

  Ce fleuve est le fleuve d’eau de la vie, tous les ingrédients nécessaires à la vie se trouvent dans Son Esprit et c’est Son Esprit en nous qui nous garde en vie et fait battre nos cœurs.

Act 17 : 24-28 Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l’être. C’est ce qu’ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race...

  En résumé, nous voyons qu’il y a un seul Dieu tout puissant, qui sait toutes choses et qui est partout présent par Son Esprit. Toute autorité et puissance Lui appartiennent, à Lui et à ceux à qui Il les donne.

   

3. La sagesse de Dieu

  Il est très étonnant de penser qu’un être tout puissant, détenant toute la sagesse puisse se trouver dans une situation où Il ne peut pas faire quelque chose. Une chose tellement importante que sans elle, Dieu le Père ne pourrait pas établir Son royaume.

  Lorsque l’on considère le fait que toutes choses, vie, puissance et sagesse, viennent de Dieu et ses implications les plus profondes, on réalise que Dieu ne pouvait pas créer les millions d’habitants de Son univers, leur donner une liste, puis les laisser la suivre. La capacité de se soumettre à Dieu, de Lui faire confiance et de garder Ses voies devait faire partie du Fleuve qui s’écoule du trône de Dieu.

  Le problème vient que Dieu n’est soumis à personne, et n’a pas besoin d’obéir à qui que ce soit, ni de suivre des manières d’agir autres que les siennes. Il ne pouvait donc pas pourvoir à ces choses. Ainsi, avec une grande sagesse, Dieu fit sortir de Lui un Fils, fait à Son image. Il donna tout ce qu’Il avait à Son Fils, puis créa toutes choses par Lui. Remarquez :

Héb 1 : 1-5 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils ; il l’a établi héritier de toutes choses ; par lui il a aussi créé le monde. Le Fils est le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par la parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. Il est devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur. Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ?

Jean 5 : 26 Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d’avoir la vie en lui-même.

Jean 5 : 19 Jésus reprit donc la parole, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père ; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement.

Jean 8 : 29 Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.

Jean 8 : 42 Jésus leur dit : Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé.

Col 2 : 8-10 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.

  Absolument tout ce qui était nécessaire pour l’univers de Dieu réside à présent dans Son Fils : la puissance, la sagesse, la vie, ainsi que la confiance et l’obéissance, la reconnaissance de l’autorité du Père et un sentiment de l’amour et de l’acceptation du Père. Dieu Lui-même est complet grâce au Fils, et Celui-ci est le fondement absolu du royaume de Dieu.

Phil 2 : 9-11 C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que tout langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.

  Ainsi, le Père a exalté Son Fils et a fait de Lui la puissance Divine et l’exemple de l’univers. Dieu allait mettre l’Esprit de Son Fils dans la vie de chaque être créé afin de leur donner la vie, un sentiment de bénédiction et la connaissance de la soumission et d’une obéissance confiante. Sans l’Esprit de Christ, il est impossible de savoir comment être soumis à Dieu, comment Lui faire confiance et Lui obéir. Remarquez ce que la Bible dit :

Apoc 22 : 1 Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’Agneau.

Jean 15 : 26 Quand sera venu le Consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi.

Rom 8 : 9, 10 Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Et Si Christ est en vous, le corps, il est vrai est mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie à cause de la justice.

  C’est la raison pour laquelle Jésus est appelé la sagesse et la puissance de Dieu. La personnalité de Christ est transportée par l’Esprit de Dieu à travers l’univers dans chaque être créé. C’est la sagesse de Christ qui vient dans nos cœurs et nous enseigner comment aimer le Père et Lui obéir ; c’est la vie de Christ qui anime chaque nerf et chaque fibre de notre être et nous garde en vie.

1 Cor 1 : 24 Mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs.

1 Cor 1 : 30 Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ qui, par la volonté de Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice, sanctification et rédemption.

  Ainsi, c’est l’Esprit de Christ dans la personne qui lui donne la sagesse d’agir et d’être juste et bonne. Salomon parle de cela et de la manière dont la sagesse œuvre dans l’univers.

Prov 8 : 12-21 Moi, la sagesse, j’ai pour demeure le discernement, et je possède la science de la réflexion. La crainte de l’Éternel, c’est la haine du mal ; l’arrogance et l’orgueil, la voie du mal, et la bouche perverse, voilà ce que je hais. Le conseil et le succès m’appartiennent ; je suis l’intelligence, la force est à moi. Par moi les rois règnent, et les princes ordonnent ce qui est juste ; par moi gouvernent les chefs, les grands, tous les juges de la terre. J’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me cherchent me trouvent. Avec moi sont la richesse et la gloire, les biens durables et la justice. Mon fruit est meilleur que l’or, que l’or pur, et mon produit est préférable à l’argent. Je marche dans le chemin de la justice, au milieu des sentiers de la droiture, pour donner des biens à ceux qui m’aiment, et pour remplir leurs trésors.

  Il continue en décrivant la manière dont Dieu a conçu et établi Son Fils.

Prov 8 : 22-31 L’Éternel m’a possédée dès le commencement de ses voies, avant qu’il fît aucune de ses œuvres. J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, dès l’origine de la terre. J’ai été engendrée lorsqu’il n’y avait point encore d’abîmes, ni de fontaines riches en eaux. J’ai été engendrée avant que les montagnes fussent assises, et avant les coteaux ; avant qu’il eût fait la terre, et les campagnes, et le commencement de la poussière du monde. Quand il agençait les cieux, j’y étais ; quand il traçait le cercle au-dessus de l’abîme. Quand il fixait les nuages en haut, quand il faisait jaillir les fontaines de l’abîme. Quand il imposait à la mer sa loi, afin que ses eaux n’en franchissent pas les limites, quand il posait les fondements de la terre, alors j’étais auprès de lui son ouvrière, j’étais ses délices de tous les jours, et je me réjouissais sans cesse en sa présence. Je trouvais ma joie dans le monde et sur la terre, et mon bonheur parmi les enfants des hommes. (version Ostervald)

  Loué soit le Père pour le Fils, sans Lequel l’univers ne pourrait fonctionner. Nous voyons ainsi l’intégralité de la Divinité. Le Père est le seul vrai Dieu, la source de toutes choses. Il a engendré un Fils auquel Il a tout donné. Du Fils découle tous les ingrédients nécessaires au fonctionnement de l’univers. La puissance et la sagesse, unies à la confiance et à une obéissance soumise. La personnalité du Fils coule vers l’univers au travers de l’Esprit omniscient de Dieu. Il s’agit d’un brillant système et Dieu est extrêmement sage de l’avoir créé.

  Paul résume merveilleusement cette pensée lorsqu’il dit :

1 Cor 8 : 6 Néanmoins, pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

  

4. Égalité

  Dans le chapitre précédent nous avons étudié l’étonnante sagesse de Dieu en établissant les fondations de l’univers. L’engendrement d’un Fils ayant reçu tous les attributs de la divinité a permis à l’achèvement de Dieu d’être transporté dans les cœurs de toute création par l’Esprit de Dieu. Ce que Dieu fit ensuite fut de donner une définition essentielle de l’égalité pour tous les êtres vivants quelle que soit leur position dans la création.

  Le Père a donné autorité à Son Fils d’être égal avec Lui-même. Remarquez que l’égalité du Fils ne provient pas de la puissance qui lui a été donnée, mais de l’autorité et de la bénédiction du Père. Si le Fils était simplement considéré comme égal à Son Père parce qu’Il possède Sa puissance, la définition de l’égalité serait basée sur une égalité de puissance. Cette définition placerait le Fils dans une position potentielle de prouver Son égalité par des démonstrations de Sa puissance. C’est exactement ce que Satan a exigé de Jésus dans le désert : une démonstration de puissance pour prouver Sa relation avec Son Père. Heureusement, le Fils se repose sur la Parole bienveillante du Père. Le Fils est simplement confiant en Son Père et n’a rien à prouver à qui que ce soit. La relation existant entre le Père et le Fils est devenue la relation fondamentale de l’univers. Toute relation existant entre les différents ordres d’êtres devrait suivre ce modèle. Le Père a fait Son Fils égal à Lui-même.

Phil 2 : 5, 6 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu,

Jean 5 : 22, 23 Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé.

  Cette étape assure, avec beaucoup de sagesse, que la définition de l’égalité serait dans un cadre relationnel. Ainsi, la relation définie par le Père rend son Fils égal à Lui-même. Tout vestige de puissance du Fils a été hérité du Père et, pour cette raison, elle ne fait pas partie de la définition de l’égalité. Elle cesse d’avoir une valeur dans l’équation. Dieu a agi ainsi afin que les êtres qu’Il a créés ne se comparent pas entre eux par les talents et les capacités qu’ils ont reçus mais plutôt par leur capacité à connaître les autres et à les comprendre.

  La nature de l’égalité du Père avec le Fils est une définition pivot pour l’univers entier. Si nous ne comprenons pas cette relation, nous ne comprendrons pas l’essence même du royaume de Dieu. L’une des choses les plus merveilleuses au sujet du Fils de Dieu est qu’Il connaît tout ce qu’il y a à connaître au sujet du Père. Personne n’est, comme Lui, capable d’expliquer à l’univers entier comment est le Père. Remarquez comment Jésus décrit Son égalité avec le Père en termes relationnels.

Jean 10 : 15 Comme le Père me connaît, de même je connais le Père.

  C’est pour cette raison que Jésus pouvait dire avec certitude :

Jean 14 : 9 Celui qui m’a vu a vu le Père.

  Il ne s’agit pas de l’affirmation mystique d’une même substance, mais la déclaration que Jésus sait tout au sujet de Son Père et qu’Il est rempli de Son caractère et de Sa personnalité. Personne dans l’univers ne connaît la pensée du Père comme Celui qui connaît la pensée de chaque personne, si ce n’est le Fils seul. Leur relation assure que ce que nous adorons est une relation aimante existant entre eux plutôt qu’une puissance qu’ils possèdent ensemble.

  Le prophète Jérémie révèle la gloire du royaume de Dieu lorsqu’il dit :

Jér 9 : 23, 24 Ainsi parle l’Éternel : Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie pas de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre ; car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.

  Ainsi, nous trouvons la définition de l’égalité établissant que le royaume de Dieu est construit sur les identités mêmes du Père et du Fils et sur la manière dont ils sont liés l’un à l’autre. Le Fils partage la puissance avec le Père. Ce partage n’est pas déterminé par quoi que ce soit qu’Il puisse apporter en terme de puissance et de position, mais uniquement par la volonté et le plaisir du Père.

Phil 2 : 9 C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom.

Héb 1 : 6 Et de nouveau, lorsqu’il introduit dans le monde le premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent !

Luc 9 : 35 Et de la nuée sortit une voie, qui dit : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : Écoutez-le !

  L’égalité est basée sur l’autorité du Père, et non sur les attributs de Son Fils. Dans cette définition, le Père et le Fils maintiennent des identités individuelles, tout en restant égaux.

  L’impact de ce qui vient d’être dit ne semble pas apparent au premier abord, mais cet impact est immense sur la famille humaine, tout spécialement lorsqu’on parle de l’égalité entre les hommes et les femmes et ce qui la définit.

 

5. La volonté

  Nous voyons à présent que l’Esprit du Fils de Dieu s’écoule sur l’univers tout entier et vit dans les cœurs et les esprits de tous. Pour que l’univers de Dieu soit véritablement relationnel, les êtres qu’Il a créés devaient avoir la faculté de choisir d’accepter ou de rejeter l’Esprit du Fils qui donne la vie. Sans cette aptitude à choisir, la création entière aurait été complètement automate et robotisée. Dieu a donné à chaque être moral créé une volonté possédant la faculté de choisir. Cette capacité de choix est restreinte à un choix : aimer Dieu et l’accepter, Lui et Son Esprit donnant la vie par Son Fils, ou rejeter Sa vie et amener la mort sur soi-même.

Jos 24 : 15 Et si vous ne trouvez pas bon de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au-delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l’Éternel.

Prov 3 : 5, 6 Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers.

  La faculté de choisir signifie que chaque individu s’approprie les caractéristiques donnant la vie du Fils de Dieu. L’amour du Fils pour le Père devient notre amour, la soumission et la confiance du Fils de Dieu deviennent nôtres. Sa justice devient nôtre par le choix continu de soumission. La capacité à se soumettre et à choisir trouve son origine dans le fleuve, mais comme nous allons le voir, une crise est survenue dans l’univers, qui a détérioré la famille divine et a amené une grande souffrance pour chacun.

  

6. L’arrivée d’une crise

  Alors que tout était prêt, la tâche a été confiée au Fils de Dieu de créer l’univers. Par la Puissance de Son Père, Il a créé toutes les étoiles, les planètes et tout ce qui a vie. Il créa la grande multitude des anges, dont le premier était appelé Lucifer – le porte-lumière.

Jean 1 : 1-3 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.

Éph 3 : 9 et de mettre en évidence devant tous, quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu, qui a créé toutes choses par Jésus-Christ, (version Ostervald)

Héb 1 : 1, 2 Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils ; il l’a établi héritier de toutes choses ; par lui il a aussi créé l’univers.

  Lucifer connaissait la position du Fils de Dieu et savait qu’Il avait reçu, par héritage, toute la plénitude de la Divinité. Il commença à perdre de vue la sagesse de Dieu en Son Fils. Au travers du don de la volonté, il commença à mettre en doute la base sur laquelle reposait l’égalité du Fils de Dieu avec Dieu. Il commença à convoiter la position du Fils et se dit que si le Fils pouvait recevoir cette position, il pouvait également l’avoir. Pourquoi n’y aurait-il pas un troisième être distinct semblable à Dieu ? Il ne comprenait pas le rôle vital du Fils et Son Esprit soumis qui garantissait l’harmonie de l’univers. Colossiens 2 : 9, 10

  Au lieu de chérir l’identité et le caractère de Dieu et de Son Fils, il commença à convoiter la puissance et la position de Dieu. L’un des raisonnements auquel il arriva est que si le Fils était engendré de Dieu, Il ne pouvait donc pas être son égal. Il se demanda pourquoi il devait adorer un être n’ayant pas de puissance inhérente et devant Son existence à quelqu’un d’autre. Il arriva à la conclusion qu’il devait soit recevoir la permission d’être au même niveau que le Fils ou considérer l’égalité du Fils avec Dieu comme une usurpation à son encontre.

Phil 2 : 5, 6 Qu’il y ait en vous un même sentiment qui a été en Jésus-Christ. Lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une usurpation d’être égal à Dieu. (version Martin)

Es 14 : 12-14 Te voilà tombé du ciel, astre brillant, fils de l’aurore ! Tu es abattu à terre, toi, le vainqueur des nations ! Tu disais en ton cœur : je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu ; je m’assiérai sur la montagne de l’assemblée, à l’extrémité du septentrion ; je monterai sur le sommet des nues, je serai semblable au Très-Haut.

Ezéc 28 : 14, 15 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées ; je t’avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu ; tu marchais au milieu des pierres étincelantes. Tu as été intègre dans tes voies, depuis le jour où tu fus créé jusqu’à celui où l’iniquité a été trouvée chez toi.

  Lucifer dit en son cœur qu’il allait établir son propre trône au-dessus des étoiles ou des anges de Dieu. Il s’élèverait à la position du Très-Haut. Son unique but était l’acquisition de puissance et de position. Il ne recherchait aucunement le caractère de Dieu, il ne désirait que Sa position et Sa puissance.

  La raison pour laquelle Lucifer a commencé à penser de la sorte est un mystère. La Bible ne nous le dévoile pas, mais, puisque Dieu a donné à chaque être vivant la faculté de choisir, Lucifer utilisa cette faculté pour détourner son cœur de la sagesse de Dieu et refuser de se soumettre à Lui et à Son plan pour l’univers.

  Dieu chercha à raisonner avec Lucifer au sujet de la direction qu’il prenait. Les raisons pour lesquelles le Fils de Dieu avait cette position lui furent expliquées. Mais Lucifer refusa d’écouter et devint Satan – l’accusateur.  Il accusa Dieu d’avoir mis en place un royaume erroné, et refusa d’adorer le Fils de Dieu. Il choisit plutôt de dire que s’il ne pouvait être égal à Dieu, il n’accepterait qu’un Dieu possédant une puissance inhérente, reçue de personne.

  Nous venons d’établir un point extrêmement important. Dieu seul est la source de la vie. Être en désaccord avec Dieu et Lui refuser confiance et obéissance immédiate, sépare de la vie. La vie vient uniquement de la soumission à Dieu et la soumission ne se trouve qu’à travers l’Esprit du Fils. C’est l’une des raisons majeures pour laquelle le Père et le Fils sont tous deux si importants. En refusant de se soumettre, Lucifer résistait à l’Esprit soumis du Fils. Cet acte même de résistance est un acte de haine et de meurtre. C’est la raison pour laquelle l’esprit charnel est inimitié contre Dieu (Romains 8 : 7). Lorsque Satan a résisté à Dieu, Dieu dut prendre une décision immédiate – une décision pour laquelle Il s’était préparé, mais qui devait à présent être mise en œuvre. En résistant à Dieu, Lucifer disait Non à l’esprit de Christ, il assassinait Son Fils. Il disait : je veux ta puissance, mais pas ton Fils. Dieu pouvait soit laisser mourir Satan immédiatement pour avoir mis de côté la source de la vie, soit permettre à Son Fils de mourir en accord avec ce que Lucifer était en train de faire dans sa pensée. La mort de Christ n’était pas un acte judiciaire de justice de la part de Dieu, dans le but de se venger ; c’est la simple réalisation d’une loi naturelle de l’univers selon laquelle la vie vient uniquement de Dieu et de Son Fils. N’ayant jamais accepté l’identité du Fils de Dieu, Lucifer ne pouvait pas bénéficier de cette mort, mais la mort du Christ révèle les manœuvres de Satan et de ses anges afin que l’univers puisse voir ce qui était dans la pensée de Satan. Si au commencement, le Fils n’avait pas pris cette décision et que Lucifer était mort, personne n’aurait pu en comprendre la raison et Dieu aurait été craint plutôt qu’aimé. Le Fils de Dieu était pris dans un train de résistance. Dieu devait soit faire dérailler le train, soit permettre à Son Fils de mourir, dans l’espoir que nous arrivions à savoir qui Il est vraiment. Voilà réellement la substance de la mort sur la croix – connaître Sa véritable identité dans le royaume de Dieu. Jean 17 : 3.

  Satan commença à partager ses vues avec d’autres anges, et finalement un tiers des anges pensèrent que Lucifer avait raison. Pourquoi se soumettraient-ils à ce Fils ayant hérité toutes choses du Père, qu’avait-Il donc de si particulier ? Ils refusèrent de se soumettre à la volonté de Dieu. Malheureusement, une guerre des mots [polemos] eut lieu dans le ciel et Satan et ses anges furent expulsés.

Apoc 12 : 7-9 Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

  Dieu aurait pu permettre à Satan de mourir, mais les semences de sa pensée toxique devaient encore arriver à maturité. Étant donné que Satan avait rejeté la seule vie proposée par le Fils de Dieu, il aurait pu mourir. Cependant, les anges et le reste de l’univers auraient été amenés à penser que Dieu l’avait par la force, conduisant à croire le mensonge insinuant que Dieu est violent par nature. Chacun devait comprendre personnellement la raison pour laquelle, dans la création, la vie n’était possible qu’à travers le Fils. Chacun dans l’univers devait pouvoir décider qui avait raison : Dieu ou Satan.

  

7. Créés à Son image

  Satan et un tiers des anges s’étaient interrogés sur la position du Fils et Sa relation avec Son Père. Personne ne pouvait vérifier les origines de la relation existant entre le Père et le Fils, et, de ce fait devait croire que le Père savait ce qui était le meilleur pour chacun.

  Sachant qu’un temps allait arriver où Sa relation avec Son Fils allait être remise en question, Dieu avait un plan pour expliquer plus pleinement la relation spéciale qu’Il maintenait avec Son Fils. Il offrirait à l’univers un exemple permettant d’observer de plus près les points vitaux de l’autorité et de la soumission présente dans la relation Père-Fils.

  C’est d’ailleurs pendant que le Père et le Fils planifiaient le projet de la terre que la frustration de Lucifer a pris de l’ampleur. Lucifer avait désiré être le prince de ce monde, mais sa requête fut refusée. Christ devait être le prince de ce monde parce qu’il devait être fait à l’image du Père et de Son Fils. Lucifer devint jaloux du Fils de Dieu. Si seulement, il avait cru que ce projet l’aiderait à mieux comprendre la relation spéciale existant entre le Père et le Fils et la raison pour laquelle le rôle du Fils avait tant d’importance pour le royaume de Dieu. Malheureusement, tel ne fut pas le cas.

  Dieu et Son Fils prirent les devants avec le plan de créer la terre et de révéler à l’univers l’image toute particulière de leur relation. Et Dieu dit à Son Fils « Faisons l’homme à notre image. » Gen 1 : 26

  Qui peut comprendre l’élan de créativité qui eut lieu durant cette semaine de la création ! Jour après jour la terre prit forme alors que la puissance créatrice de Dieu coulait par Son Fils. La terre, la verdure et les fleurs, les arbres, le soleil et la lune, les animaux et, après que tout soit prêt pour l’apogée de la création : la création de l’homme et de la femme.

  Le processus de la création est extrêmement significatif et révèle une histoire primordiale concernant le Père et Son Fils.

Gen 1 : 27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.

  C’est ainsi que le processus eut lieu.

Gen 2 : 7 L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint une âme vivante.

Gen 2 : 18-25 L’Éternel Dieu dit : il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui. L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tout le bétail, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais, pour l’homme, il ne trouva point d’aide semblable à lui. Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit ; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et il l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! on l’appellera femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L’homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n’en avaient point honte.

  Dieu, par Son Fils, forma Adam de la poussière de la terre et la rivière de la vie coula ou fut soufflé en lui. Les précieuses qualités du Fils de Dieu, le sentiment de la bénédiction du Père et la confiance aimante et obéissante du Fils se déversèrent avec joie au travers de la volonté d’Adam et devinrent partie inhérente de lui. Adam désirait naturellement servir Dieu et Lui plaire parce qu’il recevait ces désirs du Fils de Dieu par l’Esprit.

1 Cor 2 : 16 Car qui a connu la pensée du Seigneur, pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ.

  Dieu plaça Adam dans une situation où il pourrait commencer à apprendre qu’il lui manquait quelque chose. Pourquoi Dieu créa-t-Il Adam uniquement pour l’amener à voir qu’il lui manquait quelque chose ? Cela nous enseigne un point intéressant au sujet de Dieu et de Son royaume : certaines choses ne peuvent être apprises qu’à travers l’expérience et pour Adam, la réalisation que quelque chose manquait intensifia son désir de l’avoir et augmenta son sentiment d’appréciation lorsque Dieu l’accorda.

  Il manquait à Adam une compagne qui pourrait comprendre son esprit et sa pensée ; quelqu’un qui pourrait apprécier ses joies et comprendre son expérience. Alors qu’Adam nommait les animaux, il commença à réaliser qu’aucune créature n’était comme lui, personne ne le comprenait. Cette expérience scella en Adam le désir de ce qui est central au royaume de Dieu : une relation intime. Il est facile de comprendre que l’unique moyen pour la comprendre est de l’expérimenter. Dieu aurait pu parler à Adam de l’importance de la relation et lui expliquer combien elle est bonne, mais en donnant à Adam la possibilité de nommer les animaux, ce qui était important devint clair, non seulement à l’esprit d’Adam, mais aussi à son cœur.

  Pourquoi Dieu fit-Il tomber un profond sommeil sur Adam et ouvrit-Il sa chair, prit une côte et forma une femme à partir de cette côte ? Cette façon de faire ne semble-t-elle pas très compliquée ? Ce processus est très instructif. Le fait qu’Ève soit sortie d’Adam, tirée de sa propre substance et venant de son côté, près de son cœur parle directement de l’histoire du Père et de la manière dont le Fils est sorti de Lui. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas pris une partie du cerveau d’Adam, pourquoi était-ce une côte tout près du cœur ? La Bible ne nous dit pas la raison, mais cela me parle de la résolution de la douleur du cœur d’Adam venant de l’absence d’une compagne le comprenant et pouvant être son assistante soumise pour nourrir la semence qu’il portait.

Jean 1 : 18 Personne n’a jamais vue Dieu ; le Fils unique engendré, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître.

Jean 8 : 42 C’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé.

Prov 8 : 23-25 J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. Je fus enfantée quand il n’y avait point d’abîmes, point de sources chargées d’eau ; avant que les montagnes soient affermies, avant que les collines existent, je fus enfantée ;

Rom 1 : 19, 20 Car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages.

  Dans les versets que nous venons de citer, nous voyons la claire évidence que le Fils de Dieu est sorti de Son sein. Les mots sorti et viens signifient “sortir de” et Prov 8 : 25 parle clairement d’un enfantement. L’apôtre Paul commente ceci en disant que la création nous donne une image précise de la divinité, de telle sorte que nous sommes ainsi sans excuses.

  Qui peut imaginer la pensée d’Adam lorsqu’il vit Ève pour la première fois, que leurs yeux se sont croisés et qu’il a réalisé qu’il y avait là quelqu’un qui pouvait véritablement le comprendre et l’apprécier. Quelqu’un qui était de sa propre substance, qui pourrait porter sa semence, la nourrir et être l’agent vital et soumis dont il avait besoin pour montrer à ses enfants et à ses petits-enfants l’importance de rester soumis et obéissant. De même que Dieu avait besoin que Son Fils révèle ces attributs de soumission, Dieu a établi le royaume terrestre afin qu’un mari ne puisse construire de royaume sans sa femme. Ses enfants ne sauraient pas comment se soumettre sans un exemple vivant sous la forme d’une mère.

  Une sainteté profonde existe entre un mari et une épouse. Cette relation parle directement de la relation entre le Père et le Fils lorsqu’elle est correctement constituée, et est un rappel constant pour l’univers de la fausseté des allégations de Satan contre le Fils de Dieu.

1 Cor 11 : 10 C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.

  Dieu a mis en place la relation mari-femme pour instruire les anges au sujet de la relation existant entre le Père et le Fils. Quel merveilleux privilège d’être créé dans ce but.

  Connaissant cette vérité, nous pouvons trouver que le véritable secret du mariage se révèle en nous permettant d’être attirés par l’Esprit de Dieu dans une image de la relation du Père et du Fils ; le mari agit comme la source de la bénédiction et la femme agit comme une démonstration vivante d’une confiance et d’une soumission aimantes.

  Adam et Ève avaient reçu un appel élevé et heureux. S’ils étaient restés dans l’image du Père et du Fils, combien de misère aurait pu être évitée.

  

8. Père des mensonges

  Souvenons-nous de la décision de Satan : si Dieu ne lui permettait pas d’avoir accès à la puissance et aux privilèges du Fils de Dieu, il en conclurait qu’il pourrait adorer uniquement un Dieu possédant une puissance inhérente non héritée. Après que Dieu ait refusé d’accepter les “réformes” de Satan, ce dernier fut obligé d’admettre qu’il devait malgré tout sa vie au Père, même s’il ne reconnaissait pas la position vitale du Fils.

  Il était impossible à Satan d’établir un royaume basé sur ses propres principes s’il lui fallait constamment reconnaître que toute puissance venait de Dieu. Il en arriva donc à imaginer le GRAND MENSONGE. Chacun avait la vie en lui-même. On pouvait arriver à cette croyance de plusieurs manières. Il était possible de se croire simplement immortel et que l’immortalité est un attribut naturel de chaque créature. Il est possible de croire que la vie existe simplement comme une force et que chacun y est connecté et peut l’utiliser pour faire ce qu’il veut, ou encore on peut croire en un Dieu ayant fait à chacun le don de l’immortalité pour l’utiliser au mieux de ses capacités. Peu importe l’option choisie, pourvu que vous croyiez que vous avez une source de vie qui vous est propre. C’est le plus grand mensonge de l’univers. Jésus a dit :

Jean 8 : 44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il professe le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge.

  Dieu aurait pu faire cesser le mensonge immédiatement en permettant à ceux qui avaient rejeté Son Fils d’expirer, mais le Fils continuait à leur permettre d’avoir la vie même si cela Lui causait une douleur intense. Pour que l’univers soit à même de voir les effets du mensonge, il fallait que le Fils porte les anges déchus et leur donne la vie, même si ceux-ci désiraient Le faire mourir et Le détruire. En rejetant Jésus, Satan et ses anges ne pouvaient plus recevoir l’esprit de confiance et d’obéissance soumise qui venait de Lui. Ils crucifièrent pour eux-mêmes le Fils de Dieu dans Son caractère et Son Esprit. Cependant, Dieu continua à leur donner la possibilité de vivre afin que Satan puisse avoir le temps de démontrer sa philosophie et que l’univers puisse décider qui connaissait le meilleur chemin. Comme nous l’avons montré plus tôt, permettre à Satan de résister à Dieu avait un coût. Cela coûta la Vie de celui qui était rejeté, et celui-ci était le Fils de Dieu. Satan devint un meurtrier dès le commencement ; il causa la mort du Christ par sa résistance à Dieu. Cette mort eut lieu dans l’esprit de Satan et ces actions devaient encore être manifestées à l’univers afin que chacun soit à même de voir ce qui avait lieu. Ce n’était pas le désir de Dieu que cette manifestation ait lieu sur la terre, mais malheureusement, c’est là qu’elle fut révélée.

   

9. La séduction de l’humanité

  Dans un chapitre précédent nous avons considéré l’aspect important de la volonté. Le don de la volonté, offert aux hommes et aux femmes, leur permet de choisir de se soumettre à Dieu. Sans la capacité à choisir de se soumettre, il ne peut y avoir une véritable bénédiction ou le sentiment de plaire au Père. C’est ce sentiment de satisfaire le Père qui amène la bénédiction. Remarquez ce que Jésus dit :

Jean 8 : 29 Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable.

  Jésus avait constamment un sentiment de bénédiction venant d’une soumission continuelle de Sa volonté à celle du Père. Le don de la volonté produit de nombreuses autres bénédictions, mais ce sujet dépasse l’objet de cette étude. Lorsque Dieu créa Adam et Ève, Il devait trouver un moyen pour qu’ils puissent exercer leur volonté. Il devait leur laisser un choix. Sans la capacité de choisir de déplaire à Dieu, il n’y a pas de possibilité de recevoir la bénédiction de Lui plaire.

  Dieu a créé la capacité de Lui plaire en donnant une possibilité de Lui résister en mangeant de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.

Gen 2 : 16, 17 L’Éternel Dieu donna cet ordre à l’homme : tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement.

  En choisissant chaque jour de ne pas manger de cet arbre particulier, Adam et Ève reçurent la bénédiction toute spéciale de la soumission ; le sentiment que Dieu était satisfait d’eux. Si l’arbre n’avait pas été présent, ils n’auraient pas reçu cette bénédiction.

  Bien que Satan ait été chassé du ciel, l’accès à notre monde lui avait été donné, par l’intermédiaire de l’endroit spécifique où l’option de déplaire à Dieu pouvait être activée. C’est la raison pour laquelle nous trouvons Satan, sous la forme d’un serpent, perché dans l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. D’après le livre de l’Apocalypse, nous savons que ce serpent est Satan.

Apoc 12 : 9 Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

  En considérant ce que nous avons appris concernant l’approche de la vie par Satan, nous pouvons concevoir que dans sa recherche pour gagner Adam et Ève à son royaume, il allait leur présenter une pensée éliminant la nécessité de dépendre de Dieu dans la manière de recevoir la vie. Remarquez ce que Satan dit :

Gen 3 : 1-5 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Mais quant au fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez certainement point ; mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

  Satan suggéra que déplaire à Dieu en rejetant Ses commandements entraînerait non une malédiction mais une bénédiction ; leurs yeux s’ouvriraient sur une connaissance et une sagesse importantes, et ils deviendraient eux-mêmes des dieux. Il leur dit qu’ils ne mourraient pas, ce qui signifie qu’il leur enseignait qu’ils pouvaient continuer à vivre sans être dépendants de Dieu ou sans placer en Lui leur confiance. Ils pourraient placer leur confiance en eux-mêmes et en leur propre jugement.

  Combien il est triste qu’Ève ait suivi le conseil du serpent puis alla vers Adam, le persuadant de ne pas croire Dieu mais le grand mensonge du serpent. Dès l’instant où ils mangèrent de ce fruit et crurent à ce mensonge, leur perception de Dieu, d’eux-mêmes et de la manière dont fonctionnait l’univers fut complètement transformée.

  En acceptant le mensonge, Adam et Ève s’éloignèrent de la croyance selon laquelle toutes choses procèdent du Père. Ils rejetèrent l’idée que leur bonheur dépendait de leur confiance et de leur soumission à Dieu. En rejetant le commandement de Dieu, ils anéantirent les plus merveilleux attributs du Fils de Dieu – l’obéissance confiante et la soumission. Dieu dut révéler à Adam et Ève que cesser de se soumettre était une attaque directe à l’encontre de Son Fils et de tous Ses principes. Adam et Ève avaient, dans leur esprit, tué le Fils de Dieu en résistant à l’esprit de soumission qui est l’Esprit du Fils de Dieu. Ce point est très important. L’acte de résistance envers Dieu EST un acte d’assassinat envers l’Esprit de Son Fils, l’essence de la soumission. C’est la raison pour laquelle Jésus a dit de Lucifer qu’il était un meurtrier dès le commencement.

Jean 8 : 44 Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité parce qu’il n’y a pas de vérité en lui.

  Tous les anges ayant rejeté le Fils de Dieu et s’étant détournés de Lui avec haine L’ont assassiné dans leurs esprits. La Bible fait un lien très clair entre la haine et le meurtre.

1 Jean 3 : 15 Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

  Le sacrifice du Fils de Dieu avait été envisagé avant la création de la terre. La seule manière permettant à l’univers de comprendre ce qui était dans les esprits des anges rebelles, était la manifestation de ce sacrifice. Remarquez :

1 Pierre 1 : 19, 20 Mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ; prédestiné avant la fondation du monde, il fut manifesté à la fin des temps, à cause de vous.

  Dieu n’a pas été pris au dépourvu par la rébellion de Satan, Il s’y était préparé. Le Père et le Fils, en conseil, avaient planifié le plan du salut, mais la rébellion de Satan a rendu nécessaire de la mise en place de ce plan. Lorsqu’il cria “Je monterai au ciel et je serai semblable au Très-Haut” aucune place n’était disponible pour le Fils de Dieu dans ce plan ; Il devait être destitué de Ses fonctions et détruit.

  Satan a partagé sa semence de rébellion avec la race humaine, et le Fils devait à présent être prêt à mourir pour eux. Christ allait manifester dans le monde physique que l’humanité avec tué dans son esprit le Fils soumis de Dieu. Il était nécessaire que ce fait soit exposé afin que chacun puisse le voir. En plaçant Christ sur la croix, l’œuvre du serpent est dévoilée. C’est en partie pour cette raison que Moïse reçut l’ordre de placer un serpent sur  une perche ; la crucifixion était une démonstration des plans meurtriers de Satan. Il ne pouvait plus cacher sa véritable intention à l’encontre de Christ.

  Ainsi, lorsqu’Adam et Ève péchèrent et rejetèrent l’Esprit soumis de Christ, ils furent coupables de meurtre tout comme Satan. Christ fut immolé dans les esprits d’Adam et Ève.

Apoc 13 : 8 Et tous les habitants de la terre l’adoreront, ceux dont le nom n’a pas été écrit dans le livre de vie de l’Agneau qui a été immolé dès la fondation du monde.

Héb 6 : 6 Et qui sont tombés, … puisqu’ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu à nouveau et l’exposent à l’ignominie.

  Le sacrifice du Fils de Dieu fut donné en symbole à Adam et Ève comme le montre le passage suivant.

Gen 3 : 21 L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et les en revêtit.

Les habits de peau devaient venir d’animaux. Ces animaux ont dû être sacrifiés pour vêtir Adam et Ève. Adam et Ève n’avaient pas besoin de vêtements avant leur péché. Ils étaient revêtus de la gloire de Dieu, mais lorsqu’ils Le rejetèrent, ils perdirent cette gloire. Le sacrifice de l’agneau était un symbole de la promesse de Dieu d’envoyer Son Fils, leur permettant de voir ce qu’ils avaient fait dans leur esprit, pour les aider à réaliser combien il est terrible de résister à Dieu, quelle malédiction terrible tombe sur nous lorsque nous refusons de nous soumettre. Cela sépare du Fils de Dieu – l’essence de la soumission.

Gen 3 : 15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.

Jean 1 : 29 Le lendemain, il vit Jésus venant à lui, et il dit : voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.

  Quelle œuvre merveilleuse le Fils de Dieu allait condescendre à accomplir : révéler à l’univers où conduit la résistance à la soumission ! Cela détruit l’Esprit de la personne la plus précieuse, aimée par le Père – Son Fils. Le Fils de Dieu répondit à la tragédie de la résistance avec une soumission incroyable ; une soumission si puissante que l’univers n’allait jamais plus être le même. Elle révèlerait aussi à l’univers combien est précieux le Fils de Dieu et que nous le chérissons en chérissant Son Esprit de soumission au Père et à Ses commandements.

  

10. Résumé

  Nous avons soigneusement suivi l’histoire biblique sur ce que Dieu révèle le concernant au commencement. Nous avons appris que :

  1. Il y a un seul vrai Dieu appelé le Père – Jean 17 : 3 ; 1 Cor 8 : 6 ; 1 Tim 1 : 17
  2. Il est la source de toute vie et de toute bénédiction. Jacq 1 : 17
  3. Il enfanta un Fils à Sa propre image et Lui donna toute puissance, Le rendant égal à Lui-même. Héb 1 : 1-5 ; Prov 8 : 12-30 ; Phil 2 : 6 ; Jean 5 : 26 ; 8 : 42 ; Col 2 : 9
  4. Le Fils de Dieu est la clé du royaume de Dieu. Il possède les ingrédients vitaux pour l’obéissance confiante, la soumission et la bénédiction. Matt 3 : 17 ; Ps 40 : 8 ; Jean 8 : 29
  5. L’Esprit du Fils se déverse dans l’univers et vit dans les cœurs de tous ceux qui choisissent de se soumettre aux commandements du Père. Apoc 22 : 1, 2 ; Jean 7 : 37, 37 ; Rom 8 : 9, 10
  6. Lucifer, le premier ange créé, rejeta l’identité du Fils de Dieu et refusa de se soumettre au commandement de Dieu de L’adorer. Jean 5 : 22 ; Phil 2 : 6 ; Apoc 12 : 7-9 ; Héb 1 : 6
  7. Lucifer devint Satan et attira un tiers des anges dans la nouvelle croyance selon laquelle nul n’avait besoin de se soumettre à Dieu parce que nous avons notre propre vie en nous-mêmes. Apoc 12 : 4 ; Gen 3 : 4, 5
  8. La résistance aux commandements de Dieu équivaut à tuer Son Fils – l’essence de la soumission, de la confiance et de l’obéissance. Jean 8 : 44 ; Apoc 13 : 8 ; 1 Jean 3 : 15
  9. Le Fils se soumit au dessein de Son Père. Celui désirait montrer à l’univers quelle est la conséquence pour Son Fils de la résistance à Son encontre, en L’envoyant mourir pour nous. Gen 3 : 15 ; Héb 6 : 6

  Nous avons à présent une image biblique claire de Dieu, de Son Fils, de leur Esprit et de la manière dont ils opèrent. Nous avons également pris connaissance du mensonge de Satan concernant l’origine de la vie et son esprit de résistance. Suivons à présent les premiers pas des deux systèmes qui se sont développés sur terre.

  

11. Deux chemins

  Dans les chapitres précédents, nous avons examiné l’importante différence de pensée existant entre Dieu et Satan.

—  Le royaume de Dieu est établi pour illuminer la sainteté des relations ; le royaume de Satan se focalise sur l’acquisition et la possession de la puissance.

—  Le royaume de Dieu opère par la bénédiction venant au moyen de la soumission, la confiance et l’obéissance ; le royaume de Satan opère par la “bénédiction” au moyen de l’indépendance et de la résistance à l’autorité divine. 

—  Le royaume de Dieu définit l’égalité par la capacité à connaître une autre personne ; le royaume de Satan définit l’égalité par la performance, la position et l’accomplissement par une puissance inhérente.

—  Le royaume de Dieu est gouverné au travers d’une structure familiale et les membres du royaume sont contraints par amour ; le royaume de Satan est gouverné par différentes formes de structures basées sur le pouvoir et les membres du royaume sont contraints par la tyrannie.

—  Le royaume de Dieu définit la valeur par le caractère et la relation ; le royaume de Satan définit la valeur par la puissance.

  Ces différences peuvent être résumées dans le passage biblique suivant

Jér 9 : 23, 24 Ainsi parle l’Éternel : que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, que le fort ne se glorifie par de sa force, que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre ; car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.

  En examinant l’histoire, nous pouvons observer que les vues des hommes concernant Dieu se départagent en deux catégories. Il est parfois difficile de discerner le principe clé opérant parce que le royaume de Satan utilise les relations dans le but d’acquérir la puissance et ainsi, le langage peut sembler très relationnel, tout en restant basé sur la puissance.

  Comme Satan l’a suggéré à Ève, accepter l’idée selon laquelle nous avons la vie en nous-mêmes nous conduit naturellement à nous considérer comme des dieux. En comprenant cela, nous réalisons que de nombreuses conceptions humaines de Dieu sont en fait des projections de capacités et d’attributs humains. On le voit très clairement dans la mythologie grecque et ses descriptions de Zeus – le roi des dieux ; Aphrodite – dieu de l’amour et de la beauté ; Apollon – dieu de la musique, de la médecine et de la santé ; Arès – dieu de la guerre. Ces dieux sont simplement une déification de qualités humaines et sont essentiellement une adoration de nous-mêmes telle que Satan l’a promis à Ève dans le jardin.

  Je souhaite commencer notre histoire en mettant en lumière le contraste existant entre deux personnages bibliques qui offrent des exemples très clairs des deux systèmes : Abraham et Nimrod.

  

12. Les fondements de Babylone

  Avant de présenter directement les histoires d’Abraham et Nimrod, nous allons résumer brièvement l’histoire conduisant à cette époque.

  Le premier fruit de l’acceptation du mensonge de Satan est la peur. Remarquez :

Gen 3 : 9, 10 Mais l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? Il répondit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.

  Adam ayant embrassé ce mensonge, il commença à croire qu’il avait la vie en lui-même. Le problème vint lorsqu’il réalisa que Dieu était une source de vie bien plus grande et plus puissante que lui. Il en résulta la peur. Quand Adam n’avait aucune conception de vie inhérente, et qu’il faisait joyeusement confiance à Dieu, sachant qu’il était un Père aimant, lui donnant toutes choses – une telle peur n’existait pas. Le premier fruit du mensonge est la PEUR.

  Le deuxième résultat du mensonge est l’orgueil. Lorsque Dieu demanda à Adam ce qu’il avait fait, il ne put admettre qu’il était dans l’erreur. Son orgueil ne le lui permit pas.

Gen 3 : 11, 12 Et l’Éternel Dieu dit : Qui t’a appris que tu es nu ? Est-ce que tu as mangé de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : la femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.

  Adam blâma sa femme. Dans le système de Dieu, Adam aurait dû se souvenir qu’il était le chef de son foyer, et que toute responsabilité concernant ce qui se passe dans sa famille repose ultimement sur lui. Blâmer sa femme révèle qu’il croyait au mensonge selon lequel son épouse possédait un pouvoir permettant d’affecter son comportement, et qu’il pouvait ainsi rejeter sur elle la responsabilité. Il est vrai qu’Ève a tenté Adam, mais celui-ci fit son propre choix et était de ce fait responsable. Mais il ne voulait pas l’accepter. Le second fruit du mensonge est L’ORGUEIL.

  Ces deux fruits formèrent les germes de la montée de Babylone.

  D’autres fruits devaient encore suivre. Adam et Ève confessèrent leur erreur, mais ils gardèrent les germes de la rébellion, les passant à la génération suivante avec leurs fils Caïn et Abel. Abel chérit l’esprit de soumission de Christ et suivit humblement le plan que Dieu avait mis en place pour permettre à la race humaine de retrouver une relation complète avec Son Fils. Caïn reconnut Dieu mais refusa de suivre Son plan. La RESISTANCE est le troisième fruit. Il changea sa méthode d’adoration afin qu’elle fut à son goût et ignora le sacrifice de l’agneau. Abel plaida avec son frère pour qu’il agisse en harmonie avec ce qui leur avait été révélé, mais Caïn refusa d’écouter. Caïn continua à résister et Satan l’amena finalement à tuer violemment son frère dans un accès de colère. La COLÈRE, la HAINE, et le MEURTRE sont d’autres fruits. Le meurtre d’Abel était un expression de la pensée de Satan envers Christ. Le doux et soumis Abel a été tué par son frère inspiré par Satan, et c’est la première preuve que Satan gardait des émotions violentes profondément cachées dans son cœur à l’encontre de Christ.

  Comme nous l’avons dit précédemment, l’esprit de résistance éloigne de nous le sentiment de la bénédiction et de l’approbation de Dieu. Sans la bénédiction divine, nous nous sentons insécurisés et sans valeur. Caïn avait résisté aux appels de ses parents, à ceux de son frère, et il avait résisté aux appels de Dieu à son égard. Plus la résistance de Caïn s’intensifiait, plus profonds étaient les sentiments d’insécurité et d’absence totale de valeur qui suivaient. Lorsque Dieu prononça la malédiction sur Caïn, il ne s’agit pas de quelque chose que Dieu posait sur lui, mais plutôt du résultat naturel de la résistance : la peur, l’insécurité et l’absence de valeur.

Gen 4 : 11, 12 Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre.

  Les termes errant et vagabond donnent un sens d’errance, d’hésitation et d’instabilité. Les fruits qui suivent sont l’INSÉCURITÉ, l’INSTABILITÉ et l’ABSENCE DE VALEUR.

  Après qu’Adam et Ève aient perdu Abel, Dieu leur donna un autre fils – Seth. Il manifesta encore plus le même esprit d’humilité qu’Adam et Abel. Ainsi, deux tribus émergèrent de la famille d’Adam : la tribu de Seth, connue comme les fils de Dieu, comblés par le sentiment de la bénédiction du Père venant de la soumission à Ses commandement, et la tribu de Caïn, connue comme les fils et les filles des hommes, portant les fruits de la rébellion et du manque de valeur.

  Dieu a structuré les relations humaines en familles et Satan sait que de ce fait, les enfants naissent dans le monde en étant complètement dépendant de leurs parents. Cette situation devait permettre aux enfants d’apprendre la dépendance envers Dieu. La mère était la personne clé de la famille pour enseigner aux enfants les précieuses caractéristiques de la soumission. Satan tenta les fils de Dieu en les incitant à épouser les filles des hommes. Les filles de Caïn étaient remplies de l’esprit de leur père : crainte, orgueil, rébellion, colère et haine. Tous ces mauvais fruits étaient cachés dans les cœurs des femmes qui avaient appris à rendre belle leur apparence extérieure. Les fils de Dieu ne discernèrent pas leurs caractères et épousèrent ces femmes. Ces unions eurent pour fruits les tyrans les plus terribles. La Bible les appelle des géants ; la signification serait plus proche d’un égo et d’un désir géant d’obtenir la puissance.

Gen 6 : 1-5 Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées, les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. Alors l’Éternel dit : Mon Esprit ne restera pas à toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair, et ses jours seront de cent vingt ans. Les géants étaient sur la terre en ces temps-là. Il en fut de même après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu’elles leur eurent donné des enfants : ce sont ces héros qui furent fameux dans l’antiquité L’Éternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal.

  Dans un court laps de temps, l’esprit de soumission aimante de Jésus fut effacé des cœurs des fils de Dieu et les pensées de presque tous les hommes se portaient uniquement vers le mal. Dieu retira Son Esprit et permit au déluge d’arrêter le mal, la destruction et la violence. Il punit l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération. Dieu recommença avec Noé et sa famille, mais rapidement Satan trouva une porte d’entrée en Cham pour établir les fondements du royaume de Babylone. Cham avait été influencé par les hommes iniques de l’ancien monde et lorsqu’un jour il trouva son père dans sa tente, nu et ivre, il commit un acte si vil que le fruit de l’absence de valeur, d’insécurité et de rébellion prit des nouvelles proportions de domination, de contrôle, et de méchanceté parmi ses descendants dans lesquels l’insécurité et la peur avaient atteint des niveaux plus élevés.

  Nimrod était le petit-fils de Cham. Voici ce que la Bible dit à son sujet :

Gen 10 : 8-10 Cusch engendra aussi Nimrod ; c’est lui qui commença à être puissant sur la terre. Il fut un vaillant chasseur devant l’Éternel ; c’est pourquoi l’on dit : Comme Nimrod, vaillant chasseur devant l’Éternel. Il régna d’abord sur Babel, Erec, Accad et Calné, au pays de Schinear.

  Le mot puissant signifie tyran puissant. Il n’y avait rien de soumis en Nimrod. Il est le premier homme de la Bible qui assuma le titre de Roi et il est décrit comme ayant construit son propre royaume sans reconnaissance du Dieu des cieux. La première ville de son royaume était Babel ou Babylone. Maintenant que nous avons posé les fondements du caractère de Nimrod, examinons les éléments de la religion qu’il établit.

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13. L’essence de Babylone

  Lorsque nous prenons en considération tous les facteurs qui font le personnage complexe de Nimrod, nous pouvons presque deviner quel type de système d’adoration il allait développer. Dans l’esprit de résistance, il s’agirait de quelque chose de totalement opposé à ce que la Bible révèle au sujet de Dieu, et c’est exactement ce que Nimrod a développé. Voici une citation de l’historien Josèphe qui explique clairement les bases de la philosophie de Nimrod.

« C’est Nimrod qui les a poussés dans un tel affront et une telle colère envers Dieu. Il était le petit-fils de Cham, le fils de Noé, un homme audacieux, et d’une grande force. Il les persuada de ne pas assigner leur force à Dieu, comme si c’était par Lui qu’ils étaient heureux, mais de croire que c’était leur propre courage qui leur procurait ce bonheur. De plus, il transforma graduellement le gouvernement en une tyrannie, ne voyant aucune autre manière de détourner l’homme de la crainte de Dieu sinon de le conduire vers une dépendance continuelle de sa puissance… » Josèphe. Antiquités des Juifs, livre 1, Chap. 4, par. 2

  Nimrod rejeta fermement la bénédiction de Dieu en choisissant le mensonge du serpent. Il choisit de se focaliser sur la puissance, plutôt que sur le caractère. Il apprit au peuple à regarder à soi-même tout comme Satan l’avait enseigné Adam et Ève. Cette philosophie allait avoir un impact dramatique sur la structure familiale. Remarquez ce qu’un historien a dit :

  L’autorité des dirigeants précédents avait reposé sur le sentiment de parenté et l’ascendance du chef était une image du contrôle parental. Nimrod, au contraire, était un souverain sur le territoire, et sur les hommes à condition qu’ils soient les habitants de ce territoire, sans respect des liens personnels. Jusque-là, les tribus – des familles élargies – formaient la Société ; à présent on trouvait une nation, une communauté politique – l’État. A.T Jones. Empires of the Bible. 1904, page 51.

  Le système patriarcal des temps anciens servait uniquement à renforcer les principes de bénédiction à travers l’obéissance à une famille nourrie par la mère et ayant le Père à sa tête. Nimrod changea tout cela et créa une focalisation sur un dirigeant de territoire possédant des biens tangibles comme des récoltes, des terres et des bâtiments. Les familles avaient été nomades et dirigées par un sentiment de parenté. L’autorité était basée sur le respect de la relation. Nimrod commandait au moyen de la crainte des autorités et par la tyrannie, obligeait les gens à le servir.

  Nimrod prit un nouveau souffle en brisant complètement l’image de Dieu dans la relation homme/femme. Nimrod épousa sa mère. Une relation maritale telle que celle-ci est tout à fait à l’opposé de la relation Père et Fils.

  Lorsque Nimrod mourut, sa femme/mère Sémiramis déclara que Nimrod était à présent incarné dans le Soleil et était leur protecteur et leur bienfaiteur. Sémiramis devint le lien entre le monde physique et le monde spirituel. C’est pour cette raison qu’elle reçut le titre « Reine du Ciel » (Jér 7 : 18). Un contact avec elle était la porte pour accéder à la protection et à la puissance de Nimrod. Ce système d’adoration prospéra et les systèmes d’adoration du soleil se mirent en place dans de nombreuses parties du monde connu de l’époque. Le jour du soleil devint le jour important de la semaine pour l’adoration en opposition à la bénédiction spéciale du Fils de Dieu qui vient durant les heures du Sabbat. Gen 2 : 3. Sémiramis eut un fils appelé Tammuz. Pour sauver la situation, elle déclara qu’il avait été conçu à travers un contact direct avec les rayons du soleil – Nimrod. Nimrod était à présent réincarné en Tammuz. Ce processus de réincarnation fut associé à la régénération du printemps et l’adoration de la nature. Une fête des pleurs pour Tammuz fut mise en place lorsque le printemps et l’été verdoyant étaient passés. Cette adoration était symbolisée par l’image d’une (mère) Madone portant son fils.

Ezéc 8 : 14 Et il me conduisit à l’entrée de la porte de la maison de l’Éternel, du côté du septentrion. Et voici, il y avait là des femmes assises, qui pleuraient Thammuz.

  Par Sémiramis, la doctrine de l’Immortalité de l’âme prit racine, la déification de l’humanité en la personne de Nimrod, l’adoration de la puissance et la pratique de divers rituels pour faire venir la pluie et assurer la fertilité devinrent partie intégrante des mystères babyloniens. Sémiramis étant devenue le portail pour accéder à la puissance de Nimrod, le rituel de l’homme se liant sexuellement avec la féminité se développa afin d’accéder à cette puissance. C’est ainsi que pris naissance la pratique des prostituées sacrées, et l’adoration du soleil inclut des relations sexuelles dans les services d’adoration. Il n’est pas difficile de voir que sans un engagement familial fort, ce système d’adoration pouvait paraître attirant au cœur charnel.

  Un point important à considérer est que lorsque le désir de puissance devient notre plus grand objectif, l’identité même de ceux par qui nous pouvons l’obtenir n’est plus importante. L’identité de la personne n’est vitale que dans un système où la relation est au centre. Le système d’adoration Babylonien tournait autour d’un concept de 3 personnes mystérieusement liées. Comme Nimrod était le fils de Sémiramis, mais également son mari, puis s’était soi-disant réincarné en Tammuz, les identités mêmes des individus s’étaient fondues dans un mystérieux dieu en trois personnes. Comme nous l’avons dit plus haut, connaître la véritable identité des individus n’est pas vitale lorsque la puissance est l’objectif de votre adoration. Tout cela est complètement opposé à l’adoration du Dieu du ciel. Il est vital de connaître l’Identité du Père et du Fils afin d’accéder à la joie et à la bénédiction de leur relation. Leurs Identités ne doivent jamais être confondues, mélangées et rendues mystérieuses. Si jamais cela se produit, nous pouvons être certains que c’est le dieu puissant créé par Satan qui est adoré et non le Père et le Fils de la Bible.

  Dans ma propre expérience et dans celle de ceux que j’ai rencontrés dans un contexte chrétien, j’ai trouvé beaucoup de confusion au sujet de celui dont on parle dans certains textes bibliques et à qui nous parlons par la prière. Souvent j’ai entendu des personnes exprimer la confusion sur la personne à qui ils s’adressent en priant et qu’ils ne désirent pas offenser en la mettant de côté. Cette confusion vient directement  de ce système Babylonien, et révèle une recherche de puissance plutôt qu’une recherche du Père et du Fils et de leur caractère. Ceci est complètement involontaire de la part du chercheur, mais ce qui est enseigné les amène à cette mystérieuse confusion. Le système Babylonien a été mis en place en disant honorer et aimer Dieu, alors qu’en réalité il s’agit d’un moyen de l’oublier et de placer l’homme à Sa place.

  Alors qu’un grand nombre de faits historiques pourraient être mentionnés au sujet de l’adoration Babylonienne du soleil, les points clés que nous recherchons sont les fondations philosophiques en relation avec ce que la Bible révèle au sujet de Dieu. Le système d’adoration de Nimrod, Sémiramis et Tammuz se concentre sur ce qui suit :

1. La croyance en une immortalité inhérente

2. La puissance et la force viennent de nous-mêmes

3. Un rejet du système de la Direction/Bénédiction du Père en faveur de la relation Dictateur/Tyran – Mère/Fils.

4. Des relations familiales perverties

5. Les constructeurs de villes et le désir d’acquisition de territoires et de possessions

  Ce système est l’accomplissement de la promesse de Satan que l’homme deviendrait comme un dieu connaissant le bien et le mal. Tout système d’adoration incluant un ou plusieurs de ces attributs est profondément influencé par le royaume de Satan. Souvenons-nous que cette forme d’adoration vient directement de la peur, de l’orgueil, de la rébellion et de la perversion sexuelle, ce qui est totalement opposé au Dieu révélé dans la Bible.

  

14. La descendance

  Il sera utile de prendre note de la démarche de Nimrod et de ses associés lorsqu’ils élaboraient leur compréhension de Dieu. L’apôtre Paul offre une analyse succincte de cette période de temps et de ses effets sur l’humanité. Nous utiliserons ce texte comme trame pour cette discussion.

  Au commencement, Dieu créa l’homme à Son image. Nous avons considéré ce point dans le chapitre Créés à Son image. Une des raisons pour lesquelles Dieu créa l’homme ainsi était pour révéler plus clairement au monde la relation existant entre Son Fils et Lui. Remarquez la manière dont Paul le décrit :

Rom 1 : 19, 20 Car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle, et sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables,

  Il est tout à fait logique que Satan attaque la relation Mari/Femme pour empêcher que cette connaissance de Dieu soit comprise. Paul retrace très brièvement l’histoire de Nimrod, et nous allons suivre ce qu’il écrit point par point.

Rom 1 : 21-25 Car ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; ainsi ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps, eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen !

  Comme petit-fils de Cham, Nimrod était clairement conscient du Dieu des cieux. Mais lorsqu’il embrassa le mensonge selon lequel la force vient de l’intérieur de nous et non de Dieu, il cessa de glorifier Dieu ou d’être reconnaissant pour les bénédictions divines. Ceci conduisit Nimrod et ses associés dans un sentiment faux ou vain de leur propre identité. Les rôles d’hommes et de femmes soigneusement établis par Dieu furent complètement tordus et pervertis et coupés du canal de bénédiction venant des cieux. Le doux Esprit soumis du Fils de Dieu ne put plus entrer dans leurs foyers et leurs esprits furent obscurcis. La soi-disant libération des femmes et les nouvelles libertés sexuelles furent considérées comme progressistes et sages, mais firent d’eux des fous.

  Nous avons remarqué qu’après la mort de Nimrod, Sémiramis déclara que Nimrod était à présent un dieu incarné dans le Soleil. Le concept de dieu était changé en l’homme corruptible. L’homme était corrompu dans la perception de l’origine de sa vie. La fausseté de l’adoration de la féminité pour accéder à la puissance de Nimrod, la renaissance de Nimrod en Tammuz et par conséquent l’adoration de la nature incluant des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles, tout cela fut utilisé pour dégrader l’image de Dieu en l’homme et changer la vérité de Dieu en mensonge.

  Le dieu de Babylone était essentiellement l’adoration et la poursuite de la puissance. Comme nous l’avons remarqué précédemment, la poursuite de la puissance ne tient pas compte de l’identité des êtres adorés, leurs caractères sont moins importants que leur puissance. Le mélange mystérieux des identités de Nimrod, Sémiramis et Tammuz affecta directement les identités des hommes et des femmes et la manière dont ils interagissent les uns avec les autres. L’acte sexuel devint plus important que l’identité de ceux qui s’y engageaient et son symbolisme prit une toute autre signification.

Rom 1 : 26-28 C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes,

  L’homosexualité est une progression naturelle du système d’adoration Babylonien. L’acte sexuel devint un moyen pour recevoir la puissance du partenaire comme nous l’avons remarqué avec la porte Sémiramis. Les concepts de direction et de soumission ne sont plus en vigueur. Les sens bibliques de masculinité et de féminité sont perdus dans la poursuite de l’adoration et de la puissance personnelles. Paul décrit ainsi le résultat final :

Rom 1 : 29-32 Étant remplis de toute espèce d’injustices, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde. Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais encore ils approuvent ceux qui les font.

  Les gens se demandent pourquoi il y a tant de violence, de haine et d’immoralité dans le monde ! Le chapitre 1 de Romains montre clairement comment est ce monde et la raison pour laquelle il est ainsi. En résumé, la descendance suit cette ligne :

1. Oubli que toute vie et toute bénédiction viennent du Père et du Fils

2. Croyance que l’homme possède une source de vie inhérente

3. Destruction de l’unité familiale qui préserve les principes de bénédiction venant de la Direction et de la Soumission

4. Perversion de la sexualité

5. Intensification des sentiments d’absence de valeur, de peur, d’orgueil, de colère, de haine et de meurtre dus à un manque de bénédiction

6. Projection des relations humaines corrompues sur Dieu, impliquant une confusion des identités et l’adoration de la puissance au lieu du caractère.

  Voilà comment on est pris au piège Babylone. La notion biblique de Babylone est plus vaste qu’un empire physique. Elle représente l’attaque la plus violente et la plus agressive de l’esprit humain que l’on puisse concevoir. Sa puissance pour réduire en esclavage l’esprit humain est tout à fait stupéfiante. Il est alarmant de voir avec quelle subtilité elle opère. Les formes et les modes d’opération sont multiples. Une fois qu’une personne est captive, il est impossible de rompre ses chaînes – à moins que…

  A moins que nous n’apprenions l’histoire d’Abraham. L’histoire d’Abraham permet de comprendre la manière dont il s’est soustrait à Babylone. Abraham venait du pays de Babylone, sa famille était impliquée dans l’adoration de Babylone, mais Abraham s’en échappa. Il est extrêmement significatif que Paul commence sa ligne de pensée avec ce qui suit :

Rom 1 : 16-18 Car je n’ai point honte de l’Évangile de Christ : c’est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec, parce qu’en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi ; selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive.

  L’histoire de l’échappée d’Abraham de Babylone est le cœur même de l’Évangile de Christ ; c’est vers cette histoire que nous nous tournons pour apprendre comment il est possible de se libérer de cette ligne de descendance à 6 points, pour briser les chaînes de Babylone et crier : « Babylone est tombée ! »

  

15. Appelé à sortir de Babylone

  L’adoration mystique et idolâtre de Babylone devint presque universelle. La Bible dit :

Jér 51 : 7 Babylone était dans la main de l’Éternel une coupe d’or, qui enivrait toute la terre ; les nations ont bu de son vin : c’est pourquoi les nations ont été comme en délire.

  Les enseignements mystiques de Babylone au sujet de Dieu, voilà le vin de Babylone, troublant l’esprit comme si l’on était ivre. Ces enseignements détruisent les familles, brisant la bénédiction du Père céleste, et créant un profond sentiment de colère, d’insécurité, d’absence de valeur qui incluent un besoin désespéré de puissance.

  L’influence de Babylone était de transformer les tribus nomades basées sur la famille en états, basés sur un territoire et défendus par des armées. Les petits villages devenaient de plus grandes villes entourées de murs pour offrir une meilleure défense. Un système de taxe devait être développé afin de fournir nourriture et armes pour les armées. L’exposition constante à des effusions de sang durcit les hommes et le temps de plus en plus long passé loin de leurs familles ajouté aux pratiques païennes immorales conduisit à une augmentation très important de la prostitution détruisant l’unité familiale. Les femmes étaient à peine mieux traitées que du bétail à moins qu’elles ne soient des prostituées sacrées ; dans ce cas on prenait bien soin d’elles.

  Ce processus faisait parti du plan de Satan pour dégrader l’image de Dieu en l’homme, le dépouiller de sa dignité et faire de lui un esclave pour accomplir son œuvre dans sa guerre contre Dieu. Dieu répondit avec un amour miséricordieux et appela un homme afin qu’il reconstruise le royaume familial basé sur la bénédiction du Père et permette le retour de la caractéristique la plus précieuse – une épouse nourricière et soumise qui enseigne à la génération suivante comment se soumettre au Père céleste et à Son Fils. Abraham ou comme il était connu au départ Abram, vécut peu de temps après l’époque de Nimrod (certaines évidences suggérant que leurs vies se soient chevauchées) lorsque la religion Babylonienne dominait la plus grande partie de la terre.

Gen 12 : 1-3 L’Éternel dit à Abram : Va-t’en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

  L’endroit qu’Abram devait quitter était un cœur même de l’empire de Nimrod, la Chaldée.

Gen 11 : 26-28 Térach, âgé de soixante-dix ans, engendra Abram, Nachor et Haran. Et voici la postérité de Térach. Térach engendra Abram, Nachor et Haran. — Haran engendra Lot. Et Haran mourut en présence de Térach, son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée.

  Dieu devait faire partir Abram de la maison de son enfance afin de briser les associations et les pratiques d’adoration. Dieu allait bénir Abram avec une connaissance du royaume familial basé sur la relation du Père et du Fils. Dieu attendit qu’ils aient tous deux compris ces principes avant que Saraï ne puisse porter un enfant.

  Dieu fit d’Abram une bénédiction en l’établissant comme un modèle du fonctionnement d’une famille. Tous ceux qui ont adopté les principes familiaux d’Abram et de Saraï peuvent trouver la clé permettant de déverser la bénédiction du Père céleste dans leurs cœurs et leur donner un sentiment très profond qu’ils sont aimés pour ce qu’ils sont et non pour la puissance qu’ils possèdent. Le grand royaume promis à Abram avait pour condition l’établissement d’une structure familiale convenable.

Gen 18 : 17-19 Et l’Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, quand Abraham doit devenir une nation grande et puissante, et que toutes les nations de la terre seront bénies en lui ? Car je l’ai connu, afin qu’il commande à ses enfants, et à sa maison après lui, de garder la voie de l’Éternel, pour faire ce qui est juste et droit ; afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit de lui. (Version Ostervald)

  La phrase « Car je l’ai connu » donne le sentiment d’une relation très proche entre Dieu et Abraham car Dieu lui a enseigné comment prendre soin de sa femme et de ses enfants. Il lui expliqua que dès l’origine il était prévu que le mari et père soit le canal du Père céleste afin qu’Il puisse ainsi déverser Sa bénédiction en prenant plaisir en eux. Le mari et père devait non seulement posséder la semence physique devant être nourrie par son épouse pour avoir des enfants, mais il lui était aussi accordé la semence spirituelle lui permettant de donner à son épouse un sentiment d’appréciation et d’amour et à ses enfants un sentiment et de valeur et un but. Remarquez ce que disent les Proverbes à ce sujet :

Prov 17 : 6 Les enfants des enfants sont la couronne des vieillards, et les pères sont la gloire de leurs enfants.

  La capacité d’Abraham à bénir sa femme et ses enfants dépendait très fortement de l’esprit de soumission de Sara ; son autorité ne pouvait s’étendre que jusqu’aux limites qu’elle lui donnait. Plus elle priait pour la direction de son mari et se confiait en Dieu afin qu’Il le bénisse avec les bonnes paroles et les bonnes décisions, plus elle se soumettait et avait confiance dans les paroles de son mari, et plus ses enfants seraient à même de voir que ce que leurs parents disaient était important. Les enfants regardent à leur mère pour déterminer l’importance et la force des paroles de leur père. L’apôtre Pierre nous dit comment Sara a appris à considérer son mari.

1 Pie 3 : 5, 6 Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leur mari, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait […] Seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.

  Abraham et Sara étaient sortis de Babylone et avaient beaucoup de choses à apprendre. Ils firent tous deux des erreurs dans leur expérience, ayant pour effet le retard important de la naissance d’Isaac. Après de nombreuses épreuves et leçons, Abraham et Sara furent prêts à laisser Dieu bénir Isaac avec l’Esprit de Son Fils. Isaac fut ainsi disposé à se soumettre jusqu’à la mort, tout comme Jésus fut soumis sur la croix. Abraham dut également apprendre à attacher une grande valeur à l’esprit de soumission en étant déterminé à placer en Dieu sa confiance même lorsque cela semblait impossible.

Gen 22 : 1, 2, 10-12 Après ces choses, Dieu mit Abraham à l’épreuve, et lui dit : Abraham ! Et il répondit : me voici ! Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l’ange de l’Éternel l’appela des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il répondit : Me voici ! L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fait rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique.

  Combien il est merveilleux de penser que Dieu était à même d’écraser le système mystique d’esclavage de Babylone dans l’esprit d’un homme durant la période de temps de sa vie, et de reconquérir l’adoration du vrai Dieu des cieux ! L’expérience d’Abraham en sortant de Babylone est cruciale pour notre propre expérience aujourd’hui. Le vrai Dieu des cieux et Son Fils nous appellent à quitter les faux dieux de ce monde afin d’entrer dans leur royaume familial relationnel où notre valeur vient de nos relations familiales et non de nos accomplissements.

  Les principes de ce livret sont amplifiés dans le livre appelé Life Matters que l’on peut trouver sur le site maranathamedia.com. Procurez-vous une copie de ce livre pour obtenir une explication amplifiée du système de bénédiction familiale qui détruit le royaume de Satan uniquement au travers d’une connaissance correcte de Dieu et de Son Fils.

  

La sagesse de Dieu

  Celui qui a le Fils a la vie. Pourquoi ? Parce que dans le Fils de Dieu bat le cœur pur d’un Fils obéissant à Son Père. Il fait toujours ce qui est agréable au Père. Il a également Sa bénédiction et Sa profonde affection. Le cœur du Fils repose parfaitement dans l’amour de Son Père.

  La sagesse du Père consiste à partager avec l’univers l’Esprit de Son Fils bien-aimé ; un Esprit doux, paisible et obéissant qui aime les commandements de Son Père. Christ est la sagesse de Dieu et la sécurité d’un royaume relationnel aimant.

  Cet Esprit doux sort du trône de Dieu à travers l’arbre de vie. Satan rejette le Fils de Dieu et Son doux Esprit. Son esprit rebelle est en conflit avec l’Esprit doux, paisible et obéissant du Fils de Dieu. Cet esprit de rébellion fut transmis à la race humaine. Dans le sacrifice du Christ nous pouvons à nouveau recevoir cet Esprit doux et paisible. Le secret pour obtenir cet Esprit est de connaître qui sont le Père et le Fils — la vie éternelle c’est de connaître le Père et Son Fils et de boire à la fontaine de l’eau de la vie qui coule du trône de Dieu et de l’Agneau.