Vol.4 - Juillet 2016

 

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« Moi, l’Éternel, ton Dieu, je t’instruis pour ton bien, je te conduis dans la voie que tu dois suivre. Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ton bien-être serait comme le sable, et ton bonheur, comme les flots de la mer. » Ésaïe 48 : 17, 18

 

Table des matières

Éditorial

Les sept sceaux - Étude Biblique

La volonté de Dieu à notre sujet – Ellen G. White

Une histoire d’amour pour vous – Lionel Crepin

L’Évangile éternel – Ellet J. Waggoner

Le charbon activé : remède ancien et moderne

Voyage gratuit ! – histoire pour les enfants

Terrine de lentilles — coin santé

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Editorial

 « Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche. » Luc 21 : 28.

 

   Chers frères et sœurs,

   Alors que tout autour de nous nous voyons les nations se diviser entre elles et les signes d’une crise imminente se multiplier, Dieu nous appelle à lever nos têtes et à regarder, bien au-delà du ciel voilé, à Jésus, notre Souverain Sacrificateur qui intercède encore un peu de temps pour son peuple. Mes frères, mes sœurs, la délivrance approche ! N’est-ce pas une merveilleuse nouvelle ? L’ennemi voudrait bien nous faire tomber et détourner nos regards de notre Père céleste, mais Celui qui a fait la promesse est fidèle et ce qu’Il a promis, il l’accomplira avec certitude.

   Malgré tout ce qui se passe dans notre pays et dans le monde entier, Dieu désire que nous nous reposions en Lui, puisant force et sagesse pour faire face aux épreuves qui nous attendent et révélant à ceux qui nous entourent Son caractère, Son amour, Sa bienveillance et Sa fidélité.

   C’est encore avec joie et reconnaissance envers notre bon Père céleste que nous venons vers vous avec ce nouveau numéro d’Etoile du Matin. Nous prions que vous puissiez être encouragés par les différents articles présentés. L’étude Biblique vous aidera certainement à sonder les Écritures et à méditer sur le thème des sept sceaux. Nous avons particulièrement trouvé intéressants l’article de Sœur White qui nous a nourri et fortifié dans le Seigneur. Vous trouverez aussi beaucoup de joie en lisant le témoignage de notre frère Lionel et la manière dont le Seigneur s’est fait connaître à lui. L’étude de frère Waggoner sera certainement une source de méditation et d’émerveillement. Le coin santé vous mettra en relation avec ce remède formidable qu’est le charbon activé et les enfants se régaleront en lisant l’histoire du voyage de Daniel !

Nous vous rappelons également le camp-meeting du 15 au 18 septembre où nous aurons la joie et le privilège d’étudier la Parole avec notre frère Adrian Ebens. Puissions-nous préparer nos cœurs à ces moments bénis afin que le Seigneur puisse agir et transformer nos vies à Sa gloire.

   A bientôt chers amis,

   Elisabeth et Marc

  

Étude biblique – Études sur l’Apocalypse

 

Les sept sceaux

 

Textes de la leçon : Apoc. 6 et 8 : 1

Verset à réciter : « Ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de prendre le livre, d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé, tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation. » Ap. 5 : 9.

A consulter Tragédie, pp. 677-695 ; S.D.A. Bible Commentary, vol. VII.

 

POUR L’ETUDE QUOTIDIENNE

1. Coup d’œil sur la leçon ; plan

2. Questions 1, 2

3. Questions 3-6

4. Questions 7, 8

5. Questions 9-11

6. Questions 12-14

7. Révision

 

PLAN DE LA LEÇON

I. Les débuts de l’ère chrétienne

1. Le Christ est digne d’ouvrir les sceaux, Apoc. 5 : 5-7 ; 6 : 1

2. Symboles révélés à l’ouverture du premier sceau, Apoc. 6 : 5, 6

 

II. L’ère des persécutions

3. L’ouverture du second sceau fait apparaître un cheval roux, Apoc. 6 : 3, 4

4. L’ouverture du troisième sceau – un cheval noir, Apoc. 6 : 5, 6

5. Le blé et l’orge, l’huile et le vin, Apoc. 6 : 6

6. Le cheval pâle et son cavalier, Apoc. 6 : 7, 8

 

III. Les âmes sous l’autel

7. Les âmes crient, tel le sang d’Abel, Apoc. 6 : 9, 10 ; Gen. 4 : 10

8. Tous les enfants de Dieu recevront en même temps leur récompense, Apoc. 6 : 11 ; Héb. 11 : 39, 40 ; 1 Thess. 4 : 16, 17

 

IV. Signes de la venue du Christ

9. Le grand tremblement de terre, Apoc. 6 : 12a

10. Les signes dans le ciel, Apoc. 6 : 12b, 13 ; Mat. 24 : 29

11. Le ciel se retire, Apoc. 6 : 14

 

V. Le second avènement

12. Silence dans le ciel, Apoc. 8 : 1

13. Angoisse des méchants, Apoc. 6 : 15-17

14. Joie des justes, Es. 25 : 8, 9

  

LES DÉBUTS DE L’ÈRE CHRÉTIENNE

1. Qui seul est digne d’ouvrir les sceaux ? Apoc. 5 : 2, 5-7 ; 6 : 1

« Et je vis un ange puissant, qui criait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre, et d’en rompre les sceaux ? »

« Et l’un des vieillards me dit : Ne pleure point, ; voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. »

« Je regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre : Viens et vois. »

2. A l’ouverture du premier sceau, quels symboles sont révélés ? Apoc. 6 : 2

Je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre.

Note – « Un cheval blanc, c’est un symbole de pureté et de victoire. Le cavalier qui le montait reçoit une couronne ; il porte un arc, et il part en vainqueur et pour vaincre. C’est un symbole magnifique du triomphe de l’Evangile au premier siècle de la dispensation chrétienne. » - R.-A. Anderson, Unfolding the Revelation, p. 63.

 

L’ÈRE DES PERSÉCUTIONS

3. Que voit Jean à l’ouverture du second sceau ? Apoc. 6 : 3, 4.

« Quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait : Viens et vois. Et il sortit un autre cheval roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée. »

4. A l’ouverture du troisième, qu’est-ce qui apparaît ? Apoc. 6 : 5

« Quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant qui disait : Viens et vois. Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. »

Note – Ici, nous avons un cheval noir. Quel contraste entre la couleur de ce cheval et celle du premier ! A cette époque, l’Église, par son compromis avec le paganisme, était tombée dans de profondes ténèbres morales et spirituelles. Il y avait une famine de la Parole de Dieu non falsifiée. La tradition et l’enseignement des Pères de l’Eglise remplaçaient l’Ecriture sainte. Ce système religieux erroné devait aboutir à la papauté.

5. Que dit alors une voix ? Apoc. 6 : 6

« Et j’entendis au milieu des quatre êtres vivants un voix qui disait : Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier, mais ne fais point de mal à l’huile et au vin. »

6. Quelle était la couleur du quatrième cheval, et quel pouvoir fut donné à son cavalier ? Apoc. 6 : 7, 8.

« Quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : Viens et vois. Je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour de morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

 


LES ÂMES SOUS L’AUTEL

7. Quelle chose étrange Jean aperçut-il lorsque s’ouvrit le cinquième sceau ? Apoc. 6 : 9, 10. Cf. Gen 4 : 10.

Quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la Parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. Ils crièrent d’une voix forte, en disant : Jusques à quand, Souverain saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ?

à Et Dieu dit : Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu’à moi.

Note – « Les cris des fidèles persécutés monteront jusqu’aux cieux, et de même que la voix du sang d’Abel criait de la terre, on entendra aussi celle des martyrs qui s’élève de leurs tombes, des profondeurs de la mer, des cavernes des montagnes et des voûtes des couvents, disant : “Jusques à quand, Maître saint et véritable, tarderas-tu à juger et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? ” » - Tém., vol. II, p. 180.

8. A quel moment ces témoins du Christ recevront-ils leur récompense ? Apoc. 6 : 11 ; Héb. 11 : 39, 40 ; 1 Thes. 4 : 16, 17.

Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux ; et il leur dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fut complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.

Tous ceux-là, à la foi desquels il a été rendu témoignage, n’ont pas obtenu ce qui leur était promis, Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu’ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection.

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Note – « Ce n’est qu’à la venue personnelle de Jésus que ses disciples recevront le royaume. » - Tragédie, p. 350.

 

SIGNES DE LA VENUE DU CHRIST

9. Quel événement marque l’ouverture du sixième sceau ? Apoc. 6 : 12a.

Je regardais, quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, (…)

Note – « Conformément à cette prophétie, eut lieu, en 1755, le tremblement de terre le plus destructeur que l’histoire ait enregistré. Quoique connu sous le nom de « tremblement de terre de Lisbonne », il secoua une partie  considérable de l’Europe, de l’Afrique, et de l’Amérique. Il fut ressenti au Groenland, aux Antilles, à l’île Madère, en Norvège, en Suède, en Angleterre et en Irlande, soit sur une étendue de plus de six millions de kilomètres carrés. En Afrique, il fut presque aussi violent qu’en Europe. La ville d’Alger fut en grand partie détruite ; au Maroc, un village de huit à dix mille habitants disparut. Un terrible raz de marée submergea les côtes d’Espagne et d’Afrique, envahit des villes et occasionna des dégâts énormes. » - Id. p. 342.

10. Quel signes extraordinaires devaient aussi se produire dans le ciel ? Apoc. 6 : 12b, 13. Cf. Mat. 24 : 29.

…le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu’un figuier secoué par le vent violent jette ses figues vertes.

Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel, et les puissances des cieux seront ébranlées.

Note – « A peu près unique parmi les phénomènes de ce genre se place l’événement mystérieux, inexpliqué jusqu’à ce jour, connu sous le nom de “jour obscur du 19 mai 1780”, que fut l’obscurcissement de tout le ciel visible et de l’atmosphère de la Nouvelle-Angleterre. (…) Les ténèbres de cette nuit ne furent pas moins extraordinaires et terrifiantes que celles de la journée. Bien que la lune fût presque dans son plein, on ne pouvait rien distinguer sans la lumière artificielle… Après minuit, l’obscurité se dissipa, et la lune, au moment où elle parut, avait la couleur sang. » - Id., p. 344-346.

   « Le dernier des signes donnés par le Sauveur comme avant-courreurs de sa venue eut lieu en 1833, deux ans après que Miller eut commencé ses prédications… Cette prophétie fut accomplie d’une façon frappante par l’averse météorique du 13 novembre 1833. » - Id., p. 372.

11. Qu’arriva-t-il ensuite ? Apoc. 6 : 14.

Le ciel se retira comme un livre qu’on roule ; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places.

Note – « Il ne s’agit pas ici des sphères célestes, mais plutôt de l’atmosphère. L’atmosphère, ou le firmament, est aussi appelée “le ciel”. (Voir Gen. 1 : 8.) A la seconde venue du Christ l’atmosphère passera, les montagnes et les îles disparaîtront. (Voit Apoc. 6 : 14 ; 16 : 18-20.)… Il est curieux de constater que notre génération se trouve exactement dans la période prophétique comprise entre les versets 13 et 14. Les signes dans le ciel se sont accomplis, et nous pouvons attendre avec confiance la venue de notre Seigneur. » - R.-A. Anderson, Unfolding the Revelation, p. 73.

 

SECOND AVÈNEMENT

12. Que se passe-t-il dans le ciel à l’ouverture du septième sceau ? Apoc. 8 : 1

Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure.

Note – On ne peut imaginer que le silence règne au ciel puisque les anges y louent Dieu continuellement. Par conséquent, ce silence doit se placer au moment où le Christ revient ici-bas avec « tous les saints anges ». (Voir Mat. 25 : 31.) Alors le ciel, pendant une courte période, sera privé de la présence des armées angéliques. C’est ce qui explique ce silence.

13. Quelle terrible angoisse éprouveront les méchants à la venue du Christ ? Apoc. 6 : 15-17. Cf. Mat. 24 : 30.

Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau, car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?

Alors le signe du Fils de l’homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire.

Note – « Ceux qui ont méprisé la loi de Dieu et foulé aux pieds le sang de Christ, “les rois de la terre, les grands du monde, les riches, les capitaines et les puissantes, se cacheront dans les cavernes et les rochers des montagnes”, et ils diront “aux montagnes et aux rochers : tombez sur nous et cachez-nous de devant la colère de l’agneau”. » Patriarches et Prophètes, p. 343.

14. Quelle joie la venue du Christ procurera-t-elle aux justes ? Es. 25 : 8, 9. Cf. 1 Cor. 15 : 54, 55 ; 1 Thess. 4 : 16, 17.

Il anéantit la mort pour toujours ; Le Seigneur, l’Eternel, essuie les larmes de tous les visages ; Il fait disparaître de toute la terre l’opprobre de son peuple ; car l’Eternel a parlé. En ce jour l’on dira : Voici, c’est notre Dieu, en qui nous avons confiance, et c’est lui qui nous sauve ; C’est l’Eternel en qui nous avons confiance ; Soyons dans l’allégresse, et réjouissons-nous de son salut !

Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire. O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ?

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

 

 


La volonté de Dieu à notre sujet

Ellen G. White – Testimonies vol 8, p. 63-65

   La connaissance de Dieu est acquise par Sa parole. La connaissance expérimentale de la véritable piété dans la consécration quotidienne et le service de Dieu, assure le plus haut développement du corps, de l’esprit et de l’âme. Cette consécration à Dieu de toutes nos capacités nous préserve de l’orgueil. La communication de la puissance divine récompense notre recherche sincère de la sagesse en vue d’un usage consciencieux de nos plus hautes facultés pour honorer Dieu et bénir nos semblables. Etant donné que ces facultés ne viennent pas de nous-mêmes, mais qu’elles émanent de Dieu, elles devraient être appréciées comme des talents qui nous viennent de Lui, devant être employées à Son service.

   Les facultés de l’esprit, qui nous viennent du ciel, doivent être traitées comme les plus hautes facultés, afin de gouverner le corps. Les appétits et les passions naturels doivent être placés sous le contrôle de la conscience et des facultés spirituelles.

   La religion du Christ n’avilit jamais le croyant ; elle ne le rend ni vulgaire, ni grossier, ni discourtois, ni imbu de sa personne, ni véhément, ni dur de cœur. Au contraire, elle affine le goût, sanctifie le jugement, purifie et ennoblit les pensées, les amenant captives à Christ. L’idéal offert par Dieu à Ses enfants est plus élevé que la plus noble des pensées humaines. Dans Sa sainte loi, Il a donné une transcription de Son caractère.

   Christ est le plus grand Éducateur que le monde n’ait jamais connu ; et quel est donc l’idéal qu’Il offre à tous ceux qui croient en Lui ? « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » Matthieu 5 : 48. Tout comme Dieu est parfait dans Sa sphère, l’homme doit être parfait dans sa sphère.

 L’idéal chrétien est un caractère semblable à celui du Christ. Un chemin de constant progrès est ouvert devant nous. Nous avons un objectif à réaliser, un idéal à atteindre, incluant tout ce qui est bon, pur, noble et élevé. Il faut faire des efforts constants et des progrès continuels allant toujours de l’avant, toujours plus haut afin d’atteindre la perfection du caractère.

Paul déclare : « Je ne me persuade pas d’avoir saisi le prix ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est derrière moi, et m’avançant vers ce qui est devant, je cours avec ardeur vers le but, pour le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. » Philippiens 3 : 13, 14 (version Ostervald)

   La volonté de Dieu à l’égard des êtres humains est leur sanctification. Alors que nous avançons avec ferveur vers le ciel, chaque faculté doit être maintenue dans la meilleure condition, préparée à un service fidèle. Les capacités confiées à l’homme par Dieu doivent être utilisées au mieux. « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même. » Luc 10 : 27. L’homme est dans l’incapacité d’agir ainsi par lui-même ; il lui faut l’aide divine. Quel rôle l’agent humain doit-il accomplir ? « Travaillez à votre salut avec crainte et tremblement […] car c’est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon Son bon plaisir. » Philippiens 2 : 12, 13.

   Sans l’intervention divine, l’homme ne fait rien de bien. Dieu invite tout homme à la repentance, cependant l’être humain ne peut se repentir que si le Saint-Esprit est à l’œuvre dans son cœur. Mais le Seigneur ne veut pas qu’il attende de se croire repenti avant de s’approcher de Jésus. Le Sauveur incite constamment les hommes à la repentance ; il leur suffit de se soumettre à cette attraction et leur cœur se fondra dans la contrition.

   L’homme a un rôle à jouer dans ce grand combat pour la vie éternelle ; il lui faut répondre aux incitations du Saint Esprit. Vaincre les puissances des ténèbres nécessite une lutte et l’Esprit œuvre en lui pour que cela soit possible. Mais l’homme n’est pas un être passif que Dieu sauve dans l’indolence. Il est appelé à tendre chaque muscle et à exercer chaque faculté dans la lutte pour l’immortalité, et pourtant, c’est Dieu qui le rend efficace. Aucun être humain ne peut être sauvé s’il est indolent. Le Seigneur nous recommande : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas. » « Large est la porte, spacieux le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » Luc 13 : 24 ; Matthieu 7 : 13, 14.

 

 Une belle histoire d’amour pour vous 

   Né pendant la tourmente de 1968, je n’ai pas eu une enfance heureuse quoique matériellement confortable. Je me demandais ce que je faisais  dans un monde pareil !  N’ayant aucune éducation religieuse, je croyais malgré tout que quelqu’un était au-dessus de tout. Tombé par la suite dans la délinquance, en échec au niveau des études, ma vie était bien sombre sous divers aspects.

  A 23 ans, ayant décidé de devenir moniteur de plongée, je partis à Narbonne, et c’est là que j’ai appris  par  un docteur que j’étais condamné à mort par la médecine. La vie n’ayant plus aucun sens pour moi, je décidai d’y mettre fin, et c’est ainsi que remontant le long d’un canal et cherchant un endroit approprié pour me suicider, j’ai été interpellé par cinq jeunes qui m’annonçaient que Jésus m’aimait. Dans mon état, c’est avec beaucoup de colère que je leur ai répondu. Ceci étant au fond de moi, cette nouvelle m’avait redonné quelque espoir et l’idée de me suicider m’avait abandonné à cet instant là malgré la condamnation qui pesait sur mes épaules. Aussi, je réfléchissais à ce que je voulais réaliser avant de mourir, et  c’est ainsi que j’abandonnai ma formation pour réaliser mon rêve, à savoir partir sur un voilier à Tahiti.

   Le voilier fit une escale d’une journée  en Martinique pour le ravitaillement. Sur le marché un homme me parla de Jésus, qui va recréer une nouvelle  terre où la justice habitera, il était chrétien Adventiste DU 7eme jour* . Deux mois plus tard, arrivé à Tahiti, je faisais de l’auto-stop, un vieil homme s’arrêta pour me prendre, lui aussi me parla du retour de Jésus de la même manière que l’homme de la Martinique et lui aussi était chrétien Adventiste du 7ème jour. Dans mes péripéties à Tahiti, je me suis un moment abrité dans un bidonville, et là j’ai rencontré un jeune homme, qui lui aussi me parla de Jésus et lui aussi était chrétien Adventiste du 7ème jour. Ces trois rencontres à des lieux et avec des personnes différents, mais qui cependant parlaient de la même chose à savoir de l’amour de Jésus et de son prochain retour me donnaient beaucoup matière à réfléchir. Je voulais bien croire au hasard mais là je m’interrogeais sérieusement sur le sens de ces rencontres. Le jeune homme de Tahiti, Léonard, m’offrit une bible, m’invitant à la lire et à découvrir ce Dieu qui m’aimait, qui prenait soin de moi malgré tout ce que j’ai pu faire, me disant que Dieu m’appelait à venir à Lui. Devant ses dires, je décidai de lire la Bible, après tout me disais-je, compte tenu de mon état, qu’avais-je à perdre ou à gagner !

   Un jour, au cours de ma lecture de la bible, j’eus une vision – Jésus, sanguinolent, battu, pleurant sur la croix, et moi, en colère contre les hommes qui le faisaient souffrir, voulant LE défendre. Dans ma vision, Jésus m’a dit ; « Lionel, c’est pour toi et à cause de toi que je subis ces choses là, toutes tes bêtises en sont la cause ». Je me suis écroulé par terre et ai j’ai beaucoup pleur… A un moment donné de la vision, Jésus m’a dit « Mon enfant, relève-toi, tout est pardonné ! et je me suis relevé avec des larmes de joie, tellement heureux. Je suis allé voir mon ami Léonard, lui racontant ma vision, et c’est ainsi qu’il m’invita à venir avec lui, un samedi matin,  à l’église Adventiste du 7ème jour qui se trouvait à 150 m du bidonville où j’étais logé.

  Aujourd’hui, je sais pourquoi je suis sur cette terre, et dans la Bible, j’ai trouvé les réponses à toutes mes questions. Je devais mourir il y a 23 ans et je vis encore aujourd’hui… Ma vie est  comme la vôtre, comprenant de bons moments, mais aussi des moments désagréables, dramatiques, mais je sais une chose, c’est que le Dieu que j’apprends à connaître à travers la bible, ne ment pas et quand Il me dit « je ne t’abandonnerai jamais » IL dit vrai. Il y a de nombreuses promesses de LUI dans la Bible. Et Il te dit à toi qui lit cet écrit :  « Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Eternel, projets de paix et non de malheur afin d

e vous donner un avenir et de l’espérance » Livre de Jérémie, chapt 29, vers11

   Ce petit témoignage pour vous dire que Jésus vous aime plus que tout, père, mère, amis peuvent vous abandonner, mais LUI ne vous abandonnera jamais, DIEU vous aime trop pour faire une chose pareille… Apprenez à LE connaître…. « Car Dieu a tant aimé, qu’Il a donné Son Fils unique, afin que quiconque croit en LUI, ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle » Evangile selon Saint Jean, Chapitre 3, verset 16 

  • 7eme jour : LE samedi ; avant 321 AP JC les chrétiens se reposaient le samedi, le sabbat, le 7eme jour. L’empereur constentin changea la loi de Dieu et déclara le dimanche, le 1er jour,  comme jour de repos ! restons fidèles au Créateur en nous reposant le samedi comme le demande Dieu dans la Bible à la création, dans Genèse chap. 2 : 2 et 3 : Dieu acheva au 7eme jour toute son œuvre, qu’IL avait faite. Dieu acheva au septième jour l’œuvre qu’IL avait faite ; IL se reposa au 7eme jour de toute son œuvre qu’IL avait faite. DIEU bénit le septième jour et IL le sanctifia, parce qu’en ce jour IL se reposa de toute son œuvre qu’IL avait créée en la faisant.
  • Le Créateur vous donne une Sainte convocation le samedi Exode chap. 20 : verset  8 à 11 souviens-toi du jour de repos pour le sanctifier 10)  mais le septième jour est le jour de repos de l’ETERNEL : tu ne feras aucun ouvrage… (vous pouvez vérifier sur internet)

Dieu vous aime et vous appelle aussi, l’entendez-vous ?

Lionel CREPIN   06.93.30.11.65    - mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.







L’ÉVANGILE ÉTERNEL

The Present Truth, 7 Mai 1897

E.J. Waggoner

Le message de l’Évangile

   Les humbles bergers qui veillaient sur leurs troupeaux durant la nuit dans les plaines de Bethléem, furent surpris par la splendeur subite de la gloire du Seigneur qui les entourait. Leurs craintes furent calmées par la voix de l’ange, qui leur dit : « Ne craignez point ; car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2 : 10-11).

   Le mot « nouvelle » vient du grec, et dans d’autres endroits, il est traduit par « Évangile » ; nous pourrions lire ainsi le message de l’ange : ‘Voici, je vous annonce l’Évangile, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie’. Nous pouvons donc apprendre plusieurs choses importantes de cette annonce aux bergers :

1. Que l’Évangile est un message qui apporte la joie. « Car le royaume de Dieu… est … la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit » (Rom. 14 : 17). Christ fut oint d’une « huile de joie » (Héb. 1 : 9), et il donne « une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu » (És. 61 : 3).

2. C’est un message qui nous sauve du péché. Auparavant, le même ange avait annoncé à Joseph la naissance de cet enfant, et lui indiqua : « tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est Lui qui sauvera Son peuple de ses péchés » (Mat. 1 : 21).

3. Il s’agit de quelque chose qui affecte tout être humain : « qui sera pour tout le peuple ». « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné Son Fils unique engendré, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3 : 16).

   C’est une garantie suffisante pour tous, mais comme pour mettre l’emphase sur le fait que les pauvres ont les mêmes droits à l’Évangile que les riches, la première annonce de la naissance du Christ a été faite aux hommes qui parcouraient les sentiers les plus humbles de la vie. Il n’alla pas vers les principaux sacrificateurs, ni les scribes, ni les nobles, mais vers les bergers à qui furent données les bonnes nouvelles de joie. Ainsi, l’Évangile n’était pas hors de portée de celui qui n’avait pas reçu une éducation de base. Jésus Lui-même naquit et grandit au milieu de la plus grande pauvreté ; Il prêcha l’Évangile aux pauvres et « une grande foule L’écoutait avec plaisir » (Marc 12 : 37). Puisqu’il était présenté de cette manière aux gens du commun peuple, qui constitue la majeure partie du monde, il n’y a pas de doute qu’il s’agit d’un message mondial à sa portée.

 

« Le trésor de toutes les nations »

   Mais si l’Évangile est d’abord pour les pauvres, il n’est pas pour autant pauvre et sans noblesse. Christ « pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’Il était afin que par Sa pauvreté vous fussiez enrichis » (2 Cor. 8 : 9). Le grand apôtre qui fut élu pour donner le message aux rois et aux grands hommes de la terre, attendant de visiter la capitale du monde, dit : « Car je n’ai point honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit » (Rom. 1 : 16).

   Tout le monde recherche le pouvoir. Certains le cherchent au travers des richesses, d’autres dans la politique, d’autres dans l’érudition, et d’autres de bien des manières ; mais dans toutes les activités entreprises par l’homme, le but est le même : le pouvoir, quel qu’il soit. Une inquiétude se retrouve dans le cœur de tout homme, un désir insatisfait qui y est mis par Dieu. La folle ambition qui pousse certains à piétiner leurs semblables, l’incessante recherche de la richesse et l’implacable soif du plaisir dans laquelle beaucoup s’immergent, ne sont que des efforts vains pour satisfaire ce désir.

   Ce n’est pas que Dieu ait mis dans le cœur humain le désir de ces choses ; leur recherche est une perversion du désir de l’homme de posséder la puissance de Dieu ; mais aucune des choses que l’homme recherche ordinairement ne la lui apporte. Les hommes imaginent une limite à la quantité de richesses qu’ils peuvent amasser, parce qu’ils pensent qu’une fois le but atteint ils seront satisfaits ; mais si ce qu’ils désirent est atteint, ils sont aussi insatisfaits qu’avant ; et ils continuent ainsi à rechercher la satisfaction en accumulant la richesse, sans se rendre compte que le désir du cœur ne peut jamais être satisfait de cette manière.

   Celui qui implante le désir est le seul qui puisse le satisfaire. Dieu se manifeste en Christ, et Christ est vraiment « le trésor de toutes les nations » (Ag. 2 : 7), bien qu’il y en ait peu qui reconnaissent qu’en Lui seul se trouvent le repos parfait et la satisfaction. A tout mortel insatisfait, l’invitation est faite : « Sentez et voyez combien l’Éternel est bon ! Heureux l’homme qui cherche en Lui son refuge ! Craignez l’Éternel, vous Ses saints ! Car rien ne manque à ceux qui le craignent » (Ps. 34 : 9, 10).

   « Combien est précieuse Ta bonté, ô Dieu ! A l’ombre de Tes ailes les fils de l’homme cherchent refuge. Ils se rassasient dans l’abondance de Ta maison, et Tu les abreuves au torrent de Tes délices » (Ps. 36 : 8, 9).

   Les hommes de ce monde désirent la puissance, et le Seigneur veut que nous la possédions. Mais le genre de puissance qu’ils recherchent signifierait leur ruine, tandis que la puissance que Dieu désire leur donner est une puissance qui les sauve. L’Évangile apporte cette puissance à tout être humain, et il ne s’agit en rien de quelque chose d’inférieur à la puissance de Dieu. Elle est pour tous ceux qui l’acceptent. Étudions brièvement la nature de cette puissance, car une fois que nous l’aurons découverte, nous aurons devant nous la plénitude de l’Évangile.

 

La puissance de l’Évangile

   Dans la vision que le bien-aimé disciple eut sur le temps qui devrait précéder immédiatement le retour du Seigneur, le message de l’Évangile qui prépare les hommes à cet événement est ainsi décrit :

   « Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, ayant un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue, et à tout peuple. Il disait d’une voix forte : Craignez Dieu, et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue ; et adorez celui qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et les sources d’eaux » (Apoc. 14 : 6, 7).

   Ici, nous avons devant nous le fait clairement exposé que la prédication de l’Évangile consiste à prêcher Dieu en tant que Créateur de toutes choses, et à appeler les hommes à L’adorer comme tel. Ceci correspond à ce que nous avons lu dans l’épître aux Romains : l’Évangile « est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit ». Nous apprenons quelque chose de plus sur la nature de la puissance de Dieu quand l’apôtre, se référant aux païens dit que : « ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, Sa puissance éternelle et Sa divinité, se voient comme à l’œil nu, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages » (Rom. 1 : 19, 20).

   Cela signifie que depuis la création du monde, les hommes ont été rendus capables de voir la puissance de Dieu, s’ils emploient leurs sens, vu qu’Il se discerne clairement dans les choses qu’Il a faites. La création montre la puissance de Dieu. La puissance de Dieu est donc un pouvoir créateur. Et puisque l’Évangile est une puissance de Dieu pour le salut, ceci démontre que l’Évangile est la manifestation du pouvoir créateur pour sauver l’homme pécheur.

   Mais nous avons vu que l’Évangile, c’est la bonne nouvelle du salut en Christ. L’Évangile consiste en la prédication de Christ, et de Christ crucifié. L’apôtre dit : « Ce n’est pas pour baptiser que Christ m’a envoyé, c’est pour annoncer l’Évangile, et cela sans la sagesse du langage, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine. Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu » (1 Cor. 1 : 17, 18).

   Et aussi : « Nous, nous prêchons Christ crucifié ; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs » (1 Cor. 1 : 23, 24).

   C’est pour cela que l’apôtre dit : « Pour moi, frères, lorsque je suis allé chez vous, ce n’est pas avec une supériorité de langage ou de sagesse que je suis allé vous annoncer le témoignage de Dieu. Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor. 2 : 1, 2).

   La prédication de Christ, et de Christ crucifié, est la prédication de la puissance de Dieu ; c’est donc la prédication de l’Évangile, car l’Évangile est la puissance de Dieu. Et ceci est en parfaite harmonie avec la conclusion selon laquelle la prédication de l’Évangile consiste à présenter Dieu en tant que Créateur, car la puissance de Dieu est un pouvoir créateur, et Christ est Celui par qui toutes choses furent créées. Personne ne peut prêcher Christ, s’il ne le présente pas comme Créateur. Tous doivent honorer le Fils de la même manière qu’ils honorent le Père. Toute prédication qui omet le fait que Christ est le Créateur de toutes choses, n’est pas la prédication de l’Évangile.

 

Création et rédemption

   « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu… Toutes choses ont été faites par Elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans Elle… Et la Parole a été faite chair, et Elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité » (Jn 1 : 1-14).

   « Car en Lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par Lui et pour Lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui » (Col. 1 : 16, 17).

   Prêtons une attention particulière au dernier texte, et voyons comment Christ se trouve tant dans la création que dans la rédemption. Dans les versets 13 et 14, nous lisons que Dieu « nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de Son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ». Et après une parenthèse dans laquelle l’identité de Christ est soulignée, l’apôtre nous dit de quelle manière nous avons la rédemption par Son sang. En voilà la raison : « Car en Lui ont été créées toutes les choses… Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en Lui ».

 

Création par la Croix

   La prédication de l’Évangile éternel est donc la prédication de Christ, la puissance créatrice de Dieu, par qui seul vient le salut. Et la puissance par laquelle Christ sauve les hommes du péché est la puissance par laquelle Il créa les mondes.

(a) Nous avons la rédemption par Son sang 

(b) La prédication de la croix est la prédication de la puissance de Dieu

(c) La puissance de Dieu est la puissance qui crée 

(d) La croix de Christ porte donc en elle-même la puissance créatrice, qui est la puissance rédemptrice.

   Ce pouvoir est certainement suffisant pour tous. Il n’est pas surprenant que l’apôtre se soit exclamé : « Loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ » (Gal. 6 : 14).

 

Le mystère de Dieu

   Pour certains, l’idée selon laquelle la création et la rédemption représentent la même puissance peut être un nouveau concept ; pour tous, elles doivent toujours être un mystère. L’Évangile lui-même est un mystère. L’apôtre Paul désirait les prières des frères, afin qu’une parole lui soit donnée pour « faire connaître hardiment et librement le mystère de l’Évangile » (Éph. 6 : 19). Ailleurs, il affirme qu’il a été fait ministre de l’Évangile, en accord avec le don de la grâce de Dieu qui lui avait été accordée par l’œuvre efficace de la puissance divine, afin qu’il puisse « annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses » (Éph. 3 : 8, 9). Nous voyons ici, une fois de plus, que le mystère de l’Évangile est le mystère de la création.

   Ce mystère a été dévoilé à l’apôtre par révélation. Dans son épître aux Galates nous voyons comment cela lui est arrivé : « Je vous déclare, frères, que l’Évangile qui a été annoncé par moi n’est pas appris d’un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ ». Il nous donne plus d’information par ses mots : « Mais lorsqu’il plut à Celui qui m’avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m’a appelé par Sa grâce, de révéler en moi Son Fils, afin que je l’annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang… » (Gal. 1 : 11, 12, 15, 16).

 

La révélation de Christ

   Résumons les derniers points :

1) L’Évangile est un mystère.

2) C’est un mystère donné par la révélation de Jésus-Christ.

3) Ce n’est pas que Christ le révéla simplement à Paul, mais il lui fit connaître le mystère par la révélation de Jésus-Christ en lui.

4) Paul devait tout d’abord connaître l’Évangile avant de pouvoir le prêcher aux autres ; et la seule manière dont il ait pu le connaître fut par la révélation en lui de Jésus-Christ.

   Ainsi, la conclusion est que l’Évangile est la révélation de Jésus-Christ dans les hommes.

   L’apôtre exprime clairement cette conclusion dans un autre texte lorsqu’il affirme qu’il fut ministre « selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la Parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à Ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire » (Col. 1 : 25-27).

 

La vie de Jésus reproduite dans les hommes

   Ainsi, la pleine sécurité nous est donnée que l’Évangile consiste en ce que Christ est donné à connaître dans les hommes. Ou plus exactement, l’Évangile c’est Christ dans les hommes, et la prédication de celui-ci consiste à faire savoir aux hommes la possibilité que Christ demeure en eux. Ceci concorde avec la précision de l’ange au sujet du nom qui devait être donné à Jésus, Emmanuel, qui signifie : « Dieu avec nous » (Mat. 1 : 23) ; et cela est aussi en accord avec l’affirmation de l’apôtre relative au fait que le mystère de Dieu est Dieu manifesté en chair. La vie de Jésus doit être manifestée dans la chair mortelle jusqu’à ce qu’Il revienne.

   Quand les anges firent connaître aux bergers la naissance de Jésus, cette déclaration précisait que Dieu était venu vers les hommes dans la chair ; et la bonne nouvelle prononcée par l’ange, fut la révélation que Dieu demeurant dans la chair humaine devrait être proclamé, et répété à tous ceux qui croiraient en Lui.

   Faisons un bref résumé de ce que nous avons appris jusqu’ici :

1. L’Évangile, c’est la puissance de Dieu pour le salut. Le salut ne vient que par la puissance de Dieu, et là où il y a la puissance de Dieu, il y a le salut.

2. Christ est la puissance de Dieu.

3. Le salut de Christ vient par la croix ; la croix de Christ est donc la puissance de Dieu.

4. Ainsi, la prédication de Christ et Christ crucifié est la prédication de l’Évangile.

5. La puissance de Dieu est la puissance qui crée toutes choses. La prédication de Christ et Celui-ci crucifié, comme puissance de Dieu, est la prédication de la puissance créatrice de Dieu mise en action pour le salut de l’homme.

6. Il en est ainsi puisque Christ est le Créateur de toutes choses.

7. Il ne s’agit pas seulement de cela, mais qu’en Lui toutes choses furent créées. Il est le « premier-né de toute la création » (Col. 1 : 15) ; quand il fut « engendré », « au temps anciens, aux jours de l’éternité » (Mic. 5 : 2), toutes les choses furent virtuellement créées, vu que toute la création est en Lui. La substance de toute création, et la puissance par laquelle toutes choses furent appelées à l’existence, étaient en Christ. C’est simplement une déclaration du mystère que seule la pensée de Dieu peut comprendre.

8. Le mystère de l’Évangile est Dieu manifesté dans la chair humaine. Christ sur la terre est « Dieu avec nous ». Ainsi, Christ demeurant dans les cœurs des hommes par la foi, est la plénitude de Dieu en eux.

9. Ceci signifie l’énergie créatrice de Dieu opérant dans l’homme par Jésus-Christ, pour son salut. « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature » (2 Cor. 5 : 17). « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres » (Éph. 3 : 8, 9).

Tout cela est expliqué par l’apôtre lorsqu’il dit que prêcher les richesses incompréhensibles de Christ, c’est permettre à tous de voir « quelle est la communion du mystère caché de toute éternité en Dieu qui a créé toutes choses par Jésus-Christ. »

 

La communion du mystère

   Dans le texte qui suit nous trouvons énumérés les détails de ce mystère :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ !

« En Lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant Lui,

« Nous ayant prédestinés dans Son amour à être Ses enfants d’adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de Sa volonté, à la louange de la gloire de Sa grâce qu’Il nous a accordée en Son Bien-aimé.

« En Lui nous avons la rédemption par Son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de Sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d’intelligence, nous faisant connaître le mystère de Sa volonté, selon le bienveillant dessein qu’il avait formé en Lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.

« En Lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de Celui qui opère toutes choses  d’après le conseil de Sa volonté, afin que nous servions à la louange de Sa gloire, nous qui d’avance avons espéré en Christ. En Lui vous aussi, après avoir entendu la Parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en Lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel est un gage de notre héritage, pour la rédemption de ceux que Dieu s’est acquis, à la louange de Sa gloire.

« C’est pourquoi moi aussi… je ne cesse de rendre grâce pour vous, faisant mention de vous dans mes prières, afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans Sa connaissance, et qu’Il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à Son appel, quelle est la richesse de la gloire de Son héritage qu’Il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de Sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de Sa force. Il l’a déployée en Christ, en Le ressuscitant des morts, et en Le faisant asseoir à Sa droite dans les lieux célestes » (Éph. 1 : 3-20).

Maintenant, nous détacherons divers points de cette déclaration :

1.   Toutes les bénédictions nous sont données en Christ. « Lui qui n’a point épargné Son propre Fils, mais qui L’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec Lui ? » (Rom. 8 : 32).

2.   Ce don de toutes choses en Christ est en accord avec le fait qu’Il nous a choisis en Lui, dès la fondation du monde, afin qu’en Lui nous puissions obtenir la sainteté. « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thes. 5 : 9).

3.   Dans ce choix, le destin choisi pour nous est que nous soyons [Ses] enfants.

4.   En accord avec ceci, Il nous accepte dans Son Bien-aimé.

5.   Dans le Bien-aimé, nous avons la rédemption par Son sang.

6.  Tout cela est la manière de nous faire connaître le mystère : dans l’accomplissement des temps il réunirait toutes choses en Jésus-Christ, tant celles qui sont dans les cieux que celles qui sont sur la terre.

7.   Ceci étant le dessein ferme de Dieu, on en déduit qu’en Christ nous avons déjà obtenu un héritage, vu que Dieu fait que toute chose agisse selon le dessein de Sa volonté. « Le Seigneur est le partage de mon héritage » (Ps. 16 : 5).

8.   Tous ceux qui croient en Christ sont scellés par le Saint-Esprit, qui est appelé « Saint-Esprit de la promesse » parce qu’Il est la sécurité de l’héritage promis.

9.  Ce sceau du Saint-Esprit est le gage de notre héritage jusqu’à la rédemption de la possession acquise. « N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Éph. 4 : 30).

10.  Ceux qui portent le sceau de l’Esprit savent quelles sont les richesses de la gloire de leur héritage. Ceci signifie que la gloire de l’héritage futur leur apparteint maintenant par le moyen de l’Esprit.

 

L’Évangile proclame un héritage

   Nous voyons que l’Évangile renferme un héritage. De fait, le mystère de Dieu est la possession de l’héritage, vu qu’en lui nous avons obtenu un héritage. Voyons maintenant la manière dont Romains 8 résume ce qui précède. Nous ne citerons pas littéralement l’Écriture, mais des extraits.

   Ceux qui ont l’Esprit Saint de la promesse, sont les enfants de Dieu, « Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Rom. 8 : 14). Étant Ses enfants, nous sommes donc héritiers ; héritiers de Dieu, parce que nous sommes Ses enfants. Et si nous sommes héritiers de Dieu, nous sommes cohéritiers avec Jésus-Christ. Christ est désireux que nous sachions, plus que toute autre chose, que le Père nous aime autant que Lui.

 

Héritiers de toutes choses

   Mais, de quoi sommes-nous cohéritiers avec Christ ? De toute la création puisque le Père a établi Christ « héritier de toutes choses » (Héb. 1 : 2), et a promis que « celui qui vaincra héritera ces choses » (Apoc. 21 : 7). Il est donc prouvé, selon le chapitre 8 de Romains, que nous sommes maintenant les enfants de Dieu, mais la gloire qui est propre à un enfant de Dieu n’est pas évidente. Christ était le Fils de Dieu, cependant, le monde ne Le reconnut pas comme tel, « si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne L’a pas connu » (1 Jn 3 : 1). En possédant l’Esprit, nous possédons « la richesse de la gloire de son héritage », et cette gloire sera révélée en nous en temps voulu, dans une mesure qui surpasse de beaucoup l’ampleur de nos souffrances actuelles.

   « Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, -non de son plein gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise,- avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps » (Rom. 8 : 19-23).

   L’homme fut enfant de Dieu par création ; mais à cause du péché, il devint enfant de la colère, fils de Satan, à qui il obéit au lieu d’obéir à Dieu. Par la grâce de Dieu en Christ, ceux qui croient deviennent enfants de Dieu, et reçoivent le Saint-Esprit. Ils sont donc scellés comme héritiers, jusqu’à la rédemption de la possession acquise – la création toute entière –, laquelle attend sa rédemption, quand la gloire sera révélée dans les enfants de Dieu.

 


Le charbon activé : remède ancien et moderne

   Si je vous disais qu’il existe un remède merveilleux, utilisable de manière interne ou externe, qui peut vous soulager rapidement de toutes sortes de maux, qui n’a aucune contre-indication et qui en plus est économique – nous avons parlé la dernière fois de l’économie – seriez-vous intéressés ? Je pourrais vous donner un nom savant pour ce remède, je pourrais vous dire qu’il s’appelle Carbonicum, ou encore carbonium, mais je préfère lui garder toute sa simplicité en l’appelant : charbon de bois.

 

1)    Présentation générale :

   a)    Définition du charbon activé :

   Il s’agit de carbone presque pur provenant de la combustion contrôlée du bois, d’où son nom courant de charbon de bois. Depuis le 20ème siècle, on parle généralement de charbon activé et l’on veut alors désigner du charbon officinal provenant de bois blancs et tendres. Il provient de sources variées telles que du bois de pin, d’eucalyptus, de saule, de bouleau, de tremble ou encore de peuplier. Il est également intéressant de savoir que l’on peut obtenir du charbon à partir de la noix de coco ou d’os. Durant le processus de fabrication (nous en reparlerons plus en détails plus tard) le charbon est sujet à l’action d’un gaz oxydant, tel que la vapeur ou l’air, à des températures élevées. Ce processus accroît la puissance d’attraction du charbon en développant un ensemble étendu de pores. Ce charbon est ainsi granuleux ou poreux, sans goût et sans odeur. Il fonctionne avec des propriétés électrostatiques qui attirent les poisons et les toxines à sa surface. Le fait que le bois soit brûlé transforme sa composition chimique et permet le développement d’une charge attirant à lui les substances les plus empoisonnées. Il possède de grandes qualités d’adsorption. Pas d’absorption, mais bien d’adsorption. Il s’agit d’un phénomène d’adhésion, de fixation ou de concentration de substances dissoutes ou dispersées (molécules, ions, particules) à la surface d’un corps solide. (Par exemple l’éponge qui ramasse les miettes). En d’autres termes, l’adsorption est la capture des molécules d’un gaz ou d’un liquide dans les pores qui se trouvent à la surface d’un solide, tel que le charbon. Il est sans aucun rival pour purifier et aider le corps à guérir. Il est un assistant puissant du système de nettoyage du corps. La surface totale de la somme des particules d’un seul petit cube de charbon d’un centimètre de côté est comparable à un terrain de plus de mille mètres carrés !

 

   b)    Histoire du charbon

   Le charbon a une longue histoire qui s’étale sur plusieurs millénaires. Le papyrus Ebers (1550 av. JC.) le mentionne. Hippocrate (400 av. JC.) et Pline (50 av. JC.) recommandent chaudement et utilisent le charbon de bois dans le traitement de l’épilepsie, du vertige, et de la chlorose. Mais peu à peu, comme tant d’autres choses au Moyen Age, le charbon tomba dans l’oubli quoique ses traces persistent jusqu’au 19ème siècle. En effet, en 1793, D.M. Kehls écrit un mémoire dans lequel il recommande l’usage externe du charbon en vue d’éliminer les mauvaises odeurs des ulcères gangréneux et de purifier l’haleine, lorsqu’il est employé comme rince bouche.

   Il a fait l’objet de recherches et d’études élaborées en vue de déterminer son mécanisme d’action. On reconnaît aujourd’hui que c’est Scheele qui a découvert comment le charbon agit et qui, le premier, a décrit le phénomène d’adsorption tel que nous le comprenons aujourd’hui. Cela se passait en 1773. En 1785, Lowitz observe que le charbon est capable de décolorer de nombreux liquides. Il ne fallut pas longtemps pour que sa découverte soit mise à profit par l’industrie de la canne à sucre et utilisée dans le raffinage du sucre. En 1808 la France s’emparait de cette découverte. En 1865, Hunter découvre la grande capacité qu’a le charbon obtenu à partir de coques de noix de coco, d’adsorber les gaz. Encore aujourd’hui, on n’a pas pu trouver à cette fin, un produit aussi efficace. En 1862, Lipscombe prépare un charbon qui purifie l’eau. En 1854, Stenhouse suggère l’utilisation du charbon pour ventiler les égouts et quelques années plus tard, il décrit le précurseur du masque à gaz.

 

   c)     Sortes et formes

  • Sortes

   Il existe deux formes de charbon : le charbon simple et le charbon activé.

   Le charbon préparé dans la cuisine, tels que du pain ou de la nourriture brûlés est définitivement inférieur, et peut même être dangereux s’il est utilisé régulièrement. Le charbon de bois est préférable car il ne développe pas de substances chimiques nocives pouvant se former sur des graisses brûlées.

   Lorsque vous préparez votre propre charbon de bois, des morceaux de bois calcinés provenant de votre cheminée peuvent être utilisés. Réduisez alors en granulés les gros morceaux de bois dans un sac de toile, puis placez-les dans le mixer afin d’obtenir une poudre fine. Cependant n’utilisez ce charbon que de manière externe et en dernier recours si vous n’avez pas de charbon activé en poudre.

   Les briquettes utilisées pour les barbecues ne sont pas des sources sûres de charbon, que ce soit pour l’usage interne ou externe, et ne devraient en aucun cas être utilisées. En effet, de nombreux produits chimiques indésirables sont ajoutés au charbon afin que les briquettes s’enflamment plus rapidement.

   Pour le charbon activé, nous en avons déjà parlé au début.

  • Formes

   Vous pouvez vous procurer du charbon activé sous trois formes principales : en poudre, en capsules ou en tablettes. Il est cependant préférable de l’utiliser en poudre car il est le plus naturel. En effet, les capsules sont souvent faites à base de gélatine alimentaire très souvent animale, et les tablettes sont composées de charbon bien sûr, mais également de fécules et de matière sucrante. Les tablettes sont toutefois utiles principalement pour les enfants qui peuvent les sucer et admirer ensuite leur langue toute noire ! En fait l’efficacité des tablettes est de deux fois inférieure à celle de la poudre. Rappelez-vous que la poudre est la moins chère, et peut se conserver très longtemps. Elle est cependant volatile et très salissante. Lors de mon séjour aux États-Unis, on avait demandé à deux de mes amies de mettre en sachet du charbon en poudre provenant d’un seau. Bien qu’elles aient mises toutes deux des tabliers en plastiques et des gants, elles étaient noires comme des charbonnières. Et je me souviens bien du jour où, étonnée de ce que nos garçons, encore petits, soient si sages pendant si longtemps, je me suis rendue dans l’arrière cuisine pour y découvrir, souriant jusqu’aux oreilles, deux petits ramoneurs, tout fiers d’avoir étalé du charbon activé dans tous les recoins de la pièce. Je ne vous dirai pas la fin de l’histoire, vous la devinez aisément !

 

2)    Informations intéressantes

  • 1 cm3 de charbon finement pulvérisé a une surface totale de 1km²
  • Ses pores sont si petits, qu’il en faut 50 000 millions pour faire 500 g de charbon.
  • 1 cm3 de charbon de bois peut adsorber 97 fois son volume (97 cm3) de gaz carbonique, 165 fois son volume (165 cm3) d’anhydride sulfureux ou 178 fois son volume (178 cm3) d’ammoniac.
  • Le charbon a été utilisé pour combattre les odeurs dans l’air et l’eau, pour purifier de tout dioxyde de carbone l’air des sous-marins, pour filtrer les poisons dans les masques à gaz, pour fabriquer des médicaments, et pour colorer les dragées et les réglisses.
  • Le charbon peut être réduit en poudre et placé dans un couvercle sur une étagère, dans le réfrigérateur, dans le four, ou dans un tiroir, et il adsorbera les odeurs, y compris les odeurs de rance. Il est très utile pour faire partir les odeurs des plâtres, des ulcères de la peau, et des gaz intestinaux.
  • Le charbon peut neutraliser efficacement les herbicides appliqués en trop grandes quantités ou ayant un effet résiduel d’une durée plus longue que la normale. Il a également été utilisé pour enlever les toxines lors de maladies hépatiques et rénales, en avalant le charbon ou en l’appliquant comme un cataplasme ou en bain.
  • Il n’existe aucune contre-indication pour l’utilisation du charbon. Cependant, il peut causer une irritation des intestins lors d’états inflammatoires chez certaines personnes très sensibles. Et le transit intestinal peut être également ralenti par l’utilisation du charbon. Aucune allergie au charbon n’a été découverte. Il est sans danger, peu coûteux, et appliqué facilement. Il est facile de s’en procurer dans le commerce ou peut être préparé à la maison.
  • Le charbon atteint son niveau d’adsorption maximale extrêmement rapidement, en une minute. Dans des fluides épais ou visqueux, tels que les sucs gastriques ou intestinaux, l’adsorption peut être ralentie, mais reste malgré tout relativement rapide.
  • Dans le passé, certaines personnes se sont intéressées aux effets du pH des intestins sur le charbon et les matières adsorbées par celui-ci, et sur la possibilité que les poisons puissent être absorbés dans le sang. Il a été découvert que le charbon et les matières toxiques adsorbées par celui-ci forment un ensemble stable, et qu’il ne se dissocie pas des toxines en descendant les intestins. Ainsi, il est impossible aux toxines d’être absorbées dans le sang.
  • Il a également été trouvé que le charbon n’adsorbait pas les nutriments de manière significative. Deux groupes de rats furent testés pour déterminer si l’un des groupes, nourris de la même manière que le deuxième, mais auquel on administrait du charbon, montrait des signes de carences. Il fut découvert que les deux groupes de rats étaient identiques avec ou sans charbon.
 

3)    Utilisation – bienfaits du charbon activé

   On ne peut pas utiliser le charbon en excès, mais il ne faut pas l’utiliser tous les jours sur une longue période de temps. Je connais des personnes qui même si elles n’ont rien se feront des cataplasmes de ceci ou de cela, avaleront tel ou tel remède naturel, juste au cas où ! Si vous avez un problème chronique, essayez de trouver la cause et faites tout votre possible pour l’arrêter. Par exemple si chaque jour vous mangez un plat très épicé ayant pour résultat des brûlures d’estomac, la ligne de conduite à suivre n’est pas de prendre du charbon chaque jour, mais plutôt d’arrêter les épices !

   Cependant si vous avez eu une maladie et qu’il vous a fallu prendre des médicaments ou même des antibiotiques ; si vous avez été opérés et souhaitez purifier votre corps des médicaments que l’on vous a donnés ou des produits que l’on vous a injectés, vous pouvez utiliser le charbon de bois.

   Attention malgré tout à l’utilisation interne du charbon avec des médicaments. Le charbon a pour effet de réduire et même d’annuler les effets des médicaments. Donc Prudence !

   À Suivre…

 

 

Histoire pour les enfants

Voyage gratuit !

   Par une belle matinée de printemps, Daniel se leva tout joyeux. C’était formidable d’avoir onze ans et toute une journée de congé ! Daniel se précipita à la fenêtre pour jeter un coup d’œil dehors. Il habitait une petite ville située à quelques kilomètres du célèbre Golden Gate de San Francisco, aux États-Unis.

   En quelques minutes, Daniel fut prêt. Sa mère et son petit déjeuner l’attendaient à la cuisine. Pendant qu’il mangeait, son esprit sautait d’une chose à l’autre. Qu’est-ce qu’il allait commencer par faire aujourd’hui ? La baignade ? Non, il y était allé la semaine dernière et il ne s’était pas tellement amusé. Travaillerait-il sur son nouveau modèle réduit d’avion ? Non plus, c’était bon pour les soirées. Par une journée comme celle-là, il fallait sortir, faire quelque chose de formidable et de passionnant.

   Sa mère interrompit le cours de ses pensées.

- Daniel, n’oublie pas de tondre la pelouse. Arrache aussi les mauvaises herbes dans les bordures de fleurs.

- D’accord, maman ! Est-ce que je peux le faire cet après-midi ? Je pensais aller faire un tour à bicyclette dans les collines.

   Mais tout au fond de sa mémoire, il y avait quelques vagues souvenirs qu’il essayait de rafraîchir. Qu’avait-il projeté pour aujourd’hui ? De quoi les garçons avaient-ils parlé à l’école ? C’était quelque chose de spécial qui allait se passer dans les collines.

- Il vaut mieux travailler d’abord, puis jouer, lui rappela sa mère.

   Sur ce, Daniel entendit qu’on l’appelait. Il se précipita à la porte pour ouvrir à ses amis, trois garçons qui n’habitaient pas loin.

-Viens, Daniel. Ils ne les ont pas encore gonflés ! Prends ton vélo !

   Ah ! C’était ça ! Les garçons parlaient d’une course de ballons qui allait se dérouler non loin de là, et l’heure était presque arrivée. La mère de Daniel les entendit et alla à la porte.

- Très bien, Daniel, mais souviens-toi qu’il y aura beaucoup de monde. Fais bien attention où tu roules.

   Les garçons arrivèrent sur place, ils repérèrent tout de suite les gens et le matériel de la course. Les deux hommes qui allaient piloter les ballons et leurs aides travaillaient autour du tissu souple mais résistant. Les ballons n’avaient pas de paniers pour les pilotes, mais un morceau de tissu circulaire, au fond du ballon, fixé de manière à y diriger l’air chaud. Il y avait un siège en balançoire entre deux réservoirs de gaz avec des brûleurs qui maintiendraient la provision d’air chaud dans les ballons. Tout autour du ballon étaient attachés de longues cordes qui reposaient maintenant au sol.

   Les garçons se faufilèrent à travers la foule. Bientôt, ils purent voir les hommes allumer les brûleurs. Parfait ! Ils étaient arrivés juste à temps. De tous ses yeux, Daniel observa le tissu bouger puis commencer à se gonfler et à monter. Les ballons grossissaient de plus en plus. Daniel fut tout d’abord surpris puis impressionné.

- Monsieur, quelle hauteur ont ces ballons ? demanda un garçon au visage couvert de taches de rousseur qui se trouvait près de Daniel.

- Vingt-trois mètres, quand ils sont complètement gonflés, mon garçon, répondit l’un des pilotes. Tiens, tu veux aider ?

   Il tendit le bout d’une corde au garçon. A l’instant même, tous les autres garçons se précipitèrent. Ils voulaient tous tenir un bout de corde. Daniel en eut un aussi.

- Un moment ! Ne vous bousculez pas ! s’écria le pilote.

   Et il indiqua à chacun des garçons où il devait se tenir.

- Ne lâchez pas la corde avant que je vous le dise. Mais dès que je vous ferai signe, lâchez-la immédiatement. Ne mélangez pas les bouts de cordes, et ne vous approchez pas les uns des autres.

   Les hommes et les garçons tenaient fermement les bouts de corde tout en regardant se gonfler les gros ballons. Daniel avait mal à la nuque à force de regarder en haut. Il pensait que le ballon avait largement atteint les vingt-trois mètres dont le pilote avait parlé ; il n’avait jamais rien vu d’aussi énorme. La brise se mit à souffler, les ballons se mirent à bouger, les cordes à se tendre. La corde glissa un peu entre les mains de Daniel, aussi l’enroula-t-il autour de son poignet.

   Les pilotes prirent leur place, et soudain retentit le signal de larguer les amarres. Tous les aides lâchèrent leur corde… sauf Daniel. Il ne put dérouler la corde de son poignet gauche. Les ballons prirent leur élan vers le ciel.

   Les spectateurs eurent un cri de peur quand ils virent Daniel enlevé dans les airs. Mais les pilotes n’entendirent rien à cause du bruit des brûleurs.

   Et Daniel montait, se balançant au bout de la longue corde. Il avait mal aux doigts. Ils étaient bleus. Il essaya de soulager sa main meurtrie en s’agrippant plus fermement de sa main libre. Il jeta un coup d’œil en bas. Tout avait déjà rapetissé. Les voitures avaient l’air de jouets, et les gens de fourmis. S’il lâchait la corde, il se tuerait sûrement. Il resserra encore ses doigts autour de la corde et cria. Il se souvint du gazon qu’il n’avait pas tondu et comprit qu’il  aurait dû faire son travail avant d’aller s’amuser. Le ballon montait toujours. Daniel se balança au bout de sa corde pendant dix minutes. Le ballon était déjà à mille mètres d’altitude quand le pilote coupa le gaz et entendit les cris de Daniel.

- Monsieur, aidez-moi, je vous en prie.

   Quand le pilote jeta un coup d’œil en bas, il fut horrifié de voir le garçonnet accroché à la corde.

- Tiens-toi bien ! cria-t-il.

   Rapidement, il ouvrit un clapet pour laisser échapper de l’air chaud. Le ballon commença à descendre, flottant à la dérive vers une vallée près du mont Tamalpais. Lentement, l’énorme boule se posa sur un arbre. Elle avait volé pendant environ un quart d’heure et parcouru trois kilomètres.

   Les spectateurs, anxieux, observaient la descente du ballon. Plusieurs hommes se hâtèrent vers le lieu d’atterrissage pour aider Daniel et le pilote à descendre de l’arbre. Au grand soulagement de tous, Daniel n’avait pas été blessé.

   Cependant, quelque chose paraissait le tourmenter. Grattant la terre de la pointe de son soulier, il s’adressa au pilote :

- Monsieur, je regrette beaucoup d’avoir gâché votre course.

   Dans un éclat de rire, le pilote le prit par les épaules et lui dit :

- Ne t’en fais pas pour ça ! Il y aura d’autres courses auxquelles je pourrai participer. Je me réjouis que tu n’aies aucun mal.

   Daniel aussi, je vous assure !

M.T. Notre Petit Ami, 1971, n°23

 

Coin Santé

Terrine de lentilles

Ingrédients :

- 170 g de lentilles

- 500 ml d’eau

- 1 oignon

- 4 gousses d’ail

- 1 cuillère à café de sel

- 1 cuillère à soupe de Tamari

- persil, thym, basilic, 4 épices… selon votre goût

 

Préparation:

- Réduire les lentilles en farine. Pour ce faire, on peut utiliser un moulin à céréales, un moulin à café, ou encore un bon mixer de type Thermomix.

- Hacher finement l’oignon avec les gousses d’ail.

- Dans une grande casserole, verser l’eau, ajouter l’oignon et l’ail hachés, le sel, le tamari et les herbes de votre choix.

- Amener à ébullition.

- Lorsque le mélange bout, verser la farine de lentilles tout en remuant vigoureusement afin de ne pas avoir de grumeaux.

- Laisser cuire et épaissir pendant 3 à 4 minutes, tout en remuant avec un fouet.

- Si le mélange contient des grumeaux, il est possible de mixer avec un mixeur plongeant pour obtenir une consistance plus onctueuse.

- Verser dans un moule huilé et laisser refroidir une nuit au moins.

- Démouler et couper en tranches.

- Cette terrine est fantastique pour les amateurs de sandwiches ! Les tranches sont très fermes et bien parfumées.

 

 Coloriage