Vol.3 - Mai 2016

 

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« Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » 2 Corinthiens 5 : 17

 

Table des matières

Éditorial

Coup d’œil sur le trône de Dieu - Étude Biblique

Recevoir une bénédiction par un canal corrompu – Adrian Ebens

La confiance en notre Créateur

De sorcier à colporteur – histoire pour les enfants

Caramels aux fruits — coin santé

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Editorial

« L’herbe sèche, la fleur tombe ; mais la Parole de notre Dieu demeure éternellement. » Esaïe 40 : 8.

 

   Chers frères et sœurs,

   C’est toujours avec reconnaissance que nous vous écrivons quelques pensées, alors que ce magazine est complet et qu’une seule page reste à remplir : celle de l’éditorial. Nous vous remercions pour vos prières et vos encouragements dans ces temps difficiles, et nous réjouissons de vous revoir bientôt, lors de notre « Fête des tabernacles » de septembre.

   Comme le dit bien le verset ci-dessus, nous avons une ancre fiable : la Parole de notre Dieu. Cette Parole, la Bible, est le seul guide sur lequel nous pouvons fonder notre foi sans craindre d’être emportés par la tempête. Mais après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de nombreuses manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils (Héb 1 : 1).

   En effet, comme nous le dit l’apôtre Jean, « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père » (Jn 1 : 14). Comment dire notre reconnaissance devant ce don infini en notre faveur ? Oui, la Parole a été faite chair, et le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous guérir, nous enseigner et nous sauver de la mort.

   Alors que le printemps est là, et que la nature reverdit tout autour de nous, cela nous rappelle la victoire de la vie sur la mort, remportée il y a bientôt deux mille ans sur le Calvaire. La fête de la pâque a été instituée pour nous rappeler cette victoire et le prix infini payé pour notre rachat. Tout comme les Israélites ont été délivrés de l’esclavage du pays d’Egypte lors de la première pâque, Dieu a délivré son peuple de l’emprise du péché et de la mort lorsque, le jour de pâque, la signification de cette fête a pris un sens encore plus grand par la mort de Son Fils sur la croix et l’accomplissement de la prophétie des soixante-dix semaines : « Après les soixante-dix semaines, un oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur. » Dan 9 : 26.

   Notre prière est que Jésus ne soit pas mort en vain, et que vous et moi ayons la victoire sur le péché dans cette vie, et la vie éternelle dans le paradis de Dieu.

   Que Dieu le Père vous bénisse tous en Jésus-Christ !

   Marc et Elisabeth

 

Étude biblique – Études sur l’Apocalypse 

  

Coup d’œil sur le trône de Dieu

 

Textes de la leçon : Apoc. 4 et 5

Verset à réciter : « L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange. » Ap. 5 : 12.

A consulter : U. Smith, Daniel and Revelation, pp. 407-423 ; S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

 

POUR L’ETUDE QUOTIDIENNE

1. Coup d’œil sur la leçon ; plan

2. Questions 1-3

3. Questions 4-7

4. Questions 6-10

5. Questions 11, 12

6. Questions 13, 14

7. Révision

 

PLAN DE LA LEÇON

I. Le trône de Dieu

1. Jean invité à voir ce qui doit arriver dans la suite, Apoc. 4 : 1

2. L’endroit où Jean fut ravi en esprit, Apoc. 4 : 2, 5, 6

3. Jean voit le trône de Dieu, Apoc. 4 : 3, 5

 

II. Les vingt-quatre vieillards

4. Les vingt-quatre vieillards assis, Apoc. 4 : 4a

5. Revêtus de vêtements blancs, Apoc. 4 : 4b

6. Ressuscités avec le Seigneur, Mat. 27 : 52 ; Eph. 4 : 8

7. Ils adorent le Créateur, Apoc. 4 : 10, 11

 

III. Les « quatre êtres vivants » adorent le Seigneur

8. Description des quatre êtres vivants, Apoc. 4 : 6-8

9. La vision des chérubins d’Ezéchiel, Ez. 1 : 14 ; 10 : 1-15

10. Tous adressent leur louange au Dieu éternel, Apoc. 4 : 8-10

 

IV. Adoration universelle de l’agneau

11. L’indignité de l’homme, son incapa-cité, sa faiblesse, Apoc. 5 : 1-4.

12. Le rédempteur : le lion de la tribu de Juda, Apoc. 5 : 5, 6

13. Les coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints, Apoc. 5 : 8 ; Cf. Apoc. 8 : 4

14 : Le Christ adoré par l’univers, Apoc. 5 : 11-14

  

LE TRÔNE DE DIEU

1. Que dit la première voix à Jean ? Apoc. 4 : 1.

« Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue,  comme le son d’une trompette, et qui me parlait, dit : Monte ici, et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. »

Note – Il ne s’agit pas là d’une porte qui donne sur le ciel, mais d’une porte dans le ciel, donc dans le sanctuaire lui-même, puisque les thèmes du salut et du jugement sont intervertis dans cette vision. Le verbe « était » est ajouté ; la porte est déjà ouverte lorsque Jean a sa vision.

2. Quelle scène céleste apparut au prophète ? Apoc. 4 : 2, 5, 6.

« Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. (...) Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu de trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. »

3. En quels termes celui qui était assis sur le trône est-il écrit ? Apoc. 4 : 3, 5.

« Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine ; et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude. (...)Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. »

Notede même que l’arc-en-ciel est formé par la pluie et les rayons du soleil, de même l’arc qui environne le trône représente la justice et la miséricorde. Ce n’est pas la justice seule qui doit être maintenue ; car elle éclipserait la gloire de l’arc-en-ciel qui couronne la promesse ; l’homme ne pourrait voir que la pénalité de la loi. S’il n’y avait pas de justice, pas de pénalité, il n’y aurait aucune stabilité dans le gouvernement divin. C’est le mélange de jugement et de miséricorde qui rend le salut parfait. » - E.-G. White Supplement, S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.


LES VINGT-QUATRE VIEILLARDS

4. Quels personnages Jean vit-il autour du trône de Dieu ? Apoc. 4 : 4a.

« Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis. »

Note – Remarquez la ressemblance de cette scène avec celle décrite dans Daniel 7 : 9, 10.

5. De quoi les vieillards sont-ils revêtus ? Apoc. 4 : 4b. Cf. Apoc. 19 : 8.

« …revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. »

« …et il lui a été donné de se revêtir d’un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, c’est la justice des saints. »

6. A quelle occasion un groupe d’êtres humains monta-t-il au ciel ? Mat. 27 : 50, 52, 53 ; Eph. 4 : 8. Cf. Apoc. 5 : 8-10.

« Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. (…) les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Etant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes. »

« C’est pourquoi il est dit : Etant monté en haut, il a emmené des captifs, et il a fait des dons aux hommes. »

« Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation ; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

Note – « Tout le ciel était dans l’attente de l’heure triomphale, quand Jésus monterait vers son Père. Les anges s’apprêtaient à recevoir le Roi de gloire, et à l’escorter glorieusement jusque dans les demeures éternelles. Après avoir béni ses disciples, Jésus fut enlevé au ciel. Il emmena avec lui la multitude des captifs qui ressuscitèrent en même temps que lui. » - Early Writings, p. 190.

7. En adorant celui qui est assis sur le trône, quel attribut divin les saints proclament-ils ? Apoc. 4 : 10, 11.

« …les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent, et qu’elles ont été créées. »

Note – « Le devoir d’adorer Dieu repose sur le fait qu’il est le Créateur. Il est celui à qui tous les êtres doivent l’existence. Chaque fois que les Ecritures font valoir les droits de Dieu à être adoré plutôt que les divinités païennes, c’est à sa puissance créatrice qu’elles en appellent… Les êtres saints qui adorent Dieu dans le ciel donnent comme suit la raison du culte qu’ils lui rendent : ‘Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, et l’honneur et la puissance, car tu as créé toutes choses.’ » - Tragédie, pp. 480, 481.

 

LES « QUATRE ÊTRES VIVANTS » ADORENT LE SEIGNEUR

8. En quels termes sont décrits les quatre êtres vivants qui sont « au milieu du trône et autour du trône » ? Apoc. 4 : 6-8.

« Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient ! »

Note – Le terme grec zoa est un dérivé de vivre. Il doit être traduit : « créatures vivantes ». L’élément commun à toute créature animée est ici mis en relief.

9. Comparez la vision de Jean avec celle d’Ezéchiel. Ez. 1 : 5-14 ; 10 : 1-15.

« Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l’aspect avait une ressemblance humaine. Chacun d’eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes. Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d’un veau, ils étincelaient comme de l’airain poli. Ils avaient des mains d’homme sous les ailes à leurs quatre côtés ; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes. Leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi. Quant à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d’aigle. Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; deux de leurs ailes étaient jointes l’une à l’autre, et deux couvraient leurs corps. Chacun marchait droit devant soi ; ils allaient où l’esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche. L’aspect de ces animaux ressemblait à des charbons de feu ardents, c’était comme l’aspect des flambeaux, et ce feu circulait entre les animaux ; il jetait une lumière éclatante, et il en sortait des éclairs. Et les animaux couraient et revenaient comme la foudre. »

« Je regardai, et voici, sur le ciel qui était au-dessus de la tête des chérubins, il y avait comme une pierre de saphir ; on voyait au-dessus d’eux quelque chose de semblable à une forme de trône. Et l’Éternel dit à l 'homme vêtu de lin : Va entre les roues sous les chérubins, remplis tes mains de charbons ardents que tu prendras entre les chérubins, et répands-les sur la ville ! Et il y alla devant mes yeux. Les chérubins étaient à la droite de la maison, quand l’homme alla, et la nuée remplit le parvis intérieur. La gloire de l’Éternel s’éleva de dessus les chérubins, et se dirigea vers le seuil de la maison ; la maison fut remplie de la nuée, et le parvis fut rempli de la splendeur de la gloire de l’Éternel. Le bruit des ailes des chérubins se fit entendre jusqu’au parvis extérieur, pareil à la voix du Dieu tout-puissant lorsqu’il parle. Ainsi l’Éternel donna cet ordre à l’homme vêtu de lin : Prends du feu entre les roues, entre les chérubins ! Et cet homme alla se placer près des roues. Alors un chérubin étendit la main entre les chérubins vers le feu qui était entre les chérubins ; il en prit, et le mit dans les mains de l’homme vêtu de lin. Et cet homme le prit, et sortit. On voyait aux chérubins une forme de main d 'homme sous leurs ailes. Je regardai, et voici, il y avait quatre roues près des chérubins, une roue près de chaque chérubin ; et ces roues avaient l’aspect d’une pierre de chrysolithe. A leur aspect, toutes les quatre avaient la même forme ; chaque roue paraissait être au milieu d’une autre roue. En cheminant, elles allaient de leurs quatre côtés, et elles ne se tournaient point dans leur marche ; mais elles allaient dans la direction de la tête, sans se tourner dans leur marche. Tout le corps des chérubins, leur dos, leurs mains, et leurs ailes, étaient remplis d’yeux, aussi bien que les roues tout autour, les quatre roues. J’entendis qu’on appelait les roues tourbillon. Chacun avait quatre faces ; la face du premier était une face de chérubin, la face du second une face d’homme, celle du troisième une face de lion, et celle du quatrième une face d’aigle. Et les chérubins s’élevèrent. C’étaient les animaux que j’avais vus près du fleuve du Kebar. »

10. En quoi consistait l’adoration des quatre êtres vivants ? Apoc. 4 : 8-10.

« Le quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au dedans.  Ils ne cessent de dire jour et nuit : Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient ! Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône… »

Note – « L’ange me fit voir ceux qui ne cessaient de s’écrirer jour et nuit : « Saint, saint, saint est le Seigneur tout-puissant ! » C’est une répétition continuelle, me dit l’ange, et cependant Dieu en est glorifié. Bien que nous répétions maintes et maintes fois la même louange, cela honore Dieu et montre que nous apprécions sa bonté et sa miséricorde. » - Early Writings, p. 116.

   Notez la belle unité dans l’adoration de ces quatre êtres vivants et des vingt-quatre vieillards.

 

ADORATION UNIVERSELLE DE L’AGNEAU 

11. Quelle impossibilité semblait paralyser la suite de la vision de Jean ? Apoc. 5 : 1-4.

« Puis je vis dans la main droite de celui qui était assis sur le trône un livre écrit en dedans et en dehors, scellé de sept sceaux. Et je vis un ange puissant, qui criait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre, et d’en rompre les sceaux ? Et personne dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ne put ouvrir le livre ni le regarder. Et je pleurai beaucoup de ce que personne ne fut trouvé digne d’ouvrir le livre ni de le regarder. »

12. Par quel double symbole le seul être de l’univers qualifié, par son expérience et son caractère, pour ouvrir le livre, est-il représenté ? Ap. 5 : 5, 6.

« Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. »

Note – « Le Seigneur fut présenté à Jean sous le symbole du “lion de la tribu de Juda”, et d’un “agneau qui était là comme immolé”. Ces symboles représentaient l’union de la toute-puissance et de l’amour immolé. Le lion de Juda, si terrible aux contempteurs de sa grâce, deviendra l’agneau de Dieu pour tous ceux qui sont fidèles et obéissants. La colonne de feu qui parle de colère et de terreur au transgresseur de la loi, est un gage de lumière, de grâce et de délivrance pour celui qui l’observe. Le bras puissant qui réprime les rébellions sera aussi fort pour délivrer l’hommr intègre. » - Acts of the Apostles, p. 589.

13. Quel symbole représentent les prières des saints ? Apoc. 5 : 8. Cf. 8 : 4.

« Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. »

« La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu. »

Note – « Entre les chérubins il y avait un encensoir d’or, et à mesure que les prières des saints, faites avec foi, montaient vers Jésus, il les présentait à son Père, et une nuée d’encens s’en élevait, semblable à une fumée aux couleurs merveilleuses… Tandis que l’encens montait vers le Père, la gloire se dégageait du trône de Jésus et se répendait sur ceux dont les prières étaient montées vers le ciel. » - Early Writings, p. 352.

14. Quel concert de louanges tout l’univers faisait-il monter vers l’agneau qui a été immolé ? Apoc. 5 : 11-14.

« Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. Ils disaient d’une voix forte : L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange. Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles! Et les quatre êtres vivants disaient : Amen ! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent. »

Note – « Là, les rachetés accueillent par des acclamations joyeuses ceux qui les ont amenés au Sauveur, et tous s’unissent pour chanter les louanges de celui qui mourut pour que des hommes puissent avoir la vie, cette vie désormais semblable à celle de Dieu. Le grand conflit est terminé. Les tribulations et les luttes sont finies. Des chants de victoire remplissent tout le ciel, lorsque les rachetés entonnent ces joyeux accents : “Gloire à l’agneau qui a été immolé, qui est revenu à la vie, au grand vainqueur !” » - Acts of the Apostles, p. 602.

  

Le Modèle Divin – Adrian Ebens

  

Recevoir une bénédiction par un canal corrompu[1]

  

1. Le bel exemple d’Anne

   Etant donné l’histoire que nous avons considérée dans le chapitre précédent, histoire révélant le brouillard métaphorique qui a conduit notre église dans l’apostasie, il est naturel pour beaucoup de supposer qu’il n’y a aucune bénédiction à porter les regards sur les dirigeants de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. Je crois cependant qu’il y a dans l’histoire d’Anne, des leçons qui s’appliquent à notre situation actuelle.

   Dans le premier chapitre de Samuel, nous trouvons l’histoire d’Anne, qui luttait sous le fardeau de la stérilité, et de surcroît, elle devait supporter les paroles moqueuses d’une autre femme qui pouvait se vanter de mettre au monde des enfants, alors qu’elle ne le pouvait apparemment pas.

1 Sam 1 : 1, 2 Il y avait un homme de Ramathaïm-Tsophim, de la montagne d’Éphraïm, nommé Elkana, fils de Jeroham, fils d’Élihu, fils de Thohu, fils de Tsuph, Éphratien. Il avait deux femmes, dont l’une s’appelait Anne, et l’autre Peninna ; Peninna avait des enfants, mais Anne n’en avait point.

1 Sam 1 : 4-7 Le jour où Elkana offrait son sacrifice, il donnait des portions à Peninna, sa femme, et à tous les fils et à toutes les filles qu’il avait d’elle. Mais il donnait à Anne une portion double ; car il aimait Anne, que l’Éternel avait rendue stérile. Sa rivale lui prodiguait les mortifications, pour la porter à s’irriter de ce que l’Éternel l’avait rendue stérile. Et toutes les années il en était ainsi. Chaque fois qu’Anne montait à la maison de l’Éternel, Peninna la mortifiait de la même manière. Alors elle pleurait et ne mangeait point.

   Le mari d’Anne, Elkana, ne comprenait pas son rôle de prêtre qui consistait à prier pour sa femme comme Isaac le fit pour Rebecca :

Gen 25 : 21 Isaac implora l’Éternel pour sa femme, car elle était stérile, et l’Éternel l’exauça : Rebecca, sa femme, devint enceinte.

   Au lieu de cela, il la blessa encore plus en essayant de la consoler par ces paroles, « Est-ce que je ne vaux pas pour toi mieux que dix fils ? »

   Anne n’a pas répondu à son mari comme le fit Rachel à Jacob dans une situation semblable.

Gen 30 : 1 Lorsque Rachel vit qu’elle ne donnait point d’enfants à Jacob, elle porta envie à sa sœur, et elle dit à Jacob : Donne-moi des enfants, ou je meurs.

   L’épreuve que dût endurer Anne alors qu’elle devait rivaliser avec une autre femme sans avoir d’enfant, lui rendit la vie presque insupportable ; mais au lieu de donner libre cours à sa frustration, elle la présenta au Seigneur.

1 Sam 1 : 10 Et, l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et versa des pleurs.

   Comme si cela ne suffisait pas, elle fut accusée d’ivrognerie par le Grand Prêtre alors qu’elle priait dans le temple.

1 Sam 1 : 12-14 Comme elle restait longtemps en prière devant l’Éternel, Éli observa sa bouche. Anne parlait dans son cœur, et ne faisait que remuer les lèvres, mais on n’entendait point sa voix. Éli pensa qu’elle était ivre.

   Considérons très soigneusement ce point de l’histoire. Le sort d’Anne fut rendu très dur à cause de ses circonstances ; une femme rivale se moquait d’elle, et elle n’était pas comprise par son mari. Ajoutez à cela qu’Eli n’était pas un prêtre fidèle.

   A la fois prêtre et juge, Eli remplissait les deux plus hautes fonctions en Israël. Divinement choisi pour exercer le sacerdoce, et occupant le siège judiciaire le plus élevé, il était tout naturellement considéré comme un exemple à suivre, et exerçait par conséquent une grande influence sur tout le peuple. Malheureusement, ce haut magistrat était incapable de diriger sa propre famille. Père indulgent, aimant la paix et la tranquilité, il ne savait pas user de son autorité pour corriger les mauvaises habitudes et réprimer les passions de ses enfants. Plutôt que de les punir, il préférait se taire et les laisser agir à leur guise. Patriarches et Prophètes, p. 563[2]

   Nous savons également que juste avant de mourir, Eli était en surpoids. Cela indique qu’Eli était également un homme dominé par son appétit. Tout comme il ne pouvait pas contrôler ses propres passions, il ne pouvait pas contrôler les passions de ses fils.

Voici ce que nous savons de l’époque où Samuel commença à servir dans le temple :

1 Sam 2 : 12 Les fils d’Éli étaient des hommes pervers, ils ne connaissaient point l’Eternel.

Nous savons également que :

1 Sam 2 : 22 Éli était fort âgé et il apprit comment ses fils agissaient à l’égard de tout Israël ; il apprit aussi qu’ils couchaient avec les femmes qui s’assemblaient à l’entrée de la tente d’assignation.

   Gardons cela à l’esprit alors que nous voyons Eli s’approcher d’Anne en l’accusant d’être ivre dans le temple.

   Quelle serait notre réponse à cette accusation ?

1. Sachant qu’Eli était mou et ne corrigeait pas ses fils.

2. Considérant que cet homme lui-même était esclave de son appétit.

3. Sachant peut-être que les fils d’Eli s’adonnaient au mal dans le temple, tel que souiller les sacrifices et coucher avec des femmes dans le temple.

   Si nous savions ces choses et étions remplis de douleur suite à des années de moquerie d’une femme rivale, ne serait-il pas naturel de dire quelques vérités au prêtre ? Ne serait-il pas raisonnable de dire au prêtre en termes non équivoques qu’il devrait s’occuper de la poutre qui se trouve dans son œil à lui, avant d’essayer d’enlever la paille de l’œil d’une autre personne ?

1 Sam 1 : 15 Anne répondit : Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son cœur, et je n’ai bu ni vin ni boisson enivrante ; mais je répandais mon âme devant l’Eternel.

   Elle répond tristement, « Non, mon seigneur. »

   Au moment critique, Anne maintint le modèle divin et répondit dans l’Esprit du Christ en reconnaissant l’agent choisi de Dieu.

   Comment pensez-vous que le ciel réagit à ce moment de l’histoire ? Pensez-vous que notre Père du Ciel sourit ? Pensez-vous qu’il a peut-être versé une larme de joie ? Cette femme avait toutes les raisons du monde pour faire jaillir sa peine sur ce prêtre gras, mou, et à moitié aveugle !

Remarquez les paroles de bénédiction qui viennent du trône du Ciel par ce prêtre indigne.

1 Sam 1 : 17 Éli reprit la parole, et dit : Va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée.

   C’est par la bénédiction d’Eli que Dieu accorda la paix à Anne et ce fut un acte de soumission à une prêtrise corrompue qui engendra le prophète Samuel.

   Plus que cela, Anne était disposée à confier son fils aux soins de ce prêtre qui l’avait accusée d’être ivre dans une rencontre précédente.

   Confieriez-vous votre fils premier-né à une homme qui vous aurait parlé ainsi ?

   Quelle foi ! Quel courage ! Quelle femme incroyable !

   Y a-t-il des leçons pour nous aujourd’hui ? Nous heurtons-nous à des dirigeants d’église corrompus, dont certains investissent des offrandes du Seigneur dans des endroits douteux ? Avons-nous affaire à des hommes qui sont mous lorsqu’il faut refréner des pasteurs plus jeunes qui amènent toutes sortes d’abominations dans notre église ? Comment parlons-nous de tels pasteurs lorsqu’ils nous accusent d’être ivres de vin, alors que nous pleurons dans l’amertume de nos âmes à cause de notre amour pour le Fils engendré, plaidant pour que ce Fils soit reconnu dans Son église ?

   Y a-t-il une leçon pour nous ? Des bénédictions peuvent-elles venir à nous à travers un canal corrompu ? Pouvons-nous trouver une clef pour notre situation actuelle ?

   Est-il possible qu’au travers des dirigeants mêmes qui font ces choses viendra la bénédiction pour restaurer la voix prophétique, une voix qui prononcera un jugemement sur la structure même qui aura été utilisée pour produire cette voix ?

« …Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. »

 

2. L’odeur agréable de la soumission d’Abigaïl

   L’un des meilleurs exemples de l’Esprit de Christ répondant à une autorité dans l’apostasie est l’histoire d’Abigaïl.

   Dans le caractère d’Abigaïl, la femme de Nabal, nous avons un exemple de ce qu’est la femme selon Christ.     21 Manuscript Release, page 213.

   Nabal avait tous les avantages spirituels comme descendant de Caleb, mais il était pourtant tout ce qu’un responsable ne devrait pas être. La Bible décrit Nabal et Abigaïl comme entièrement opposés.

1 Sam 25 : 3 Le nom de cet homme était Nabal, et sa femme s’appelait Abigaïl ; c’était une femme de bon sens et belle de figure, mais l’homme était dur et méchant dans ses actions. Il descendait de Caleb.

   Le mot dur signifie sévère, au cœur dur, obstiné, rude, têtu, soucieux et au cou raide. Le mot méchant inclut ici l’adversité, l’affliction, le mal, les mauvais desseins et la déchéance. L’homme en question est un mari infernal. La seule bonne chose mentionnée à son sujet fut son héritage de Caleb, révélant d’autant plus la méchanceté de son caractère. Pouvez-vous imaginer la vie qu’a dû mener Abigaïl aux côtés de cet homme ? Que pouvait-il y avoir de pire que d’être liée à un mari sévère, rude et misérable ? Pourtant, face à cette malédiction torrentielle qui tombe sur Abigaïl, nous lisons avec étonnement et joie qu’elle était une femme de bon sens et belle de figure. Le mot hébreux pour « bon sens » signifie :

intelligence ; par implication, succès : - discrétion, connaissance, politesse, prudence, sens, compréhension, sagesse, sage.

   Comment une plante au parfum aussi agréable peut-elle pousser dans le canal d’une fontaine aussi nauséabonde ? N’est-ce pas là l’Esprit de Celui qui devint « un rejeton qui sort d’une terre desséchée (aride) ? » Et ainsi nous lisons :

   L’Esprit du Fils de Dieu habitait dans son âme. Patriarchs and Prophets, p. 667.[3]

   L’histoire biblique révèle que David et ses hommes avaient pourvu à un mur de protection pour Nabal. David envoya une délégation de dix hommes vers Nabal avec une bénédiction et une requête. Remarquez ce que David demanda à sa délégation de dire à Nabal :

1 Sam 25 : 6-8 Vous le saluerez en mon nom, et vous lui parlerez ainsi : Pour la vie sois en paix, et que la paix soit avec ta maison et tout ce qui t’appartient ! Et maintenant, j’ai appris que tu as les tondeurs. Or tes bergers ont été avec nous ; nous ne leur avons fait aucun outrage, et rien ne leur a été enlevé pendant tout le temps qu’ils ont été à Carmel. Demande-le à tes serviteurs, et ils te le diront. Que ces jeunes gens trouvent donc grâce à tes yeux, puisque nous venons dans un jour de joie. Donne donc, je te prie, à tes serviteurs et à ton fils David ce qui se trouvera sous ta main.

   David était l’oint du ciel pour bénir Israël. La bénédiction qu’il envoya n’était pas une simple plaisanterie agréable. Ces paroles comportaient une vraie bénédiction pour Nabal et sa maison. La réception de cette bénédiction avait pour seule condition de suivre l’alliance Abrahamique dont le principe consistait à bénir celui qui avait été béni de Dieu.

Gen 12 : 2-3 Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.

   Il y avait une bénédiction pour Abigaïl dans les paroles de David, mais son mari s’est placé dans une position attirant une malédiction sur sa maison, et ainsi, une malédiction sur Abigaïl.

1 Sam 25 : 10-11 Nabal répondit aux serviteurs de David : Qui est David, et qui est le fils d’Isaï ? Il y a aujourd’hui beaucoup de serviteurs qui s’échappent d’auprès de leurs maîtres. Et je prendrais mon pain, mon eau, et mon bétail que j’ai tué pour mes tondeurs, et je les donnerais à des gens qui sont je ne sais d’où ?

   Remarquez le défi que lance Nabal ; il ressemble beaucoup à la réponse de Pharaon à Moïse dans Exode 5 : 2. Nabal va cependant plus loin que Pharaon, et au lieu de faire une référence générale, il mentionne plus directement la filialité de David. Nabal refusa de reconnaître la filialité de David avec son père. C’était par cette lignée que Jacob avait indiqué que le sceptre ne s’éloignerait point. Genèse 49 : 10. Le déni de son identité fut un rejet direct de son droit à régner sur Israël.

   Grâce à Dieu, l’un des jeunes hommes rapporta toute l’histoire à Abigaïl, à laquelle il expliqua que le fils de Jessé[4] avait été un mur de protection pour le troupeau de son mari et n’avait rien entrepris contre lui. La question décisive est à présent posée à cette femme de grande sagesse :

1 Sam 25 : 17 Sache maintenant et vois ce que tu as à faire, car la perte de notre maître et de toute sa maison est résolue, et il est si méchant qu’on n’ose lui parler.

Dans cette affirmation, le serviteur plaide pour sa propre vie. Il sait que Nabal ne l’écoutera pas, ni aucun des serviteurs. Pourtant, si rien n’est fait, il y a un très grand risque pour que David balaye toute la maisonnée de la carte.

   Abigaïl prend une décision sans que son mari ne soit au courant. Elle sait que si elle plaide avec lui, elle recevra la même réponse qu’elle a toujours reçue.

   Abigaïl vit que quelque chose devait être fait pour détourner la conséquence de la faute de Nabal, et qu’elle devait prendre la responsabilité d’agir immédiatemment sans le conseil de son mari. Elle savait qu’il serait inutile de lui parler, puisqu’il ne recevrait sa proposition qu’avec abus et colère. Il lui rappelerait qu’il est le seigneur de sa maison, qu’elle était sa femme et lui était donc sujette, et devait agir selon ses ordres. Elle savait que le message rempli de méchanceté devait immédiatement être contrecarré, et, sans son accord, elle rassembla des provisions qu’elle estimait pouvoir au mieux calmer la colère de David. Elle savait en effet qu’il était déterminé à se venger de l’insulte qui lui avait été faite. Elle savait également que Nabal était si arrêté et déterminé dans sa voie, qu’il ne consentirait jamais à recevoir son conseil ou d’agir selon ses plan. Elle apporta elle-même à David ce que Nabal avait refusé de donner, et se lia elle-même à la cause de David pour son bien à lui. L’action d’Abigaïl dans cette histoire fut approuvée de Dieu, et la circonstance révéla en elle un esprit et un caractère noble. 21 Manuscript Release, p. 213.

   Arrêtons-nous un instant et considérons la vie d’Abigaïl vivant sous la tyrannie de Nabal. Combien de fois s’était-il moqué d’elle ? Combien de fois avait-il abusé d’elle, lui donnant le sentiment d’être une simple marchandise ? Combien de fois lui avait-il refusé ce qu’une femme devrait recevoir de son mari ? Un homme entièrement dépourvu de tendresse, d’attention et de souci pour son bien-être. Par son approche de David, elle aurait pu s’assurer sa propre liberté. Elle aurait pu dire à David combien son mari était méchant, et lui dire combien il la maltraitait. Mais que nous dit l’inspiration ?

   Abigaïl aborda David avec respect, lui manifestant de l’honneur et de la déférence, et plaida sa cause avec éloquence et succès. Sans excuser l’insolence de son mari, elle plaida cependant pour sa vie. 21 Manuscript Release, page 214.

   Je ne sais pas vraiment quelles émotions vous traversent maintenant, mais j’ai dû m’arrêter et y penser sérieusement. Plaideriez-vous pour la vie d’un homme qui ne vous causa que de la misère ? Abigaïl était une belle femme, intérieurement ainsi qu’extérieurement. Elle comprenait le canal de bénédiction. Si elle maudissait son mari, une malédiction tomberait sur elle. Il y a plus, elle plaida ainsi devant David :

1 Sam 25 : 28 Pardonne, je te prie, la faute de ta servante, car l’Eternel fera à mon seigneur une maison stable ; pardonne, car mon seigneur soutient les guerres de l’Eternel, et la méchanceté ne se trouvera jamais en toi.

   Abigaïl demande à David de pardonner son offense. QUOI ? Mais Abigaïl n’a rien fait de mal ! Pourquoi devrait-elle faire cela ? Abigaïl comprenait le canal de bénédiction, et puisqu’elle était la femme de Nabal, elle prit sur elle le péché de son mari pour le confesser. Sans vraiment s’approprier son péché, elle ne pouvait pas vraiment le confesser.

   Abigaïl manifesta une foi qui s’est profondément enracinée dans le caractère de Dieu et Son royaume. Par la foi, elle plaida pour la vie de son mari, confessa son péché, dans la foi et la confiance que Dieu entendrait le cri plus profond de son cœur pour être libérée de la tyrannie et obtenir la liberté d’honorer ouvertement le fils d’Isaï.

Ainsi, nous lisons :

1 Sam 25 : 36-37 Abigaïl arriva auprès de Nabal. Et voici, il faisait dans sa maison un festin comme un festin de roi ; il avait le cœur joyeux, et il était complètement dans l’ivresse. Elle ne lui dit aucune chose, petite ou grande, jusqu’à la lumière du matin. Mais le matin, l’ivresse de Nabal s’étant dissipée, sa femme lui raconta ce qui s’était passé. Le cœur de Nabal reçut un coup mortel, et devint comme une pierre.

Alors qu’elle plaida pour la vie de son mari, Dieu la délivra de sa tyrannie par la mort de ce dernier.

   Ainsi, nous voyons que par un processus qui la conduisit à plaidoyer en faveur de la vie de sa figure d’autorité immédiate, en prenant son péché sur elle et en le confessant, Dieu l’affranchit de cette autorité et lui accorda un accès direct à David par le mariage.

1 Cor 10 : 11 Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

   Le Fils de Dieu et Ses anges ont été comme un mur de protection autour de l’Eglise Adventiste du 7ème Jour. Il a envoyé une délégation à l’église avec une bénédiction de paix, et une demande pour offrir un sacrifice d’action de grâce. Pourtant, notre église a élevé sa voix sur un ton ferme et obstiné, disant « Qui est le Fils de David ? Cet homme ne régnera pas sur nous ! »

   En conséquence, des maux vont s’abattre contre la maison de l’Adventisme ; des messages nous sont parvenus pour nous expliquer la calamité qui est sur le point de tomber sur nous. Un grand nombre d’entre nous ont été traités sévèrement par l’église, et il leur a été interdit d’offrir des remerciements au Fils de David dans la maison Adventiste. Alors que ferons-nous mes frères et sœurs ? Dirons-nous au Fils de David, combien les respondables de l’Adventisme sont méchants ? Allons-nous prendre cela comme prétexte pour nous libérer de sa tyrannie et comploter sa destruction au travers de circonstances « providentielles » ? Ne choisirons-nous pas plutôt de répandre le parfum d’Abigaïl dans nos supplications au Fils de David ?

   Ces paroles ne pouvaient provenir que de lèvres purifiées par la sagesse d’en haut. La piété d’Abigaïl, semblable au parfum d’une fleur, s’exhalait de son visage, de ses paroles, de ses actes. L’Esprit du Fils[5] de Dieu habitait dans son âme. Ses paroles, empreintes de grâce, de bonté et de paix, exercèrent une céleste influence sur celui à qui elles s’adressaient. Patriarches et Prophètes, p. 649

   Ne plaiderons-nous pas pour la vie de notre église et pour les péchés de l’église ? Ne prendrons-nous pas vraiment le péché de l’église sur nous afin de pouvoir vraiment le confesser au Fils de David ? Nous n’avons pas besoin de la permission de l’église pour approcher le Fils de Dieu ; nous pouvons lui apporter nos tribus de louanges et plaider pour notre cas. Agissons rapidement et apaisons le Fils de David par nos supplications et nos appels.

   Nabal n’aurait pas eu besoin de mourir. En recevant ces nouvelles de sa femme, il aurait pu discerner sa sagesse alors qu’elle l’a sauvé, confesser son péché et lui demander de lui pardonner d’avoir été aussi mesquin. Il aurait pu demander pardon pour ses mauvaises voies, mais en maintenant sa défiance et en empêchant la bénédiction de David de passer par lui vers Abigaïl, Dieu a enlevé l’obstacle dans le canal et fit en sorte qu’Abigaïl reçoive le don de paix qui lui avait été offert dès le début.

   L’une des barrières qui empêchait Nabal de changer de voie était son état d’ivresse, et son désir d’agir comme un roi. S’il avait été moins saoul, il aurait pu changer ses voies. Même là, le vin de Babylone qui a séduit de nombreuses personnes dans notre église met un grand nombre en situation de risque de faire une crise cardiaque. Nous voyons donc que le moyen le plus puissant de supprimer un obstacle dans le canal est de prendre le péché de cet obstacle sur nous-mêmes et de plaider pour la vie de ceux qui obstruent ce canal.

   Ne plaiderons-nous pas pour leurs vies ? Ne prierons-nous pas avec ferveur pour eux ? C’est alors que les paroles seront prononcées sur nous :

1 Sam 25 : 32-33 David dit à Abigaïl : Béni soit l’Eternel, le Dieu d’Israël, qui t’a envoyée aujourd’hui à ma rencontre ! Béni soit ton bon sens, et bénie sois-tu, toi qui m’a empêché en ce jour de répandre le sang et qui a retenu ma main !

   Je vous invite à lire attentivement l’histoire d’Abigaïl, alors qu’il y a encore plusieurs points instructifs à glaner pour notre réflexion.

- L’histoire a lieu après la mort de Samuel, cette histoire s’applique donc à une période de temps suivant la mort d’un prophète. 1 Sam. 25 : 1.

- Nabal était un homme très riche. Il était riche et s’était enrichi, et pensait n’avoir besoin de rien. 1 Sam. 25 : 2.

- Bien que Saül était dirigeant et que David risquait selon toute apparence de finir victime des plans de Saül, Abigaïl maintint sa foi selon laquelle le Fils d’Isaï régnerait sur le trône d’Israël. 1 Sam. 25 : 30.

- Abigaïl fut retenue d’alerter son mari, étant donné son état d’ivresse. 1 Sam. 25 : 36.

- Lorsque David appella Abigaïl afin qu’elle devienne sa femme, Abigaïl prit avec elle cinq demoiselles, ou vierges, au mariage. L’esprit d’Abigaïl nous donne-t-il une idée de la bonne odeur de l’huile possédée par les vierges sages ?  1 Sam. 25 : 42.

 

3. Un homme selon le cœur de Dieu

   Les vies d’Anne et d’Abigaïl sont comme des phares de lumière pour ceux qui luttent sous le poids de dirigeants corrompus. L’Esprit de Christ en Anne prépara la voie pour qu’un prophète puissant réforme la nation d’Israël. La beauté d’Abigaïl, telle un parfum de bonne odeur, affermit le trône du futur monarque, par son conseil sage donné sur un ton humble et soumis. Ces deux femmes obtinrent toutes deux une bénédiction à travers un canal corrompu non seulement pour être bénies elles-mêmes, mais aussi pour l’ensemble de leur communauté.

   Dans la vie de David, d’autres leçons se trouvent révélées quant à la manière dont le peuple de Dieu devrait répondre à des dirigeants défectueux ou corrompus. Le cas de David s’adresse à nous, avec un avertissement pour tous ceux qui se sentent appelés à faire une œuvre pour Dieu.

1 Sam 16 : 13 Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. L’Esprit de l’Eternel saisit David, à partir de ce jour et dans la suite.

   David fut oint par la plus haute autorité spirituelle en Israël pour être roi d’Israël. Dieu avait rejeté Saül, et David devait le remplacer. Ce que nous trouvons le plus intéressant, c’est que David n’entreprit rien pour s’assurer pour lui-même ce que Dieu lui avait promis.

   L’insigne honneur conféré à David ne l’enfla pas d’orgueil. Il reprit tranquillement ses occupations, et attendit calmement le développement des plans de Dieu. Aussi humble et modeste qu’auparavant, de retour sur ses collines, il continua de prendre un tendre soin de ses troupeaux. Patriarches et Prophètes, p. 625[6]

   Nous voyons le Seigneur ouvrant la voie pour permettre à David de comprendre le fonctionnement de la cour du roi, en le conduisant à jouer devant Saül pour rafraîchir l’âme du roi. (1 Sam. 16 : 20-23) Après le début de son ascension vers le sommet dans le royaume, Saül le lunatique le perçut comme une menace dangereuse.

   C’est ici que nous voyons des rayons de lumière dans le caractère de David. A ce point-là, David était marié à l’une des filles du roi ; il savait également que le fils du roi Jonathan l’aimait, et qu’ils étaient nombreux dans la communauté à chanter ses louanges. N’était-ce pas là le moment d’affirmer sa direction de la nation ? N’était-il pas oint comme le futur roi ? Ne pouvait-il pas enrôler Samuel à sa cause, se tenir dans la capitale de la nation et se proclamer roi ? Pourquoi toutes ces fuites devant le roi, alors qu’il avait le pouvoir de gagner le peuple à sa cause ? Résumons la situation de David :

1. Il était oint par la plus haute autorité spirituelle et l’ancien juge d’Israël pour être roi.

2. Il était un héros national depuis qu’il avait abattu Goliath.

3. Il était marié à une fille de roi.

4. Il était aimé du premier successeur du trône, Jonathan.

5. David était un général talentueux, qui dirigeait à présent une troupe de combattants redoutables, qui venaient de détruire de nombreux philistins.

   Pourquoi fuir devant Saül ? Il avait abattu Goliath à lui seul. Dieu ne livrerait-il pas Saül entre ses mains pour s’emparer du trône ? Donc que se passe-t-il ensuite selon les Ecritures ?

1 Sam 24 : 2-5 Saül prit trois mille hommes d’élite sur tout Israël, et il alla chercher David et ses gens jusque sur les rochers des boucs sauvages. Il arriva à des parcs de brebis, qui étaient près du chemin ; et là se trouvait une caverne, où il entra pour se couvrir les pieds. David et ses gens étaient au fond de la caverne. Les gens de David lui dirent : Voici le jour où l’Éternel te dit : Je livre ton ennemi entre tes mains ; traite-le comme bon te semblera. David se leva, et coupa doucement le pan du manteau de Saül.

   Si vous étiez dans cette grotte, essayant de percer les ténèbres, pour y voir l’homme en personne qui voulait votre mort, couché dans un sommeil profond après être entré dans la grotte même où vous vous cachiez, vous seriez certainement contraint de voir cela comme la providence divine. Vous raisonneriez certainement qu’étant l’oint du Seigneur et le futur roi, vous devez mettre un terme à la souffrance d’Israël et franchir la porte que le Seigneur a clairement ouverte devant vous, n’est-ce pas ?

1 Sam 24 : 6-8 Après cela, le cœur lui battit, parce qu’il avait coupé le pan du manteau de Saül. Et il dit à ses gens : Que l’Eternel me garde de commettre contre mon seigneur, l’oint de l’Eternel, une action telle que de porter ma main sur lui ! car il est l’oint de l’Eternel. Par ces paroles David arrêta ses gens, et les empêcha de se jeter sur Saül. Puis Saül se leva pour sortir de la caverne, et continua son chemin.

   QUOI ? Cet homme fou et possédé du diable, qui gaspille de précieuses ressources pour tenter de tuer l’homme même que Dieu a appelé à être roi ! Comment David appelle-t-il cet homme ? « L’oint du Seigneur ! »

   Etant l’un des hommes de David, ne tenteriez-vous pas de raisonner avec lui ? Il est peut-être jeune et inexpérimenté ? Peut-être ne discerne-t-il pas la volonté de Dieu, et a besoin d’un peu d’assistance, style assistance Juda, pour le pousser à se saisir du trône que la providence lui accorde si clairement !

   Cette histoire n’est pas seulement stupéfiante parce que David a dit ce qu’il a dit, mais aussi parce que les hommes qui étaient avec lui n’ont pas répondu un mot, mais ont accepté son conseil.

Ô Père du ciel, combien il nous faut maintenant des hommes remplis de cet Esprit. Envoie-nous nous t’en prions cet Esprit, afin de nous aider à discerner la bonne manière de gérer des dirigeants égarés. Je demande cela au nom de ton Fils, Jésus.

   Juste au cas où nous aurions manqué ce point, David nous conduit une fois de plus dans cette routine pour que nous la saisissions bien dans 1 Samuel 26. Je vous invite à lire tout le chapitre soigneusement, mais voici le principe exprimé à nouveau ici.

1 Sam 26 : 9-11 Mais David dit à Abischaï : Ne le détruis pas ! car qui pourrait impunément porter la main sur l’oint de l’Eternel ? Et David dit : l’Eternel est vivant ! c’est à l’Eternel seul à le frapper, soit que son jour vienne et qu’il meure, soit qu’il descende sur un champ de bataille et qu’il y périsse. Loin de moi, par l’Eternel ! de porter la main sur l’oint de l’Eternel ! Prends seulement la lance qui est à son chevet, avec la cruche d’eau, et allons-nous-en.

   Ces paroles raisonnent dans mes oreilles comme le tonnerre qui gronde du Sinaï.

   …qui pourrait impunément porter la main sur l’oint de l’Eternel ?

   Mes amis, ces histoires ne sont-elles pas écrites pour notre avertissement ? Ne pouvons-nous pas discerner en cela une leçon quant à la manière dont nous devrions réagir face à des dirigeants corrompus ? Si un homme tel que David agit ainsi envers un pauvre homme égaré, faible, lunatique et possédé tel que Saül, quelle est notre excuse ?

   De crainte que nous ne manquions une partie de la signification plus profonde de 1 Samuel 24 et 26, remarquez la bénédiction prononcée par Saül sur David.

1 Sam 24 : 18-21 Et il dit à David : Tu es plus juste que moi ; car tu m’as fait du bien, et moi je t’ai fait du mal. Tu manifestes aujourd’hui la bonté avec laquelle tu agis envers moi, puisque l’Eternel m’avait livré entre tes mains et que tu ne m’as pas tué. Si quelqu’un rencontre son ennemi, le laisse-t-il poursuivre tranquillement son chemin ? Que l’Eternel te récompense pour ce que tu m’as fait en ce jour ! Maintenant voici, je sais que tu régneras, et que la royauté d’Israël restera entre tes mains.

   C’est de la bouche du roi apostat que sortit pour David la déclaration de royauté ; de la bouche du pervers sortit une bénédiction pour David et Israël. Tout comme Balaam, Saül désirait maudire Israël en détruisant David, mais entre les mains du Tout-Puissant, il ne pouvait rien faire de plus que de le bénir ! Alleluia ! Que notre Père soit béni.

Luc 18 : 27 Jésus répondit : ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.

Mais notre Père ne puise pas qu’une seule fois de ce puit corrompu, il puise une fois de plus pour nous montrer qu’on ne se moque pas de Lui, et que Sa volonté souveraine ne peut être détournée par aucun homme.

1 Sam 26 : 25 Saül dit à David : Sois béni, mon fils David ! tu réussiras dans tes entreprises. David continua son chemin, et Saül retourna chez lui.

   Toutes ces choses que Saül prononça sur David se réalisèrent. David obtint la victoire, fit de grandes choses, et fut couronné roi d’Israël selon la parole du roi.

   Combien je suis reconnaissant pour ces exemples bibliques qui nous enseignent comment gérer des dirigeants apostats. Les fils de Bélial trouveront toutes sortes d’excuses pour dire que cela ne s’applique pas à nous, mais je suis convaincu que ces histoires sont écrites spécifiquement pour nous à cette époque. Ne posons pas nos mains ou nos paroles sur l’oint de l’Eternel, mais remettons-nous entre les mains de Dieu, qui ouvrira une voie pour le juste.

  

La confiance en notre Créateur 

   Psaume 28 : 7 L’Éternel est ma force et mon bouclier ; en Lui mon cœur se confie, et je suis secouru ; j’ai de l’allégresse dans le cœur, et je le loue par mes chants.

   Le monde dans lequel nous vivons actuellement est comme l’aiguille des secondes sur une montre : toujours en mouvement. Il semble qu’il y ait tant à faire et si peu de temps pour l’accomplir. Nous avons souvent le sentiment qu’il n’y a pas un moment à perdre, pas un instant pour se reposer ou se détendre.

   Nous sommes stressés au travail, à l’école, à l’Église, dans notre famille, avec nos amis et avec tout ceux avec lesquels nous entrons en contact. Les récréations de ce monde ne font que l’augmenter. Avez-vous déjà pensé à vous arrêter, à vous mettre de côté et laisser le monde passer ? Vous n’êtes pas les seuls à ressentir cela. Malheureusement beaucoup de personnes décident de repartir dans ce monde de « fous ». Il s’agit d’un monde qui va rapidement à sa perte et à sa destruction, et Satan fait tout son possible pour que nous soyons avec lui.

   Comment faire face à ce monde ? Existe-t-il une fondation sûre et certaine sur laquelle nous pouvons nous tenir, au milieu de cette tempête de confusion et de folie ? Oui, il y a un refuge. Il a été un jour merveilleusement décrit par un peintre. Au milieu d’une tempête, sur la côte, entre les rochers déchiquetés se trouvait un nid, protégé des vagues en furies par une mère oiseau, nourrissant ses petits. Une paix si parfaite était en contraste frappant avec les éléments déchaînés. Cette paix est l’assurance pour les cœurs humains que Dieu nous offre un refuge de la même manière.

   Certaines personnes non-croyantes ont une manière de vivre tout à fait bonne, mais elles ne placent pas leur confiance en Dieu. Certains placent leur confiance en eux-mêmes, d’autres en leur gouvernement, et d’autres encore dans certaines forces spirituelles. Jésus est le seul capable de porter nos fardeaux et nous offrir l’espérance d’une vie meilleure que celle que ce monde peut nous donner. La paix que Lui seul peut nous donner renouvelle la vigueur de notre esprit et la santé de notre corps.

« La foi est la confiance en Dieu, la croyance qu’Il nous aime et qu’Il sait mieux que personne ce qui nous est utile. Elle nous conduit donc à choisir Sa volonté au lieu de la nôtre, à préférer sa sagesse à notre ignorance, à remplacer notre faiblesse par sa puissance et à couvrir nos péchés par sa justice. …

La foi reçoit du Seigneur la vie qui seule peut permettre de croître et de se développer.  …

La foi qui nous rend capables de recevoir les bienfaits de Dieu est elle-même un don accordé dans une certaine mesure à chaque être humain. Elle grandit lorsque nous l’employons à nous approprier la Parole de Dieu. Éducation p 259.

   Le mot CONFIANCE peut être associé à un autre terme utilisé par les chrétiens : la FOI. Dieu place une importance particulière sur les concepts de confiance et de foi. Il est nécessaire que nous comprenions en quoi notre confiance doit ou ne doit pas se placer.

   En quoi ne devons-nous pas placer notre confiance ? La Bible dit : « Maudit soit l’homme qui se confie dans l’homme, qui prend la chair pour son appui. » Jérémie 17 : 5. Dieu ne veut pas que nous placions notre confiance en l’homme ou en nous-mêmes. La Bible nous met également en garde contre le fait de placer sa confiance dans les armes (Ps. 44 : 6), les richesses (Ps. 49 : 6, 7), les dirigeants (Ps. 146 : 3), et les œuvres (Jér. 48 : 7). Ce sont les choses sur lesquelles le monde place sa confiance.

   Mais alors… où les Chrétiens placent-ils leur confiance ? « Car notre cœur met en lui sa joie, car nous avons confiance en son saint nom. » (Ps. 33 : 21) « Je me confie dans la bonté de l’Éternel, éternellement et à toujours. » (Ps. 52 : 10) « Je me confie en ta Parole. » (Ps. 119 : 42)

   En résumé, ces passages nous montrent que les chrétiens doivent placer leur confiance et leur foi en Dieu.

   Pour comprendre la confiance en Dieu, il nous faut voir ce que le stress signifie. Le stress peut être défini comme une situation ou une action qui place une pression physique ou mentale supplémentaire sur une personne. La plupart des gens sont tout à fait d’accord pour dire que le stress fait partie de leur vie, et qu’il s’agit d’une partie naturelle de ce monde de péché. Par ce moyen Satan désire nous voir détourner nos yeux de Jésus, et les fixer sur nous-mêmes.

   Le stress cause de nombreux changements dans nos corps : le pouls augmente, la tension artérielle monte, la concentration glucidique devient plus importante, et la respiration devient plus rapide.

   Une vie continuellement placée sous le stress diminuera les forces vitales du corps. Cette source d’énergie vous a été donnée par le Créateur lorsque vous étiez formés dans le ventre votre mère et ne peut être rendue une fois qu’elle a été utilisée. Ainsi lorsqu’une personne est sous un stress constant, ses réserves diminuent et il devient de plus en plus difficile de faire face à des situations stressantes, telles que la maladie.

   Gardez courage ! Le grand Médecin possède un remède qu’il a racheté par Son sang.

« La foi est un conquérant plus puissant que la mort. Si nous pouvons inciter un malade à fixer avec foi son regard sur le grand Médecin, nous verrons des résultats merveilleux. La vie sera impartie au corps comme à l’âme. » MG p 48

« Lorsque l’esprit de l’homme est amené en communion avec l’Esprit de Dieu, lorsque le fini est mis en contact avec l’infini, les résultats qui en découlent pour l’esprit, l’âme et le corps sont inestimables. » CP p. 111

« L’amour que le Christ répand dans l’être tout entier est une puissance vivifiante. C’est lui qui guérira notre cœur, notre cerveau, nos nerfs. Par Lui les plus nobles énergies de notre être sont mises en activité. Il libère l’âme de sa culpabilité et de sa tristesse, de ses anxiétés et de ses soucis. Il nous apporte le calme et la sérénité, et répand dans notre âme une joie, une joie dans le Saint-Esprit, qui est une source de vie et de santé, et que rien au monde ne saurait détruire. » MG p 90, 91

   Jésus désire porter vos fardeaux. Il ne peut les prendre que si vous les lui donnez. Votre décision est nécessaire. Si vous vous sentez écrasé par le péché et les fardeaux de ce monde, suivez ce conseil de la Bible :

« Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse ; reconnais-le dans toutes tes voies et il aplanira tes sentiers. » Proverbes 3 : 5, 6

ET mes amis :

IL VOUS RENDRA LIBRES

   

Coin Enfants

De sorcier à colporteur

   Kazala habitait un important village au Congo. Il était sorcier et au mur de sa hutte pendait un sac de gris-gris ou amulettes.  Il y avait des poils de zèbres, des dents de crocodile, de la graisse venant d’un cœur de lion, des peaux de serpents et différentes sortes d’os. Les malades venaient consulter Kazala. Il parlait aux mauvais esprits et donnait des médicaments qui, disait-il, guériraient les maladies. Tout le monde le respectait et l’écoutait quand il parlait.

   Une nuit, alors que Kazala dormait dans sa hutte, il entendit une voix lui parler.

- Kazala, tu dois brûler tes gris-gris et aller à la mission.

   Kazala s’éveilla et regarda autour de lui pour voir qui avait parlé, mais il n’y avait personne à voir dans l’obscurité. Au matin, il fit le tour de sa hutte pour voir si quelqu’un était venu et lui avait parlé par la fenêtre, mais il ne put découvrir aucune trace. Il pensa que ce n’était qu’un rêve.

   Un mois plus tard, il entendit la même voix dire les mêmes mots. Il eut peur. Il sauta sur ses pieds et se précipita hors de la hutte, mais la nuit était silencieuse, et seules les étoiles semblaient observer le monde.

   Kazala n’osa plus désobéir à l’ordre plus longtemps. Il rassembla les habitants du village et leur fit part de ce qu’il avait  entendu. Il fit un feu en plein milieu du village et y jeta tous ses gris-gris. Les gens avaient peur. Ils étaient sûrs que la colère des esprits allait se déchaîner sur eux.

   Deux jours plus tard, Kazala arriva à la mission et se dirigea vers le bureau du pasteur africain. Le pasteur écouta son histoire avec une grande surprise, car Kazala était un sorcier célèbre, connu à des kilomètres à la ronde.

   On donna à Kazala une hutte et du travail pour qu’il puisse gagner de l’argent pour acheter de la nourriture et des vêtements. Il se rendit à toutes les réunions et étudia ses leçons de la Bible fidèlement. Quand il eut terminé cette étude, il fut baptisé et se joignit à l’Église Adventiste.

   Peu après son baptême, Kazala alla voir le pasteur.

- Pasteur, je veux travailler pour Dieu.

- Très bien, Yohanna (le nouveau nom qui lui avait été donné quand il avait été baptisé), mais que veux-tu faire ? Tu n’as jamais été à l’école, donc tu ne peux ni enseigner ni prêcher, dit le pasteur.

- Que pensez-vous que je pourrais faire ? dit Yohanna d’un ton implorant.

- Pourquoi ne pas t’inscrire à l’école et apprendre à être un instituteur-évangéliste ? suggéra le pasteur.

- Non ! Non ! Il me faudrait trop de temps. Il faut que j’aille tout de suite présenter l’Evangile à mon peuple.

   Yohanna était impatient de retourner dans son village pour enseigner à ses habitants le message de Jésus.

   Le pasteur était troublé. Il alla parler de ce cas au missionnaire. Finalement, il fut suggéré que peut-être Yohanna pourrait vendre des livres. Et le missionnaire le fit appeler.

- Yohanna, aimerais-tu vendre des livres ?

- Quel genre de livres ? demanda Yohanna avec un demi sourire.

- Oh ! des Bibles, des cantiques, et des livres qui parlent de la religion chrétienne, suggéra le missionnaire.

   Les yeux noirs de Yohanna se mirent à briller.

- Bouana, pensez-vous que je pourrais ?

- Eh bien ! Yohanna, je ne vois pas pourquoi tu ne pourrais pas essayer.

   Le missionnaire encouragea Yohanna :

- Pourquoi n’apportes-tu pas ta bicyclette à l’atelier du menuisier pour lui demander de te faire une boîte pour y transporter tes livres ?

   Yohanna fut enchanté de l’idée. Bientôt il avait deux casiers, un de chaque côté de la roue arrière. Le directeur de la mission remplit les boîtes de livres, et Yohanna se mit en route.

   Il retirait beaucoup de joie de son travail. Il alla de village en village avec ses livres. Tout le monde le connaissait en tant que grand sorcier, et tous étaient surpris quand il leur disait qu’il était maintenant chrétien. Dans certains villages, il vendait trois, quatre, cinq ou même dix livres. Quelques-fois, il lui fallait deux ou trois semaines pour vider ses boîtes. Dès que le dernier livre était vendu, il apportait l’argent à la mission et achetait d’autres livres.

   Un jour, alors que ses boîtes étaient pleines, il se dirigea vers un village où tous les habitants étaient païens. Dans ce village résidait un sorcier bien connu. Plus Yohanna approchait de ce village, plus il lui était difficile de vendre ses livres.

   Tard dans l’après-midi, Yohanna arriva au village. Il ne vit aucun sourire sur les visages des habitants. Le colporteur ouvrit ses boîtes et montra ses livres, mais personne ne courut chercher de l’argent pour les acheter. Tandis qu’il parlait aux villageois, le chef s’approcha de lui. Il avait les sourcils froncés.

- Je crois qu’il vaut mieux que tu poursuives ton chemin. Personne ici ne va acheter aucun de tes vieux livres.

- Je viens de loin, répondit humblement Yohanna. J’aimerais bien passer la nuit ici.

- C’est impossible. si tu suis ce sentier pendant environ quatre kilomètres, tu arriveras à un autre village où tu pourras passer la nuit. Mais tu ne peux pas rester dans mon village.

   Le chef montrait un sentier s’enfonçant dans la forêt.

   Non loin de ce village se trouvait une haute colline. On disait qu’un démon vivait au sommet de cette colline. Des gens, à des kilomètres à la ronde, apportaient de la nourriture pour plaire à l’esprit du démon. C’est alors que Yohanna eut une idée audacieuse.

- Vois-tu cette montagne ? demanda-t-il en la pointant du doigt. Si tu ne me laisses pas dormir au village cette nuit, j’irai me coucher à son sommet.

   Les Africains qui assistaient à la conversation se mirent à crier, tout excités.

- Non ! Non ! Tu ne dois pas faire ça ! répondit le chef.

- Alors, vas-tu me laisser rester dans ton village ?

- Non, je t’ai déjà dit que je ne le permettrais pas. Prends ce sentier jusqu’au prochain village, insista le chef.

- Si tu ne me laisses pas dormir ici, je dormirai sur cette montagne, répondit Yohanna fermement.

   Le chef secoua la tête. Les gens supplièrent Yohanna de ne pas monter sur la colline.

- L’esprit va te tuer et te manger, et puis il sera en colère contre tout notre village !

   Mais Yohanna avait pris sa décision. Il demanda à l’un des hommes de garder sa bicyclette pendant la nuit.

- Mais qu’est-ce que j’en ferai demain ? demanda l’homme.

- Je reviendrai la chercher moi-même, répondit Yohanna.

- Toi ? s’exclama l’homme. Tu ne reviendras jamais de cette montagne.

   Yohanna sourit.

- C’est ce que nous allons voir. Si je ne reviens pas, tu peux garder la bicyclette.

   Avec une couverture, un petit paquet de nourriture et quelques allumettes, Yohanna traversa la forêt et se dirigea vers le sommet de la colline. Il n’y avait pas de sentier, et il trébuchait sur les troncs qu’il rencontrait sur ses pas. Il entendait les oiseaux crier et les singes se disputer. Il gardait les yeux fixés sur un grand arbre qui dépassait tous les autres au sommet de la colline. Il s’en servit pour rester dans la bonne direction.

   En approchant de l’arbre, il remarqua ses grosses branches basses. Il pensa que ce serait un excellent abri pour installer son camp. A bout de souffle, il grimpa les derniers mètres qui le séparait du sommet et se laissa tomber sur une souche pour se reposer. Il ferma un moment les yeux. Soudain, il perçut un mouvement. Il ouvrit les yeux et vit un énorme python se balancer sur une branche. Yohanna sauta sur ses pieds et s’enfuit. Il décida de s’installer pour dormir à plusieurs centaines de mètres de là. Il ne voulait pas envahir le domaine du python.

   Il rassembla autant de bois qu’il le put et construisit un foyer. Il savait qu’il y avait des lions dans la région, et il ne voulait prendre aucun risque. Si les lions l’emportaient, les villageois accuseraient le mauvais esprit.

   Yohanna pria ardemment pour que les anges de l’Éternel le protègent pendant la nuit. Il n’osa pas dormir, de peur que le feu s’éteigne. Toute la nuit, il le fit brûler. Pendant la nuit, les villageois sortirent de leurs maisons et virent les flammes qui dansaient au sommet de la colline.

   Ce fut une longue nuit pour Yohanna. Au matin, il redescendit au village. Les gens se rassemblèrent autour de lui.

- Comment as-tu fait ? As-tu entendu quelque chose ? Comment se fait-il que tu n’aies pas eu peur ?

- Le Dieu que j’adore est plus fort que tous les esprits du monde, répondit Yohanna. Il prendra soin de moi, où que je sois. Il prendra aussi soin de vous, si vous le laissez faire.

- Tu adores le Dieu des chrétiens, n’est-ce pas ?

   Les villageois étaient amicaux maintenant.

- Oui, et ces livres parlent de lui. Ne voulez-vous pas en acheter quelques-uns ?

   Yohanna profita de leur attitude amicale.

   Oui, ils voulaient les livres. Yohanna ouvrit ses boîtes, et les gens allèrent chercher leur argent. Il vendit des livres pendant toute la matinée, jusqu’à ce qu’il ne lui en reste plus un seul. Alors, il alla voir le chef.

- Puis-je dormir dans ton village ce soir ? demanda Yohanna. J’aimerais avoir une réunion avec toi et avec tous les villageois.

   Le chef avait l’air très humilié.

- Tu peux dormir dans ce village autant de nuits que tu le voudras. Tu peux dormir dans ma maison, si tu le désires. Il faut nous pardonner d’avoir été aussi inhospitaliers envers toi.

   Trois jours plus tard, à la grande surprise du pasteur de la mission de Songa, Yohanna était de retour pour demander d’autres livres. Il montra ses boîtes vides et raconta son histoire. Puis, avec un autre chargement, il se remit en route… une fois de plus.

Notre Petit Ami, 1971

  

Coin Santé

Caramels aux fruits

Ingrédients :

- 200 g de noix ou d’amandes

- 200 g de dattes dénoyautées

- 200 g de raisins secs

- 200 g de pruneaux dénoyautés

- de la noix de coco râpée

 

Préparation:

- Hacher les noix ou les amandes pour obtenir de la poudre.

- Dans un saladier, couper les fruits secs en petits morceaux et les mélanger.

- Passer les fruits secs ainsi mélangés au hache viande, ou à l’extracteur avec un embout sans grille afin d’obtenir une pâte bien épaisse

- Ajouter les noix hachées et bien mélanger.

- Prendre une petite cuillère de ce mélange et former une boule ou un petit cube, selon vos préférences, et rouler dans la noix de coco râpée.

- Déposer chaque “caramel” aux fruits dans un plat et continuer jusqu’à ce que tout le mélange soit utilisé.

- Conserver au frais.

- Ces “caramels” se conservent bien – ainsi, si vous le souhaitez, vous pouvez en faire une plus grande quantité !

- Vous pouvez utiliser d’autres fruits secs, selon vos goûts.

 

Nous sommes heureux de vous annoncer la publication du livre « Le Modèle Divin » d’Adrian Ebens.

   Le modèle divin touche chaque aspect de nos vies et tient la clé de la joie, de la paix et de l’harmonie au sein de nos mariages, nos com-munautés, nos églises et de toutes les structures sociales dans notre monde.

   Dans la relation entre Dieu et Son Fils, nous contemplons la clé de ce modèle divin. Plus nous les contemplons, les aimons et calquons nos vies d’après eux, plus nous devenons réceptifs à leur canal de bénédiction dans nos vies.

   Avant le début de ce monde, Satan et ses anges œuvrèrent pour obscurcir le modèle divin et le remplacer par une contrefaçon qui briserait le circuit de l’amour infini de Dieu et amènerait une misère inexprimable sur le monde.

   Découvrez cette contrefaçon trompeuse et voyez, dans le grand modèle divin originel la clé pour ramener notre église à l’adoration de Dieu et de Son Fils.

  

 N’hésitez pas à nous contacter pour obtenir cet ouvrage qui, c’est notre prière, vous fera beaucoup de bien.



[1] Il s’agit là des trois chapitres de la section quatre du « Modèle Divin » maintenant disponible en entier sur demande.

[2] Voir Patriarchs and Prophets, p. 575

[3] Ndt. Dans Patriarches et Prophètes, p. 649, ce passage est traduit « L’Esprit de Dieu habitait dans son âme, » ce qui ne correspond pas au texte original.

[4] Isaï signifie « Je possède, » et Prov. 8 : 22 dit « Le Seigneur m’a possédée au commencement de sa voie. » KJV

[5] Ndt. « du Fils » est présent dans l’original. Voir Patriarches and Prophets, p. 667.

[6] Voir Patriarches et Prophètes, p. 641.